Tribune | Harold Leckat : « Le Gabon n’a plus besoin d’acteurs. Il a besoin de bâtisseurs. »

Dans une tribune sans concession, le citoyen engagé Harold Leckat appelle à une rupture franche avec les pratiques politiques du passé. Face aux retournements de veste et à la transhumance politique, il alerte : la République ne doit plus couronner les convertis de la dernière heure.

Depuis le coup de libération du 30 août 2023, une aspiration nouvelle s’est levée au sein du peuple gabonais, celle d’un changement véritable, profond, irréversible. Mais ce vent d’espoir semble déjà menacé par les vieux réflexes d’un système qui refuse de mourir. C’est en tout cas le cri d’alarme poussé par Harold Leckat, citoyen gabonais engagé, dans une tribune vibrante où il s’indigne du recyclage politique à l’œuvre dans le pays.

Pour lui, la scène politique actuelle est le théâtre d’une « obscène facilité » avec laquelle certains anciens soutiens du régime déchu opèrent une reconversion express pour épouser les couleurs de la rupture. « Hier encore, ils justifiaient les abus, les humiliations, les dérives. Aujourd’hui, ils se présentent en apôtres de la refondation« , déplore-t-il.

Harold Leckat ne mâche pas ses mots : il dénonce une « versatilité sans foi ni honneur », une « transhumance éhontée », symptôme, selon lui, d’une classe dirigeante davantage guidée par les postes que par les principes. Dans sa ligne de mire, ces députés, ministres ou cadres du Parti Démocratique Gabonais (PDG) qui, après avoir été rejetés par le peuple, se repositionnent sans vergogne sous de nouvelles bannières comme l’UDB ou d’autres formations issues de la transition.

« Comment bâtir un avenir solide quand nos prétendus guides changent de discours au gré des promesses ? Le peuple gabonais mérite mieux », insiste-t-il, appelant à ne pas céder à « l’amnésie organisée ». Plus qu’un simple réquisitoire, cette tribune est aussi un appel solennel à la jeunesse gabonaise. Harold Leckat l’invite à prendre ses responsabilités, à se mobiliser électoralement, à refuser que les mêmes visages, repeints aux couleurs du renouveau, continuent à dicter la trajectoire du pays.

« Le temps heureux rêvé par nos ancêtres arrive enfin. Mais pour que cette espérance devienne réalité, il faut chasser les sorciers« , écrit-il avec force.

« Je ne serai pas candidat »

Dans une mise au point claire, Leckat affirme ne nourrir aucune ambition électorale. « Je ne serai pas candidat aux prochaines élections locales ou législatives », précise-t-il. Son engagement, assure-t-il, reste celui d’un citoyen aux côtés de tous ceux qui croient en un Gabon juste, fort et souverain.

Son mot de la fin résonne comme un slogan de résistance et d’espérance :
« Le réveil, c’est maintenant. Et il commence par un acte simple : refuser que le mensonge continue à diriger notre destin. »

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