Brice Akue Ovono, ingénieur senior géotechnicien, lance un cri d’alerte : « Ce type de défaillance structurelle est le symptôme d’un grave manquement aux bonnes pratiques en matière de conception, d’exécution et de contrôle technique des ouvrages. » Pour cet expert, les conséquences d’un tel relâchement sont lourdes : insécurité pour les usagers, détérioration prématurée de l’infrastructure, et gaspillage de ressources publiques.
Il rappelle avec insistance que la durabilité d’un ouvrage repose sur cinq piliers incontournables : des études préalables rigoureuses, une conception technique solide, une exécution conforme aux règles de l’art, un suivi permanent et une réception en stricte conformité avec les normes en vigueur.
Dans un appel à la responsabilité collective, Brice Akue Ovono invite tous les acteurs du secteur – autorités compétentes, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, entreprises de travaux et organes de contrôle – à faire preuve d’une rigueur accrue. « Le respect du cycle de vie des projets ne doit plus être une option, mais une exigence non négociable », martèle-t-il.
Alors que de nombreuses infrastructures récentes montrent des signes de défaillance, ce cas emblématique de Nzeng-Ayong doit être le point de départ d’une réflexion approfondie et d’un changement radical dans la gestion des projets publics au Congo.