Rencontre citoyenne au cœur du 3e arrondissement de Libreville : pédagogie politique, bilan législatif, et appel à la responsabilité électorale
À deux semaines des élections locales et législatives prévues le 27 septembre prochain, l’ombre des anciens schémas politiques continue de planer sur les urnes gabonaises. Dans ce contexte, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, 4e vice-président de l’Assemblée nationale de la transition, président de la plateforme « La Majorité Blocante », candidat aux législatives dans le 2e siège du 3e arrondissement de Libreville, a organisé une rencontre citoyenne d’envergure au quartier PK8, précisément dans le secteur dit « Deux Écoles ».
« Beaucoup votent par réflexe ou par habitude, sans même savoir le rôle réel d’un député ou d’un maire », a déploré Geoffroy Foumboula face à une population réunie en nombre. D’entrée de jeu, il a placé cette causerie politique sous le sceau de l’éducation civique, expliquant en termes simples mais percutants le fonctionnement des institutions, le rôle des élus, et surtout, l’importance pour chaque électeur de voter en connaissance de cause. « Le Gabon entre dans une nouvelle phase politique. Le président a été élu. Maintenant, c’est à vous de choisir des élus locaux qui seront réellement à votre service. Pas ceux qui viennent acheter votre silence avec des enveloppes », a-t-il martelé.
Un mandat de transition… productif
Nommé député dans le cadre de la Transition, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso n’a jamais été élu auparavant dans le 3e arrondissement. Pourtant, en moins de deux ans, il affirme avoir réalisé plus que certains élus en plusieurs mandats. « Je suis un député de la Transition, mais je me suis comporté comme un élu du peuple. Je n’ai jamais utilisé les ressources de l’État pour mon intérêt personnel. J’ai utilisé mon propre salaire pour rénover des écoles, équiper des associations, et lancer des projets pour les jeunes. »
Au fil de son intervention, il a déroulé un bilan législatif impressionnant, structuré autour de trois propositions de loi majeures, toutes adoptées par l’Assemblée nationale de la Transition. À savoir : la loi sur la protection des personnes vivant avec un handicap dont un texte de 68 articles, remplaçant une ancienne législation obsolète datant de 1995, composée de seulement 18 articles. Exonérations fiscales sur les équipements spécifiques (motos tricycles, outils adaptés, etc.) ; Obligation pour l’État de réserver 5 % des logements sociaux aux personnes en situation de handicap ; Intégration de « facilitateurs d’accessibilité » dans les institutions publiques ; Obligation de retransmettre les débats parlementaires avec des interprètes en langue des signes. « Ce combat est personnel. Je porte en moi la voix des oubliés. »
Loi protégeant les défenseurs des droits humains, une loi inédite dans le contexte gabonais qui vise à protéger les syndicalistes, journalistes, activistes et lanceurs d’alerte. Interdiction des arrestations arbitraires ; Interdiction de perquisition sans décision de justice claire ; Protection du domicile et de la famille des défenseurs des droits humains. « Cette loi place les activistes et les journalistes sous un régime de protection comparable à celui des parlementaires. »
Et enfin, la loi sur l’organisation et la supervision citoyenne des ONG dans les projets publics. Un texte qui permet aux ONG d’être associées au suivi des projets d’intérêt public, souvent confiés à des cabinets étrangers sans transparence. Suivi indépendant des projets (routes, infrastructures, bassins versants…) ; Droit de regard citoyen sur l’exécution des budgets ; Obligation de redevabilité envers la population. « Trop de projets sont exécutés sans contrôle citoyen, avec des surfacturations ou de mauvais résultats. On va changer ça. », a-t-il déclaré.
Un amendement pour la jeunesse
Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, a également évoqué un amendement qu’il a porté à la loi de finances, permettant de débloquer 500 millions de FCFA pour le Conseil National de la Jeunesse du Gabon, inactif depuis sa création dans les années 60. « C’est une première depuis l’indépendance. Il fallait que la jeunesse ait enfin un budget pour ses activités, ses formations, et ses projets. » Entre deux lois, le candidat n’a pas hésité à mettre la main à la poche. Avec ses propres fonds, il a entrepris : la réhabilitation de deux écoles du 3e arrondissement (peinture, équipements, salles informatiques) ; L’aménagement d’un centre associatif avec toilettes, douches et équipements et la création d’un incubateur de projets pour les jeunes, en cours d’aménagement. « Je préfère investir dans des infrastructures utiles que de distribuer des billets pour gagner des voix. »
Une mise en garde contre les “députés de façade”
Très critique envers les anciens élus, Geoffroy Mfoumboula appelle les populations à refuser deux types de candidats : Ceux qui achètent les consciences et ceux qui se cachent derrière le nom du président de la République. « Une fois qu’ils vous paient, vous avez signé un contrat moral. Ils ne vous doivent plus rien. Et sachez que le président n’a pas besoin de majorité parlementaire. Il est dans un régime présidentiel. Ce qu’il faut, ce sont des députés du peuple, pas des complices silencieux. », a souligné M. Foumboula Libeka Makosso. Il a aussi alerté sur le fait que certains cherchent à devenir députés uniquement pour l’immunité parlementaire, et non pour servir. « Un député ne peut pas être poursuivi. Voilà pourquoi ceux qui ont détourné des milliards veulent se faire élire. Pas pour travailler, mais pour se protéger. »
Dans son échange avec ses potentiels électeurs, le candidat à la députation et tête de liste au local a élargi son propos à la gestion locale, soulignant que les mairies sont souvent réduites à des fonctions cérémonielles. « Le maire ne sert pas seulement à célébrer les mariages, signer les actes de naissance ou de décès. Il gère les écoles, les marchés, les centres sociaux, l’assainissement. Il doit rendre des comptes à ses administrés. »
Sans aller sur dos de la cuillère, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a indiqué que, le maire à l’obligation de faire la publicité des rapports des conseils municipaux, la consultation systématique des chefs de quartiers, le respect de l’autorité locale, aussi bien spirituel qu’administratif.
Un appel à la responsabilité collective
Geoffroy Foumboula a insisté sur le fait que le changement ne viendra pas d’un homme, mais d’un peuple éduqué, exigeant et conscient. « Ce n’est pas un programme électoral que je vous vends. C’est une rupture. La politique doit redevenir un service, pas un commerce. » l’homme a également évoqué des propositions futures comme une loi sur la responsabilité parentale, ou l’instauration de règles locales pour lutter contre la délinquance juvénile et l’absentéisme parental pendant l’année scolaire.
Dans un message fort, empreint de foi et de fermeté, le candidat de la Majorité Blocante a clôturé son intervention par une exhortation claire, « Le Gabon mérite mieux. Ne laissez pas les criminels revenir vous acheter. Écoutez tout le monde, mais votez avec votre conscience et vos souvenirs. Regardez ce qu’ils ont fait, pas ce qu’ils promettent. », a conclu Geoffroy Foumboula Libeka Makosso.