Le Gabon traverse une période charnière de son histoire politique et institutionnelle. À l’aube de la Cinquième République, le pays s’engage dans un processus complexe de refondation de l’État, de restauration de la confiance citoyenne et de relance du développement. Dans ce contexte exigeant, certaines postures politiques se distinguent par leur sens élevé de la République, leur pragmatisme et leur capacité à transcender les clivages traditionnels. Celle de Bertrand Zibi, figure politique longtemps associée à la contestation radicale, s’inscrit désormais dans cette dynamique nouvelle. Ce jeudi 22 janvier 2026, à l’occasion de la poursuite de la tournée nationale des chantiers initiée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans la province du Woleu-Ntem, Bertrand Zibi a pris part à la dynamique présidentielle.
Après l’étape d’Oyem, chef-lieu de la province, il s’est rendu à Minvoul, localité stratégique du nord du pays, afin de constater de visu l’état d’avancement des projets structurants engagés par l’État.
Cette présence sur le terrain, au plus près des populations, revêt une portée symbolique et politique forte. Elle traduit une volonté partagée de rompre avec une gouvernance distante, souvent perçue comme déconnectée des réalités locales. À travers cette démarche, un message clair est adressé aux Gabonais : le développement ne se décrète pas depuis les bureaux, il se vérifie sur le terrain, se suit dans la durée et se défend face aux obstacles.
Fidèle à sa ligne de conduite depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa détermination à mener à terme l’ensemble des chantiers lancés à travers le pays, conformément aux engagements pris devant le peuple gabonais. Routes, infrastructures scolaires et sanitaires, projets énergétiques, désenclavement des zones rurales, autant de priorités inscrites au cœur de l’action gouvernementale, avec pour objectif de réduire les inégalités territoriales et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations. Mais au-delà de la visite institutionnelle, c’est surtout la posture politique de Bertrand Zibi qui suscite l’intérêt des observateurs. Longtemps perçu comme une figure de l’opposition radicale, au verbe tranchant et à la parole libre, l’homme politique semble aujourd’hui incarner une évolution significative de son engagement.
Cette transformation ne relève ni d’un renoncement ni d’un effacement, mais d’une lecture renouvelée des enjeux historiques auxquels fait face le Gabon.
Son choix d’accompagner l’action présidentielle ne s’apparente ni à un opportunisme politique ni à un alignement mécanique. Il s’agit plutôt d’un positionnement assumé, fondé sur une conviction dans les périodes de transition profonde, la stabilité, la cohésion nationale et la réussite des réformes doivent primer sur les calculs partisans et les querelles personnelles. Dans un contexte social marqué par des attentes fortes et parfois pressantes — emploi des jeunes, modernisation de l’administration, désenclavement des localités, lutte contre la précarité et la vie chère, accès équitable aux services publics — Bertrand Zibi fait le pari de la responsabilité républicaine. Il estime que l’heure est moins à la confrontation systématique qu’à la contribution constructive, dès lors que l’intérêt général est en jeu. En apportant son soutien au Chef de l’État, il contribue à l’apaisement du climat politique, dans un pays où les fractures historiques ont longtemps entravé la construction d’un consensus national durable.
Ce geste politique participe également au renforcement de la cohésion indispensable à la réussite des réformes institutionnelles et économiques engagées dans le cadre de la transition et de l’entrée dans la Cinquième République.
Ce positionnement envoie un signal fort à l’opinion publique, car il est possible, au Gabon, de servir la République sans renier son identité politique, son parcours personnel ni ses convictions profondes. Il démontre qu’un engagement politique peut évoluer sans perdre son âme, et que la loyauté envers la nation peut, dans certains moments de l’histoire, dépasser les lignes partisanes.
Le développement du Gabon ne saurait être l’œuvre d’un seul homme, aussi déterminé soit-il. Il exige l’implication de toutes les forces vives de la nation, responsables politiques, élus locaux, leaders d’opinion, société civile, opérateurs économiques et citoyens. À ce titre, l’engagement de Bertrand Zibi apparaît comme un levier important de mobilisation, de dialogue et de confiance, susceptible de rassembler au-delà des clivages idéologiques. À l’heure où le pays amorce son entrée effective dans la Cinquième République, les choix politiques se révèlent déterminants. Certains optent pour l’observation critique, d’autres pour la contestation systématique. Bertrand Zibi, pour sa part, a fait un autre choix, celui de la nation. Un choix qui force le respect et inscrit son action dans une logique de patriotisme assumé, au service d’un Gabon plus fort, plus juste et résolument tourné vers l’avenir.