Législatives 2025 à Akanda – James David Lawson Nkoma : la voix d’un enfant du village face aux enjeux de la démocratie locale

À quelques jours du second tour des élections législatives prévu pour le samedi 11 octobre 2025, une voix singulière s’élève au cœur du premier arrondissement d’Akanda. Celle de James David Lawson Nkoma, candidat indépendant, déterminé à incarner la volonté populaire de sa communauté. Porté par une dynamique de terrain rare, l’homme se revendique sans détour comme un « enfant du village« , enraciné, accessible et résolument tourné vers l’intérêt collectif. Depuis l’annonce de sa qualification au second tour, James David Lawson Nkoma a choisi une stratégie de proximité, aller à la rencontre des électeurs, quartier par quartier, porte après porte. Hier lundi, nos reporters l’ont surpris avec son équipe sur le terrain du côté de Malibe 1.

Cette démarche, loin des grands meetings et des affiches clinquantes, s’inscrit dans une volonté de rester au plus près des préoccupations des citoyens. « Nous avons commencé notre campagne dès la fin des élections locales du 27 septembre. Non pas pour célébrer, mais pour remercier. Pour dire merci à ceux qui nous ont fait confiance, et pour rappeler que la bataille n’est pas encore terminée », explique-t-il avec calme.

Dans un contexte où l’abstention menace toujours les scrutins intermédiaires, le candidat mise sur la sensibilisation citoyenne pour mobiliser les électeurs au second tour. « Beaucoup pensent que les élections sont terminées. Mais non. Le 11 octobre, c’est une nouvelle étape. Il faut que tous ceux qui sont inscrits, même ceux qui ont déjà voté, reviennent confirmer leur choix », lance-t-il à l’adresse des habitants.

Des irrégularités dénoncées avec fermeté

Au fil de ses tournées, James David Lawson Nkoma a également été témoin de certaines pratiques douteuses qui, selon lui, ternissent l’image de la démocratie gabonaise. « Nous avons vu des tentatives d’achats de voix, des récupérations de cartes d’électeurs, du monnayage à proximité des bureaux de vote… Ce sont des choses que nous ne pouvons plus accepter. », avance t-il. S’il se refuse à entrer dans une logique de confrontation ouverte avec les institutions, le candidat n’en reste pas moins vigilant. Il promet de documenter et de dénoncer ces pratiques, tout en appelant les autorités à garantir un scrutin libre, équitable et transparent. « Le vote est un droit personnel. Personne n’a le droit de vous demander votre carte d’électeur. C’est une pièce personnelle. Quand quelqu’un la réclame, il faut se poser des questions. Nous allons relever ces irrégularités. Nous allons identifier ceux qui les orchestrent. », déclare Lawson Nkoma.

Dans un paysage politique dominé par les partis traditionnels, James David Lawson Nkoma revendique son statut d’indépendant, tout en précisant qu’il n’est ni un opposant, ni un trouble-fête. « Être candidat indépendant ne veut pas dire être contre le système. Je ne suis pas un opposant. Je partage la vision du Président de la République. Mais je veux que cette vision se construise avec le peuple, à partir des vrais choix populaires. », avance t-il. Cette posture singulière, à la fois loyale à la République et engagée envers les réalités locales, lui vaut un soutien croissant dans certains quartiers, où l’on voit en lui une figure d’équilibre entre le terrain et les institutions.

« Ce que nous demandons, c’est simple : que le peuple choisisse librement. Que personne ne vienne influencer ou imposer des candidats venus d’ailleurs. Laissez les enfants du village décider pour leur village », insiste-t-il.

« Enfant du village » : une identité revendiquée et vécue

Le cœur du message de James David Lawson Nkoma repose sur cette idée profondément symbolique, il est chez lui, dans le 1er arrondissement. Pas par stratégie électorale, mais parce qu’il y est né, élevé, formé, impliqué. Il évoque avec émotion ses racines à Cap-Estérias, à Malibé, au Premier Campement, dans des lieux où il peut encore montrer la maison de ses grands-parents. « Je ne vous amène pas dans une villa moderne que j’ai bâtie. Je vous amène dans la cuisine de ma grand-mère. Je vous montre la case de mon grand-père. Là où il y a encore des centenaires qui me reconnaissent. C’est là que je me sens légitime », confie-t-il, la voix empreinte de fierté. Cette proximité n’est pas qu’un argument affectif. Elle se traduit, selon lui, par une connaissance réelle des problèmes locaux, infrastructures en dégradation, accès difficile à l’eau potable, scolarisation partielle, santé communautaire fragile. Autant de sujets qui, selon lui, doivent être portés par quelqu’un qui les vit, et non par un parachuté politique. Malgré l’absence de gros moyens financiers ou de soutien logistique massif, le candidat indépendant se dit confiant depuis le premier jour. Ce qui le porte, selon ses mots, c’est la foi en sa communauté et la conviction que le temps est venu pour un changement enraciné. « On m’a dit, c’est votre tour. Levez-vous. Ne laissez pas d’autres gérer à votre place. Vous êtes formé, vous êtes prêt, vous êtes d’ici. Alors j’ai dit oui. » Son appel, à quelques jours du scrutin, est clair, ne laissez personne parler à votre place. Il invite les électeurs du 1er arrondissement à s’approprier le processus démocratique, à voter en conscience, et à choisir un candidat qui les représente véritablement.

Un second tour décisif

À mesure que la date du 11 octobre approche, la tension monte dans le 1er arrondissement d’Akanda. Les regards se tournent vers les électeurs, mais aussi vers les autorités, appelées à garantir un environnement électoral équitable. James David Lawson Nkoma, quant à lui, continue sa campagne avec la même énergie du terrain, convaincu que c’est dans la rue, les maisons et les marchés que se joue l’avenir de sa circonscription. Dans un climat politique parfois chargé, sa voix se distingue par sa clarté, sa sincérité et sa fidélité aux valeurs du terrain. « Notre force, ce n’est pas l’argent. C’est la foi, le cœur, et la vérité. Nous ne promettons pas monts et merveilles. Mais nous promettons d’être là. D’écouter. De porter la voix de ceux qui n’en ont pas. », a conclu James David Lawson Nkoma.

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