Un an d’engagement pour l’entrepreneuriat social et l’autonomisation des jeunes au Gabo
Samedi après-midi, l’expert en entrepreneuriat pratique et spécialiste des Activités Génératrices de Revenus (AGR), Jessi Metoule Engonga, par ailleurs, président de l’ONG Académie des AGR, a présenté le rapport annuel de ses activités, fruit d’une année d’engagement intensif après sa certification dans un programme international d’expertise.
Après avoir brillamment validé sa certification, il s’est vu confier la mission de retourner dans son pays pour mettre en œuvre des actions concrètes. Ce rapport annuel est donc le témoignage fidèle des efforts fournis sur le terrain, à Libreville, au PK, à Mindoubé, Owendo et Woleu-Ntem, pour ne citer que quelques zones d’intervention.
En parlant d’innovation, trois grandes innovations ont marqué cette année de travail à savoir : le concours de l’élite de l’entrepreneur étudiant : Ce projet vise à initier les étudiants à l’entrepreneuriat dès l’université, en leur permettant de concevoir et soumettre des projets viables. « Moi-même, étant étudiant, je l’ai fait », affirme-t-il avec fierté.
La seconde, le Centre de Formation des Entrepreneurs du Gabon (CFEG) : Né d’un constat simple — promouvoir l’entrepreneuriat sans outils ni formation ne mène à rien — ce centre offre un accompagnement pratique aux jeunes porteurs de projets. Il s’agit de sortir du simple discours pour passer à une véritable professionnalisation des aspirants entrepreneurs.
Et enfin, la mise en place du Fonds National pour les Activités Génératrices de Revenus, grâce à des levées de fonds modestes, ce mécanisme a permis de financer 65 bénéficiaires, avec des prêts allant de 50 000 à 150 000 FCFA selon le niveau d’avancement du projet. Le taux de défaut est actuellement de 0,5 %, preuve de la viabilité de cette initiative sociale et solidaire. Les fonds sont remboursés et réinjectés dans le circuit, assurant ainsi une durabilité sans but lucratif.
L’appel aux partenaires : « Il est temps de prendre l’entrepreneur au sérieux »
Dans son allocution, il n’a pas manqué d’adresser un message clair aux bailleurs, institutions et décideurs « Il faut cesser les improvisations. Si nous voulons développer l’entrepreneuriat, nous devons parler aux vrais entrepreneurs. Je suis un ancien ramasseur de poubelle devenu chef d’entreprise. Ce que j’ai, ce sont des outils. Ce qu’il me manque, ce sont les moyens pour me déployer comme il se doit. », lance le jeune Jessi Metoule Engonga.
Il salue cependant l’écoute nouvelle de la direction générale de l’économie sociale et solidaire, avec qui un projet de décret a été récemment mis en place, illustrant que certaines institutions commencent à comprendre les enjeux.
Le président de l’ONG académie des AGR, rappelle également que l’entrepreneuriat économique coûte cher et n’est pas à la portée de tous les jeunes. L’alternative ? L’entrepreneuriat social, moins capitalistique mais porteur d’impact et d’opportunités.
« Il existe des financements internationaux disponibles, mais peu de jeunes sont formés pour les capter. C’est pour cela que le CFEG existe. », a-t-il avancé.
Occasion pour ce dernier de plaider pour la reconnaissance de toutes les formes d’entrepreneuriat : économique, social, mais aussi politique, cette dernière étant selon lui — une dynamique qu’il préfère pour l’instant ne pas développer publiquement.