Religion/Culte de la Traversée 2026 : au Centre de Formation Missionnaire Résurrection, le pasteur Cédric Félix Dimanou proclame une saison de croissance irréversible pour l’Église et le Gabon

Comme chaque fin d’année, le Centre de Formation Missionnaire Résurrection a vibré au rythme du culte de la Traversée, un rendez-vous spirituel majeur marquant le passage à la nouvelle année. Cette édition, placée sous une forte atmosphère de prière, de louange et de communion, a été dominée par un message central : 2026 est l’année de la croissance. Dans une prédication dense et pédagogique, le pasteur Cédric Félix Dimanou, leader du ministère, a invité les fidèles à comprendre la croissance non seulement comme un concept spirituel, mais comme un principe divin universel qui s’impose à toute vie née de Dieu.
Dès l’entame de son message, le révérend pasteur a tenu à poser une définition claire de la croissance. Selon lui, la croissance est l’augmentation progressive des dimensions d’un corps organisé. Une réalité observable dans la nature, dans la vie humaine, mais aussi dans la vie spirituelle. Pour illustrer cette vérité, il a utilisé l’image de la grossesse :
une femme enceinte porte une semence qui, dès sa conception, commence un processus irréversible de développement. Cette semence évolue progressivement au fil des semaines, des mois et des trimestres, jusqu’à atteindre sa pleine manifestation au neuvième mois. « Il y a des étapes, des transformations, des changements visibles et invisibles. C’est cela la croissance », a-t-il expliqué.

Ainsi, la croissance n’est ni instantanée ni improvisée. Elle suit un processus, parfois silencieux, parfois imperceptible, mais toujours actif. Poursuivant son enseignement, le révérend pasteur Dimanou a insisté sur deux éléments fondamentaux sans lesquels il est impossible de parler de croissance, la naissance et le fait de grandir. « Si tu es là aujourd’hui, c’est parce que tu es né. Et si tu es né, tu es condamné à grandir », a-t-il lancé à l’assemblée.
Dans cette perspective, la croissance devient une obligation divine. Dieu n’appelle jamais quelqu’un à naître pour qu’il stagne. Toute vie reçue de Dieu est destinée à évoluer, à s’élargir et à porter du fruit dans tous les domaines : spirituel, familial, professionnel et social.

Le retard n’annule pas la promesse

Un des points forts du message a porté sur la notion de retard. L’homme de Dieu a tenu à rassurer les fidèles qui se sentent en décalage avec le temps, avec leur entourage ou avec leurs propres attentes.
« Ce qui t’a retardé hier n’a pas le pouvoir de t’empêcher de croître », a-t-il affirmé. Selon lui, le retard n’est pas synonyme d’échec. Il peut être le résultat de circonstances, d’oppositions ou même d’un processus divin encore en cours. Mais il ne signifie jamais que la promesse est annulée.
Qu’il s’agisse du mariage, des études, de la carrière ou de la destinée personnelle, le pasteur a rappelé que la croissance demeure obligatoire pour celui qui marche avec Dieu.
S’appuyant sur les écritures, le pasteur Dimanou a souligné que la prophétie, bien que certaine, peut connaître des délais dans son accomplissement. « La prophétie peut tarder, mais elle ne ment jamais », a-t-il déclaré. Il a comparé la destinée à un voyage déjà payé, illustré par l’image du billet d’avion. Même si le vol est retardé, le billet reste valable. De la même manière, la destinée d’un homme demeure intacte, car elle est garantie par Jésus-Christ, présenté comme la prophétie par excellence.

Au-delà des individus, le pasteur a étendu sa vision à la nation gabonaise. Le ministre de Dieu a affirmé avec assurance que le Gabon est entré dans une phase irréversible de croissance, malgré les résistances, les crises et les lenteurs observées dans le passé. « Les forces qui se sont opposées au destin de cette nation n’ont fait que retarder les choses. Elles ne peuvent pas empêcher l’accomplissement de la prophétie », a-t-il déclaré sous les acclamations. Selon lui, les événements actuels s’inscrivent dans un processus divin plus large, conduisant inévitablement à l’accomplissement du plan de Dieu pour le pays.

2026 : une année de croissance globale

Prenant également la parole, Madame Dimanou, pasteure locale à l’église centrale du ministère, a confirmé cette orientation prophétique. Elle a salué la fin de l’année écoulée dans un esprit de reconnaissance, soulignant les défis traversés tant au niveau de l’Église que de la nation. Elle a prophétisé pour 2026 une année marquée par : une croissance spirituelle pour l’église du Gabon, une croissance économique avec une amélioration progressive du PIB,
un renouveau politique caractérisé par de nouveaux visages, un souffle nouveau dans la gouvernance et les institutions. « Ce qui semble serré aujourd’hui produira du fruit demain », a-t-elle affirmé.

La veillée de prière s’est conclue par le partage du corps de Christ, dans une atmosphère de recueillement et de consécration. Les fidèles ont été exhortés à se détacher des distractions pour se connecter pleinement à la pensée d’en haut, afin de recevoir ce que Dieu a préparé pour la nouvelle année. À travers ce culte de la traversée, le Centre de Formation Missionnaire Résurrection réaffirme son engagement à accompagner les croyants dans une dynamique de croissance, d’espérance et d’accomplissement, tant sur le plan individuel que national.

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