Crise syndicale à la Maison Georges Rawiri : Les agents de Radio et Télévision Gabon se mobilisent

Jeudi 19 juin dernier, les agents de Radio et Télévision Gabon réunis à la Maison Georges Rawiri, ont tenu une assemblée générale consultative pour faire constater à la base le vide syndical qui prévaut actuellement au sein de leur institution.

Depuis plusieurs mois, les travailleurs dénoncent l’absence d’une représentation syndicale légitime et fonctionnelle, les privant ainsi d’une plateforme légale d’échange avec leur tutelle. « Aujourd’hui, nos deux syndicats sont inopérant. Ils ne nous permettent plus de porter nos revendications auprès du ministère, ni d’ouvrir un dialogue institutionnel sur nos conditions de travail », a souligné Hervé Nzighe, porte-parole du personnel du groupe Gabon Télévision.

Cette situation, qualifiée de « vide syndical battant », a été au cœur des discussions. Les intérimaires, qui constituent une part importante du personnel, se retrouvent particulièrement marginalisés et sans voix dans les prises de décision. Ce manque de représentation empêche toute négociation crédible et limite la portée des revendications sociales et professionnelles.

Face à ce constat, les agents ont initié cette rencontre dans le but de restaurer un climat syndical sain et préparer l’organisation d’une assemblée générale élective. Celle-ci devra aboutir à la désignation d’un nouveau bureau syndical, légitime et représentatif de l’ensemble du personnel.

« Il ne s’agit pas de réinventer la roue », a déclaré un intervenant. « Il s’agit de relancer les structures existantes, mais dans le respect de la légalité, avec des représentants choisis démocratiquement. »

Les agents affirment leur volonté de collaborer avec la nouvelle autorité ministérielle à la tête du département de la communication, en qui ils disent avoir « foi et confiance » au vu de son passé juridique et de ses actions connues sur la scène publique. « Pour discuter avec un homme de droit, il faut que nous aussi soyons dans le droit », a conclu le porte-parole Hervé Nzighe.

Cette démarche marque une nouvelle phase de mobilisation dans le secteur public de la communication, où les défis syndicaux se mêlent à des enjeux de gouvernance et de reconnaissance des droits des travailleurs.

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