Infrastructures : Le Gabon lance officiellement les travaux de la route Yombi-Mandji-Omboué, un axe stratégique de 244 km confié à Ebomaf Togo

Le Gabon poursuit sa marche vers la modernisation de ses infrastructures avec le lancement officiel des travaux de construction et de bitumage de la route Yombi-Mandji-Omboué, un chantier structurant de 244 kilomètres au cœur des provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Maritime. L’entreprise Ebomaf Togo, connue pour ses projets routiers majeurs en Afrique de l’Ouest, a été retenue pour exécuter ces travaux sur une période de 48 mois. Cette route, très attendue par les populations locales, s’inscrit dans une dynamique plus large de désenclavement territorial, de développement économique et de renforcement de l’unité nationale, voulue par le Président de la République, Chef de l’État et par ailleurs, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. La cérémonie de lancement, organisée à Mandji, chef-lieu du département de Ndolou, le 11 septembre dernier, a rassemblé de nombreuses autorités nationales et locales.

Elle a été présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, agissant sur instruction du chef de l’État. À ses côtés, plusieurs personnalités ont marqué de leur présence l’événement, notamment Jean François Ndongou, Président de l’Assemblée Nationale de la Transition, ainsi que le Gouverneur de la Ngounié. Le Délégué Spécial du département de Ndolou (Mandji), Aimé-Christian Matsoupa, a ouvert la cérémonie par un mot de bienvenue aux autorités et aux invités, saluant la portée historique du projet. « Ce projet, attendu depuis des décennies, représente une bouffée d’espoir pour nos populations longtemps marginalisées des grands axes de développement », a-t-il déclaré, ému.

Une infrastructure stratégique pour relier, développer et transformer

Le ministre des Travaux Publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a, quant à lui, insisté sur la dimension stratégique de la route. « L’aménagement et le bitumage de la route Yombi-Mandji-Omboué s’inscrivent pleinement dans la vision du Président Oligui Nguema, qui place la modernisation des infrastructures au centre de la stratégie nationale de développement. Il s’agit non seulement de relier des localités, mais aussi de créer des ponts entre les peuples, de fluidifier les échanges commerciaux, et de construire un avenir commun », a-t-il affirmé dans son discours. Cette route permettra à terme de désenclaver plusieurs villages et communes rurales, en améliorant la mobilité des personnes, la circulation des marchandises, ainsi que l’accès aux services sociaux de base (santé, éducation, sécurité).

Par ailleurs, elle facilitera les échanges entre les deux provinces qu’elle traverse, tout en renforçant l’intégration économique du territoire national. Pour les populations locales, la réalisation de cette infrastructure est porteuse de nombreux espoirs. Dans une région majoritairement rurale, où les routes sont souvent impraticables en saison des pluies, l’accessibilité est un enjeu majeur pour l’agriculture, le commerce et les services de base. Le projet pourrait ainsi stimuler la productivité agricole, faciliter l’écoulement des produits vers les marchés urbains, attirer des investisseurs et favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques, notamment dans le tourisme écologique, domaine en plein essor dans la région de l’Ogooué-Maritime. Les jeunes, en particulier, voient en ce projet une opportunité d’emploi et de formation, que ce soit sur les chantiers ou dans les activités générées indirectement par le dynamisme routier à venir.

Ebomaf Togo, une expertise confirmée sur le continent

Le choix porté sur Ebomaf Togo comme entreprise chargée de la réalisation du chantier n’est pas anodin. Le groupe, déjà impliqué dans plusieurs projets d’infrastructures de grande ampleur au Burkina Faso, au Togo, au Bénin et en Côte d’Ivoire, jouit d’une solide réputation pour la qualité et la rapidité de ses travaux. Son implantation au Gabon s’inscrit dans une volonté d’ouverture à des partenaires africains compétents, capables de contribuer efficacement à la transformation du pays. Notons qu’à cause de son expertise matière de construction de routes, l’entreprise adjudicataire EBOMAF s’est confier par le gouvernement, les axes Lébamba-Mbigou- Malinga et Molo, village frontier entre le Gabon et le Congo-Brazzaville. Sans oublier l’axe Ntoum-Cocobeach où les travaux avancent à grands pas.

Selon les responsables du projet, le tracé de la route a été étudié avec minutie afin de respecter les normes environnementales, sociales et techniques. Des mesures d’accompagnement sont prévues pour limiter l’impact sur les écosystèmes forestiers traversés, tout en assurant une meilleure intégration du projet dans son environnement humain et naturel. Ce chantier s’inscrit dans un plan national de réhabilitation et de construction de routes, lancé depuis plusieurs mois par les autorités de la Transition. Il vise à renforcer le maillage routier sur l’ensemble du territoire et à réduire les fortes disparités entre les zones urbaines et rurales. À travers des projets comme celui de Yombi-Mandji-Omboué, le gouvernement réaffirme son engagement à poser les fondations d’un Gabon moderne, solidaire et prospère.

« Le bitume ne doit pas être réservé uniquement aux grandes villes. Le développement doit partir de la base. Chaque citoyen, où qu’il soit, doit sentir les effets du changement », a conclu un représentant du ministère des Infrastructures à l’issue de la cérémonie.

Le lancement des travaux de la route Yombi-Mandji-Omboué marque donc une nouvelle étape dans la stratégie nationale d’aménagement du territoire. Au-delà de la simple infrastructure, c’est un projet d’intégration, d’équité et de modernisation qui se dessine. En misant sur des infrastructures durables, le Gabon se donne les moyens de construire un avenir plus inclusif, tout en valorisant les atouts de chaque région. Les prochains mois seront déterminants pour le bon déroulement des travaux. Mais déjà, les regards sont tournés vers cette nouvelle voie qui promet d’ouvrir les portes d’un développement tant attendu.

Correspondance de : C.J.M

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