Cap-Estérias a été, hier vendredi 26 décembre 2025, le théâtre d’un important moment d’échanges citoyens entre l’honorable James David Lawson Nkoma, député du 1er arrondissement de la commune d’Akanda, et les populations locales.
Invité par ses pairs et par les membres du mouvement citoyen implanté dans la zone, « Le Mouvement des enfants du village Akanda (MEVA) « , l’élu a saisi cette occasion pour donner le coup d’envoi officiel de sa tournée de compte rendu parlementaire, une démarche placée sous le sceau de la proximité, de la transparence et de la redevabilité. Dans une atmosphère conviviale, marquée par une forte mobilisation des habitants, des jeunes, des sages et des responsables communautaires, le député est revenu longuement sur le sens de cette rencontre. « Il s’agissait avant tout de respecter un engagement moral envers les populations qui nous ont fait confiance, celui de leur rendre compte du travail accompli à l’Assemblée nationale, mais aussi de partager notre vision du fonctionnement local, en lien avec les autorités municipales récemment mises en place », a-t-il expliqué.
Pour l’honorable James David Lawson Nkoma, le compte rendu parlementaire n’est pas un simple exercice institutionnel, mais un devoir fondamental du mandat électif. Il a rappelé que les populations du 1er arrondissement d’Akanda, notamment celles de Cap-Estérias, doivent être régulièrement informées des décisions prises au sommet de l’État et de la manière dont leurs préoccupations sont relayées au Parlement.
À ce titre, l’élu a dressé un bilan détaillé du premier mois de travaux à l’Assemblée nationale, en insistant sur la nature des textes examinés. Contrairement à certaines rumeurs largement relayées dans l’opinion publique, il a tenu à clarifier que les députés de la 5e République n’ont pas voté de nouvelles lois au cours de cette période, mais se sont prononcés sur quatre projets de textes soumis par le gouvernement.
Quatre projets de textes au cœur des débats parlementaires
Le premier projet de texte concernait l’habilitation du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema à légiférer par ordonnance pendant les vacances parlementaires. Ce texte, justifié par le calendrier institutionnel, a été adopté par l’Assemblée nationale. Le deuxième portait sur l’organisation et le fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Après examen, ce texte a également été adopté, l’honorable député soulignant son importance dans le renforcement du dialogue social et de la gouvernance participative.
Un troisième projet de texte, relatif à une opération de privatisation, a suscité davantage de débats. Jugé perfectible, il a finalement été renvoyé au gouvernement pour amendements, preuve, selon le député, que l’Assemblée nationale joue pleinement son rôle de contrôle et de proposition.
Enfin, le quatrième texte abordait la question sensible de la loi de finances, notamment la taxe forfaitaire d’habitation (TFH), au centre de nombreuses préoccupations citoyennes.
Sur ce point précis, James David Lawson Nkoma a tenu à lever toute ambiguïté. « La Cinquième République n’a pas voté la taxe forfaitaire d’habitation. Cette loi avait déjà été adoptée durant la période de transition, sous la précédente législature », a-t-il rappelé avec insistance. Selon lui, le rôle de l’Assemblée nationale actuelle s’est limité à formuler des recommandations à l’endroit du gouvernement, afin d’améliorer les conditions d’application de cette taxe, sa compréhension par les populations et les mécanismes de redistribution des ressources collectées. « Il était important d’atténuer les inquiétudes et de proposer des ajustements pour que cette taxe ne soit pas perçue comme une charge injuste, mais comme un levier de développement local, à condition que les populations en voient les retombées concrètes », a-t-il expliqué.
Le combat pour l’amélioration des conditions de vie
Au-delà des questions législatives, la rencontre a permis d’aborder les préoccupations quotidiennes des populations. Interrogé sur son principal chantier depuis son élection, l’honorable député a affirmé sans détour que son combat prioritaire reste l’amélioration des conditions de vie des habitants du 1er arrondissement d’Akanda.
« Je suis un enfant du village. Je connais les réalités de nos communautés », a-t-il déclaré, rappelant que la campagne électorale lui a permis de s’immerger davantage dans les différents villages et quartiers de la circonscription. Cette immersion a mis en lumière les profondes difficultés auxquelles font face les zones rurales, où l’activité agricole, la pêche et la chasse demeurent des moyens de subsistance essentiels. Dans des localités comme Premier campement, Malibe 1 et 2, Cap-Esterias etc les besoins de base restent criants : insuffisance de structures sanitaires, éloignement des écoles primaires, absence de dépôts pharmaceutiques, difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité.
« Les populations sont réalistes. Elles savent que tout ne peut pas être réglé immédiatement. Mais elles demandent des solutions concrètes et progressives, notamment l’accès à l’eau potable à travers des forages fonctionnels et, à défaut du réseau électrique classique, des solutions alternatives comme les panneaux solaires », a-t-il souligné. Le député a également mis en avant la méthodologie adoptée par la dynamique son équipe politique, qui a réalisé un travail de fond durant la campagne électorale. Un rapport détaillé a été produit, identifiant les problématiques spécifiques de chaque zone, quartier et village du 1er arrondissement. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le diagnostic, mais dans la recherche de solutions. Nous savons exactement où sont les besoins. Il nous revient désormais de travailler avec les autorités municipales et les autres partenaires pour apporter du baume au cœur de nos populations », a-t-il affirmé, évoquant une approche concertée et progressive.
Une tournée appelée à se poursuivre
Cette rencontre citoyenne à Cap-Estérias constitue la première étape d’une série de rencontres prévues dans l’ensemble de la circonscription. Aujourd’hui, l’honorable James David Lawson Nkoma devait se rendre à Malibé 1, où un échange est prévu avec des populations et un groupe de jeunes, afin d’aborder les problématiques spécifiques de cette localité et les attentes de la jeunesse. À travers cette tournée de compte rendu parlementaire, le député du 1er arrondissement de la commune d’Akanda entend ancrer son mandat dans une dynamique de proximité, d’écoute et de responsabilité, convaincu que le développement local ne peut se construire sans un dialogue permanent entre les élus et les populations qu’ils représentent à l’Assemblée nationale.