À quelques heures de la tenue du Congrès ordinaire et électif de la Fédération gabonaise d’athlétisme, un vent de contestation souffle au sein de cette instance sportive. Regroupés en collectif, plusieurs athlètes gabonais ont fait entendre leur voix pour dénoncer ce qu’ils qualifient de mauvaise gouvernance chronique sous la présidence d’Anaclet Taty.
Dans une motion de protestation datée du 19 avril 2025 et transmise officiellement le 23 avril au ministre de la Jeunesse et des Sports, les protestataires expriment leur rejet catégorique du bureau fédéral sortant. Ils pointent du doigt un « passage en force » de ce dernier en vue de sa reconduction, malgré un bilan jugé largement insuffisant sur le plan national comme international.
Parmi les griefs soulevés : une crise de confiance profonde entre les dirigeants actuels et les athlètes, une absence de résultats probants, un manque de transparence dans la gestion administrative et financière, ainsi qu’une marginalisation des sportifs dans les prises de décision. « Nous refusons de rester spectateurs d’une fédération à la dérive, alors que nous sommes les premiers concernés », clament les membres du collectif.
Ces derniers affirment leur détermination à défendre un athlétisme gabonais fondé sur l’intégrité, l’inclusion, la performance et le respect des droits des athlètes. Pour eux, seul un changement de cap à la tête de la Fédération peut offrir un avenir prometteur à cette discipline au Gabon.
Alors que le congrès électif s’ouvre ce 10 mai à Libreville, tous les regards sont tournés vers les décisions qui y seront prises. Le sort de la Fédération gabonaise d’athlétisme pourrait bien se jouer dans les prochaines heures.
Par Williams NZE ANGANG