Le Collectif des promoteurs d’auto-école tient à réagir officiellement suite à la publication, le 20 juin dernier, d’un article publié dans les colonnes du journal en ligne Top-Infos, impliquant l’ensemble des auto-écoles dans des accusations graves et infondées.
En effet, notre confrère dénonçait d’une supposition de vente de permis de conduire au ministère de transport et que, les activités des auto-écoles seraient désormais mises en difficulté par les réseaux mafieux faisant dans la vente illicite du permis de conduire. Ce sésame serait liquidé à une modique somme 150.000f ou 200.000f.
Toute chose qu’on peut percevoir comme un manque à gagner pour ces dernières. Le Centre national du permis de conduire et la direction générale des transport terrestre pointés du doigt. L’arrivée du Ministre d’Etat Ulrich Manfoumbi Manfoumbi à la tête du ministère des transports, a ravivé les espoirs de plus d’un quant au souhait des gabonais à éradiquer les maux qui minent cette administration.
Deux mois plus tard, cet espoir semble se transformer en désespoir. La mafia au sein du ministère des transports semble mieux fonctionner qu’avant au point que la vente illégale des documents administratifs serait devenue la norme. Pour ce qui est du permis de conduire, celui-ci serait devenu un simple document qui serait distribué en échange de quelques billets de banque entretenue par les réseaux mafieux enracinés au centre national d’examen du permis de conduire (CNEPC) et à la direction générale des transport terrestre (DGTT), poursuit notre confrère.
Réunis mardi dernier, à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville, le Collectif, affirme avec fermeté ne pas être à l’origine de cette publication. » Nous en ignorons totalement l’auteur, l’objectif, ainsi que les motivations réelles qui ont conduit à cette publication « , précise la Vice-Présidente du collectif, Eleonnore E. Bonazebi.
Le Collectif rassure que, les autorités compétentes ainsi que l’opinion publique que les auto-écoles qu’il représente entretiennent d’excellentes relations avec l’administration en charge du secteur. Aucune tension ni mésentente ne perturbe actuellement leur partenariat. Le climat de collaboration est sain, transparent et constructif.
Respect des procédures et du cadre légal
En ce qui concerne le processus d’obtention du permis de conduire, le Collectif rappel que celui-ci se repose sur une procédure rigoureuse. Une commission compétente serait chargée d’évaluer les candidats selon des critères établis. À ce jour, cette procédure continue de fonctionner normalement, bien qu’il appel à un renforcement du professionnalisme dans son application, notamment en ce qui concerne la nouvelle mutation observée au sein des structures concernées.
» Le permis de conduire est un document officiel, délivré avec rigueur, et il doit être respecté en tant que tel. Le dénigrer publiquement ou semer le doute sur son processus de délivrance est non seulement irresponsable, mais nuit également à la crédibilité des institutions. Nous estimons que les auteurs de l’article en question devraient répondre de leurs propos et des conséquences engendrées « , avance la porte-parole.
Dans un contexte économique difficile, il est plus que jamais essentiel de valoriser les compétences et de faire preuve de professionnalisme. Plutôt que de chercher à discréditer l’administration ou les acteurs du secteur. Le collectif appelle ses confrères à s’investir pleinement dans l’amélioration continue de leurs services pour attirer la clientèle dans un esprit de saine concurrence. Le Collectif des Promoteurs d’Auto-Écoles reste disponible pour toute collaboration avec les autorités et réaffirme son engagement en faveur d’une formation de qualité, respectueuse des normes et des valeurs citoyennes.