Owendo : « Main dans la Main », une association féminine portée sur les fonts baptismaux pour fédérer et autonomiser les femmes du 2ᵉ arrondissement

À l’initiative de Marie Angèle Dikambissa, figure dynamique du paysage social local, le 2ᵉ arrondissement d’Owendo accueille désormais une nouvelle structure associative ambitieuse et porteuse d’espoir pour les femmes, « Main dans la Main ». Officiellement lancée le 24 août dernier lors d’une assemblée générale fondatrice, cette association se donne pour mission de promouvoir la solidarité, l’unité et l’autonomisation des femmes au sein de la communauté. Depuis plusieurs mois, l’idée mûrissait dans l’esprit de Marie Angèle Dikambissa. Juriste de formation, femme d’engagement et profondément ancrée dans les réalités sociales de sa commune, elle avait nourri l’ambition de réunir les femmes de son quartier autour d’un projet structurant. Un projet à la fois humain, économique et social, capable de fédérer les énergies féminines autour d’un objectif commun, celui de s’unir pour mieux avancer.

C’est dans cette perspective qu’a germé l’idée de créer une association à caractère inclusif et solidaire, pensée par et pour les femmes. C’est ainsi qu’est née « Main dans la Main« , une appellation à forte valeur symbolique, inspirée de la fraternité, du soutien mutuel et de l’union dans l’action. La concrétisation de ce projet n’a pas été le fruit d’un simple coup de tête, mais plutôt d’un processus méthodique et progressif. La première étape a été franchie le 7 août dernier, avec la tenue d’une réunion de prise de contact. Celle-ci a permis à une trentaine de femmes de découvrir la vision de l’initiatrice, d’échanger autour des besoins réels du quartier, et surtout de commencer à bâtir ensemble les fondements de ce projet associatif.

À l’issue de cette rencontre, une campagne d’adhésion a été lancée dans les jours qui ont suivi, avec des résultats très encourageants. Le nombre de membres a rapidement triplé, preuve que la volonté d’agir collectivement est bien réelle. La deuxième étape, celle de la structuration, a culminé le 24 août, avec l’organisation d’une assemblée générale constitutive. C’est au cours de cette rencontre qu’ont été lus, débattus et validés les statuts et le règlement intérieur de l’association, conformément aux normes en vigueur.

Une philosophie basée sur l’entraide et l’émancipation

« Main dans la Main » ne se définit pas uniquement comme une organisation féminine de plus. Elle porte une vision claire et forte, celle d’une femme gabonaise solidaire, instruite, autonome, capable de prendre part aux décisions et de se construire un avenir digne et indépendant. Dans son discours, la présidente, Marie Angèle Dikambissa, a insisté sur l’importance de sortir d’une logique de dépendance économique et sociale vis-à-vis des hommes, sans pour autant tomber dans une opposition de genre. « Lorsqu’une femme est en détresse, c’est une autre femme qui lui tend la main. Ensemble, elles peuvent sortir de l’ombre et apprendre à voler de leurs propres ailes », a-t-elle affirmé avec émotion devant une assistance attentive et enthousiaste.

Le choix du nom « Main dans la Main » traduit parfaitement cette philosophie : l’union fait la force, et c’est en se soutenant mutuellement que les femmes peuvent bâtir des parcours de vie plus solides et épanouis. Parmi les objectifs prioritaires de l’association, on retrouve, la formation des femmes à la gestion financière et administrative, l’accompagnement dans la création de petites entreprises locales ou d’activités génératrices de revenus, la sensibilisation sur les droits des femmes et leur participation à la vie publique, la mise en place de sessions de formation en leadership, en alphabétisation, en informatique et en artisanat et la création d’un réseau d’entraide, basé sur le mentorat entre femmes plus expérimentées et jeunes filles mères en quête de repères.

Cette approche inclusive s’adresse à toutes les couches sociales, des mères de famille aux jeunes étudiantes, en passant par les commerçantes, femmes au foyer ou sans emploi. L’idée centrale est de donner à chacune les outils pour réussir, selon ses propres objectifs et son propre rythme.

Un projet porteur pour toute la communauté

Au-delà de l’impact individuel, l’association ambitionne également d’agir en synergie avec les acteurs locaux – mairie, services sociaux, ONG, leaders communautaires – pour créer un véritable écosystème de transformation sociale. Car une femme formée et autonome est une richesse pour sa famille, mais aussi pour son quartier, son arrondissement, et plus largement, pour la nation tout entière. Les retombées positives sont d’ailleurs déjà perceptibles, depuis le début du projet, plusieurs femmes témoignent d’un regain de confiance en elles, d’une meilleure compréhension de leurs droits, et d’un désir nouveau d’entreprendre.

La prochaine étape pour « Main dans la Main » est désormais bien tracée, il s’agira de finaliser les démarches administratives de reconnaissance officielle de l’association, d’élaborer un plan d’action pluriannuel, et surtout, de lancer les premières activités de terrain. Des ateliers pratiques sont déjà en préparation, notamment autour de la gestion budgétaire familiale, de la fabrication artisanale, et du commerce local. Par ailleurs, l’association souhaite établir des partenariats avec d’autres structures féminines à Libreville, dans l’Estuaire, voire au niveau national, afin d’échanger des expériences et de renforcer l’impact collectif.

Un appel à l’union et à l’engagement

Marie Angèle Dikambissa a lancé un appel vibrant à toutes les femmes du 2ᵉ arrondissement, et même au-delà : « Rejoignez « Main dans la Main ». Ensemble, nous pouvons relever les défis qui nous freinent, briser les chaînes invisibles qui nous retiennent, et bâtir une société plus juste et équilibrée. C’est maintenant que cela commence, et chaque femme a sa place dans ce combat solidaire. » Pour joindre la parole à l’acte, la Présidente et l’ensemble des membres du bureau procédera ce jour à la remise des kits scolaires aux enfants scolarisés et apporter une aide financière à certaines femmes pour démarrer leurs projets et autres activités de revenus.

Avec « Main dans la Main« , un nouveau chapitre s’ouvre pour les femmes d’Owendo, un chapitre fait de courage, de partage et d’ambition collective.

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