Le village de Cap-Estérias a servi de cadre, le vendredi 26 décembre 2025, à une importante rencontre citoyenne entre l’honorable James David Lawson Nkoma, député du 1er arrondissement de la commune d’Akanda, et les populations locales. Cette rencontre marque le lancement officiel de sa tournée de compte rendu parlementaire, une initiative inscrite dans une démarche de proximité, de transparence et de redevabilité démocratique. Organisée à l’initiative des leaders communautaires et du Mouvement des Enfants du Village Akanda (MEVA), cette rencontre a connu une forte mobilisation populaire. Jeunes, sages, notables, femmes, responsables associatifs et citoyens engagés ont répondu présents pour écouter, interroger et échanger avec leur représentant à l’Assemblée nationale. Prenant la parole devant une assistance attentive, l’honorable James David Lawson Nkoma, président du groupe parlementaire de l’Union de force républicaine et indépendante (UFI), a rappelé que cette tournée répond avant tout à un engagement moral et politique pris devant les électeurs.
« Le mandat que vous nous avez confié ne se limite pas à siéger à l’Assemblée nationale. Il implique aussi le devoir de revenir vers vous, de vous expliquer ce qui est fait en votre nom et de vous associer aux réflexions sur le développement de notre territoire », a-t-il déclaré. Pour l’élu du 1er arrondissement d’Akanda, le compte rendu parlementaire est un pilier de la démocratie représentative, permettant de renforcer la confiance entre élus et citoyens. Il a souligné que les populations doivent être régulièrement informées des décisions prises au niveau national, afin d’éviter les incompréhensions, les rumeurs et les interprétations erronées.
La XIVe législature et les premiers travaux parlementaires
Au cœur des échanges, le député a présenté un bilan détaillé de la seconde session ordinaire, qui marque à la fois la fin de l’année parlementaire et le début effectif de la XIVe législature. Il a rappelé que cette session a été caractérisée par la mise en place de deux commissions provisoires essentielles au fonctionnement de l’Assemblée nationale : la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme, la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique. Au total, cinq textes de loi ont été examinés et répartis entre ces deux commissions, dont trois projets de loi et une proposition de résolution pour la Commission des Lois, ainsi qu’un projet de loi pour la Commission des Finances. Dans le détail, l’honorable James David Lawson Nkoma est longuement revenu sur les textes examinés au sein de la Commission des Lois.
À savoir : le projet de loi autorisant le Président de la République à légiférer par ordonnances pendant l’intersession parlementaire. Ce texte, justifié par les contraintes du calendrier institutionnel, a été adopté le vendredi 12 décembre 2025, puis transmis au gouvernement pour saisine du Sénat. Le projet de loi portant création, attributions et organisation de la Société Lancaster Re-Ndama, une société d’économie mixte soumise aux règles de la comptabilité publique et au droit OHADA. Après analyse, les députés ont relevé plusieurs contradictions dans l’exposé des motifs. En conséquence, le texte a été renvoyé au gouvernement pour amendements, illustrant, selon le député, le rôle de contrôle et d’amélioration de l’action gouvernementale joué par le Parlement.
Le projet de loi relatif à l’organisation et au fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ce texte, jugé fondamental pour le dialogue social et la gouvernance participative, a été adopté et transmis au Sénat. La proposition de résolution portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, également adoptée et transmise au gouvernement pour information, afin d’assurer le bon fonctionnement de l’institution parlementaire.
Commission des Finances : focus sur le projet de loi de finances 2026
Au niveau de la Commission des Finances, les travaux ont porté sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2026, soumis à une nouvelle délibération conformément à l’article 52 de la Constitution, qui permet au Président de la République de saisir le Parlement pour un réexamen d’un texte.
L’honorable député a expliqué que cette nouvelle délibération a permis d’apporter des ajustements budgétaires majeurs, notamment une augmentation significative des recettes fiscales. Initialement estimées à 22,6 milliards FCFA, certaines recettes ont été réajustées, générant un supplément évalué à 19,8 milliards FCFA, destiné à renforcer les dépenses sociales et les investissements locaux. L’un des moments forts de la rencontre a concerné la taxe forfaitaire d’habitation (TFH), sujet de vives préoccupations au sein des populations. Face aux nombreuses interrogations, l’honorable James David Lawson Nkoma a tenu à lever toute ambiguïté, « La Cinquième République n’a pas voté la taxe forfaitaire d’habitation. Cette loi avait déjà été adoptée pendant la période de transition, sous la précédente législature. »
Il a précisé que l’Assemblée nationale actuelle s’est limitée à formuler des recommandations visant à améliorer les conditions d’application de cette taxe, sa lisibilité et surtout la redistribution des ressources collectées.
« Une taxe ne peut être acceptée par les populations que si elles en voient les retombées concrètes sur leur cadre de vie », a-t-il insisté. Le député a également souligné que le PLF 2026 prévoit une réduction significative des dépenses de souveraineté, passées de 130 milliards FCFA à 30 milliards FCFA. Cette baisse de 100 milliards FCFA a permis de dégager des marges budgétaires importantes en faveur des dépenses sociales et du Fonds d’Initiative Départemental (FID), destiné à financer des projets d’investissements locaux. L’enveloppe budgétaire globale de l’État pour l’année 2026 est ainsi fixée à 6 358,2 milliards FCFA, dans un souci de rigueur, d’équilibre et de responsabilité financière.
Les réalités locales au cœur des préoccupations
Au-delà des débats parlementaires, la rencontre a permis d’aborder les préoccupations quotidiennes des populations du 1er arrondissement d’Akanda. L’honorable Nkoma a réaffirmé que son principal combat demeure l’amélioration des conditions de vie dans les villages et quartiers de la circonscription. Dans des localités comme Cap-Estérias, Malibé 1 et 2, Premier Campement etc, les difficultés restent nombreuses : insuffisance de structures sanitaires, éloignement des écoles, absence de dépôts pharmaceutiques, difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité.
« Les populations sont réalistes. Elles savent que tout ne peut pas être fait immédiatement. Mais elles attendent des solutions progressives, concrètes et visibles », a-t-il reconnu.
Il a évoqué le travail de fond réalisé par son équipe durant la campagne électorale, ayant abouti à un rapport détaillé des besoins par village et par quartier. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le diagnostic. Nous savons où sont les problèmes. Il nous faut désormais travailler avec les autorités municipales, les partenaires techniques et l’État pour apporter des réponses durables », a-t-il affirmé.
La rencontre de Cap-Estérias a constitué la première étape d’une vaste tournée de compte rendu parlementaire dans l’ensemble du 1er arrondissement d’Akanda. Le samedi 27 décembre 2025, l’honorable James David Lawson Nkoma s’est rendu à Malibé 1, où il a poursuivi les échanges avec les populations locales et la jeunesse, afin d’identifier les attentes spécifiques et les priorités de cette zone.
À travers cette démarche, le député entend inscrire son mandat dans une logique de dialogue permanent, d’écoute active et de responsabilité, convaincu que le développement local et la stabilité institutionnelle reposent sur une relation de confiance durable entre les élus et les citoyens qu’ils représentent à l’Assemblée nationale.