Journée très chargée hier, pour le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba. En effet, dans le cadre du projet de la voie de contournement du Grand Libreville, des ajustements ont été apportés au tracé initial, notamment sur un linéaire de 9 km allant du quartier Batopo, jusqu’à Bambouchine. Sur ce linéaire, il y a eu une déviation de la route. À cela s’ajoute un élargissement de la chaussée au niveau de Bikele. Ces modifications ont nécessité une énième rencontre du gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba avec les populations locales afin de les informer et de les rassurer sur les suites du projet.
« Il nous a semblé important de venir sur le terrain pour expliquer les changements apportés au tracé et rassurer les populations. Des équipes seront déployées pour effectuer les études et les enquêtes nécessaires », a déclaré le gouverneur, soulignant l’importance de la transparence dans le processus.
Depuis plusieurs semaines, le dépositaire de l’Etat reçoit de nombreuses correspondances émanant des riverains, inquiets face aux rumeurs et à la confusion entre plusieurs projets. « Il ne faut pas faire d’amalgame entre l’ancien projet de Pleine-Orety, qui a été réglé dans le temps par l’État, ceci n’a rien a y voir avec celui de la voie de contournement, pour lequel des discussions sont en cours depuis près de huit mois », a précisé Marie Françoise Dikoumba.
Concernant les habitants potentiellement impactés, un Plan d’Action de Réinstallation (PAR) est prévu. Il distingue plusieurs catégories de personnes : les propriétaires légaux et les occupants de fait, ces derniers étant majoritaires, souvent sans titre foncier. « L’État a tout prévu. Un dispositif est mis en place pour offrir un relogement digne, avec attribution de terrains équipés et titres fonciers, grâce à un mécanisme dédié à la régularisation des situations foncières », a indiqué la gouverneur.
Le projet prend également en compte la destruction des biens agricoles. Des évaluations ont été menées, et les compensations seront accordées conformément aux lois en vigueur pour indemniser les pertes subies par les agriculteurs.
À travers cette initiative, les autorités réaffirment leur volonté de conduire les grands chantiers d’infrastructure dans le respect des droits des populations, tout en favorisant leur intégration dans une dynamique de développement durable et légalement encadrée.