Depuis 2018, une Gabonaise vit un véritable cauchemar administratif après avoir été admise avec succès à un concours de l’Institut national de formation d’action sanitaire et social (INFASS) qui est un établissement de formation initiale et continue. Ici, il s’agit de madame Pulcherie M. Victime d’une grave maladie invalidante en deuxième année, elle dépose son dossier médical auprès de l’école… qui finit mystérieusement par disparaître.
Un silence administratif qui détruit une carrière
Alors qu’elle pensait être en règle, elle découvre à son retour à l’école qu’elle a été exclue définitivement, sans notification officielle, sans convocation devant un conseil de discipline, et surtout, sans que sa maladie ne soit prise en compte. Le dossier médical, contenant ordonnances, examens et preuves de son état de santé, s’est « volatilisé ».
Elle entame alors un parcours du combattant : lettres, audiences, interventions ministérielles, rien n’aboutit. La direction de l’établissement rejette catégoriquement toute tentative de réintégration, allant jusqu’à affirmer que « plus aucun enseignant ne veut d’elle ».
Une double peine : ni diplôme, ni salaire
Malgré l’absence de faute professionnelle, elle est exclue du recensement administratif pendant l’opération de la Task Force, ce qui la prive de salaire depuis octobre 2024. Bien qu’elle ait été réaffectée récemment, elle ne touche toujours rien, alors qu’elle continue à travailler et que ses conditions de santé nécessitent une opération urgente.
Pulcherie M. vit désormais sous la menace d’une expulsion par son bailleur, sans ressources pour payer le loyer ni les frais de scolarité de ses enfants qui seraient virés de leurs établissements scolaires, il y a quelques mois. Tout cela alors qu’elle affirme n’avoir jamais abandonné son poste ni quitté le pays.
La fonctionnaire demande simplement à être reconnue, rétablie dans ses droits, et à pouvoir terminer sa formation pour servir son pays dignement. Elle interpelle les plus hautes autorités pour que justice lui soit rendue après plus de six ans d’injustices accumulées.
Une situation profondément injuste, marquée par la maladie, la négligence administrative, des exclusions arbitraires et des difficultés financières graves, notre compatriote Pulcherie M. tourne désormais ses yeux vers le Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema qui fait de la restauration de la dignité des gabonais son cheval de bataille.