Affaire de détournement au CNOG : Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema interpellé face à une affaire aux implications nationales

Depuis février dernier, l’affaire de détournement de près de 150 millions de FCFA au sein du Comité national olympique gabonais (CNOG) soulève des inquiétudes grandissantes. Le secrétaire général de l’institution, M. José Walter Foula, a été placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête portant sur des malversations financières avérées par plusieurs sources internes et des documents en notre possession.

 

Ce dossier a connu un tournant inattendu avec la levée de la mesure privative de liberté pour des raisons médicales, suivie de la réapparition publique de M. Foula dans le cadre de la campagne électorale à Lambaréné, sous la bannière des « bâtisseurs ». Ce retour en scène d’un cadre soupçonné de détournement de fonds publics, sans que la justice ne se soit pleinement prononcée, soulève des préoccupations légitimes au sein de la population.

 

Ces faits sont d’autant plus sensibles qu’ils interviennent dans un contexte de transition politique marqué par une volonté affichée de rupture avec les anciennes pratiques. Le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a été largement soutenu par les Gabonais pour son discours en faveur de la restauration de l’État, de la transparence et de la redevabilité. L’opinion publique attend désormais des actes à la hauteur de ces engagements.

 

Le CNOG n’est pas une institution anodine. Il représente le Gabon auprès du Comité International Olympique (CIO) et incarne les valeurs de discipline, d’excellence et de respect. Une gestion opaque ou frauduleuse en son sein ternit non seulement l’image de l’organisation, mais également celle du pays tout entier sur la scène internationale.

 

Face à ces faits documentés, il devient urgent que la justice poursuive son travail de manière rigoureuse, dans le respect de l’État de droit, mais sans complaisance. Il en va de la crédibilité des institutions sportives gabonaises et, plus largement, de la cohérence de l’action gouvernementale en matière de lutte contre la corruption.

 

Nous interpellons donc respectueusement le chef de l’État afin qu’il exerce, dans les limites de ses prérogatives, la vigilance nécessaire pour garantir que la vérité soit établie, que les responsabilités soient situées, et que les fonds publics détournés soient récupérés.

 

Le peuple gabonais, profondément attaché à la justice et à la probité, espère que cette affaire ne connaîtra ni étouffement, ni oubli. L’exemplarité est aujourd’hui un impératif, et cette affaire constitue un moment de vérité pour les institutions comme pour les responsables appelés à les incarner.

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