Dans les marchés populaires comme Mont-Bouët ou Nkembo, les anciennes pièces continuent de dominer les échanges. « On en entend parler à la radio, on les voit sur les réseaux sociaux, mais moi je n’en ai encore jamais tenue une dans ma main », confie Mireille, vendeuse de légumes à Nkembo. Comme elle, nombreux sont les commerçants et clients qui peinent à comprendre pourquoi ces pièces tant attendues sont si rares.
Les hypothèses abondent. Certains pointent du doigt les banques commerciales, accusées de ne pas redistribuer efficacement les nouvelles pièces. D’autres évoquent des problèmes de production ou de logistique entre les centres de tri de la BEAC et les établissements bancaires.
Cette pénurie perturbe les transactions quotidiennes. Faute de pièces pour rendre la monnaie, de nombreux vendeurs choisissent d’arrondir les prix, une pratique qui pénalise les consommateurs, déjà confrontés à un coût de la vie élevé.
D’après une source de la BEAC, la mise en circulation des nouvelles pièces se fait progressivement et que des ajustements logistiques sont en cours afin de répondre à la demande croissante.
En attendant des solutions concrètes, les habitants de Libreville continuent de s’adapter, entre débrouillardise et frustration.