Ntoum 1er arrondissement : Paulette Missambo vole au secours de son candidat, Serge Zeng Ango, à la veille du scrutin

L’atmosphère politique s’électrise dans la commune de Ntoum, chef-lieu du département du Komo-Mondah, à la veille des élections législatives et locales prévues ce samedi 18 octobre. Dans le 1er arrondissement, le duel s’annonce particulièrement serré entre Camélia Ntoutoume Lequerc, candidate du Parti Démocratique Gabonais (PDG), et Serge Zeng Ango, représentant de l’Union nationale (UN). Deux personnalités issues de Ntoum, deux générations politiques, et une même ambition, celle de conquérir la confiance des électeurs pour porter la voix du 1er arrondissement à l’Assemblée nationale.

Dans cette dernière ligne droite, Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale, a décidé de se rendre personnellement à Ntoum pour soutenir son candidat. Une visite hautement symbolique qui vient donner un dernier souffle à une campagne déjà marquée par une ferveur populaire inédite. Depuis l’ouverture officielle de la campagne électorale, Serge Zeng Ango ne ménage ni son énergie ni son temps. Chaque jour, il multiplie les descentes sur le terrain, parcourant inlassablement les quartiers du 1er arrondissement. Les derniers en date étaient hier, d’où le candidat a parcouru les quartiers Okolassi, Ntoum Rail, Dame Oyeme, Meyang-Malaisien, Soleil-Élite, Adock-Assi ou encore Matoto pour échanger directement avec les populations.

Sous des pluies parfois battantes, le candidat de l’Union nationale a su maintenir la dynamique de sa campagne, refusant de céder aux contraintes météorologiques. « La pluie n’arrête pas le changement », a-t-il lancé à ses sympathisants, trempés mais enthousiastes, lors d’une causerie populaire à Ntoum Rail. Cette proximité, sincère et continue, lui vaut désormais une popularité grandissante auprès des jeunes, des femmes et des commerçants de la commune. À chaque étape, son message reste le même, celui de rompre avec le passé et ouvrir une nouvelle ère politique pour Ntoum et le Gabon.

« Rompre avec les choses anciennes » : un message de rupture et de moralisation

Le ton avait été donné dès le lancement officiel de sa campagne, le 14 octobre dernier, sous une pluie fine qui n’a pas découragé les centaines de militants rassemblés de Soleil à Simenterie, en passant par Meyang, Nkan-Poussière et Alarmitang. Face à une foule compacte et réceptive, Serge Zeng Ango prononce toujours un discours à la fois politique, spirituel et profondément moral.
« Nous devons rompre avec les choses anciennes pour entrer dans la lumière du changement », a-t-il déclaré, empruntant à la symbolique biblique le récit d’Abraham et de Loth, pour illustrer la nécessité d’une séparation avec les pratiques du passé.
Ce registre à la fois religieux et civique traduit sa volonté d’ancrer la politique dans une éthique nouvelle, celle de la vérité, de la justice et du travail au service du peuple.

Le candidat dénonce les dérives de l’ancien système PDG d’avoir « détruit le pays » par la malgouvernance, la corruption et la manipulation politique. Dans ses interventions, Serge Zeng Ango adopte un ton accessible, souvent ponctué d’humour et d’exemples tirés du quotidien.
Abordant la question sensible de la corruption électorale, il a prévenu les électeurs contre « l’esprit du PDG », symbole selon lui des vieilles pratiques d’achat de conscience.
« S’ils viennent vous donner 5 000 francs, ne mangez pas encore cet argent. Si vous le faites, l’esprit du PDG va entrer en vous ! », a-t-il lancé, déclenchant des rires dans les foules des quartiers où, il est passé.
Derrière la plaisanterie, le message est clair, refuser la corruption, préserver sa dignité et faire de son vote une arme citoyenne. « Le changement que nous voulons apporter est celui qui éclaire, celui qui transforme les conditions de vie, celui qui redonne espoir à la jeunesse », insiste-t-il.

Des propositions concrètes pour la jeunesse et les familles

L’un des axes centraux du programme de Serge Zeng Ango est la protection sociale des jeunes diplômés et la valorisation du mérite scolaire.
Le candidat propose l’instauration d’une allocation chômage comprise entre 100 000 et 150 000 francs CFA pour les jeunes sans emploi, afin de leur offrir un minimum de stabilité économique dans l’attente d’une insertion professionnelle.
« Un enfant qui a fini ses études ne doit pas devenir un fardeau pour ses parents. Il faut lui permettre de vivre dignement », déclare M. Zeng Ango.

Il plaide également pour que les bourses scolaires soient inscrites dans la loi, afin qu’elles cessent d’être une faveur politique. « Les bourses ne doivent plus dépendre de la volonté d’un ministre ou d’un président. Nous voulons qu’elles deviennent un droit garanti par la loi », a-t-il martelé, sous les acclamations des enseignants et parents d’élèves présents.
Dans un contexte électoral souvent teinté de tensions identitaires, Serge Zeng Ango se veut rassembleur.
« Certains chercheront à diviser. Mais la devise du Gabon, c’est Union, Travail, Justice. Ne tombons pas dans le piège du tribalisme », a-t-il mis en garde, invitant les populations à se concentrer sur les idées et non sur les appartenances.

Il a d’ailleurs salué la réaction de sa suppléante, Marie Blanche Moutoubou épse Boussoungou, qui aurait récemment déjoué une tentative de récupération communautaire. Pour le candidat, cette vigilance illustre la maturité politique que son équipe souhaite incarner, « Nous sommes venus unir, pas diviser. Nous sommes venus servir, pas dominer. »

Une coalition du changement face à un PDG affaibli

 

L’Union nationale, dans cette élection, n’avance pas seule.
Serge Zeng Ango s’inscrit dans une coalition des forces de l’opposition, regroupant l’UPR, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) et le Jeune Indépendant. Ensemble, ces formations ambitionnent de bâtir une majorité municipale et départementale alternative au PDG, afin de mettre en œuvre une gestion plus participative et transparente.
« Aucun de nos candidats ne roule en Mercedes. Ce sont des hommes et des femmes du peuple, qui marchent avec vous, sous la pluie comme ces derniers temps de campagne électorale », souligne Zeng Ango, en contraste avec ses adversaires politiques.
Selon lui, cette union des forces du changement pourrait transformer durablement le paysage politique de Ntoum et du Komo-Mondah. « Même la mairie de Ntoum, le PDG ne peut plus la gagner. Ici, la victoire appartiendra au peuple », a-t-il assuré partout où, il est passé avec son équipe de campagne.

L’arrivée de Paulette Missambo : un moment clé de la campagne

L’annonce de la venue de Paulette Missambo à Ntoum a suscité une forte mobilisation des militants de l’Union nationale.
La présidente du parti, accompagnée de plusieurs cadres, doit tenir ce vendredi un grand meeting de clôture, moment fort de la campagne, avant le silence électoral.
Pour Serge Zeng Ango, cette présence vient confirmer qu’il n’est pas un candidat isolé : « Je ne suis pas un orphelin politique. J’ai ma famille, et elle sera à mes côtés pour écrire une nouvelle page de notre histoire », a-t-il lancé lors de sa dernière tournée de quartier, hier.

Ce meeting devrait rassembler des militants venus de tout le département du Komo-Mondah, dans une démonstration d’unité et de solidarité autour du candidat de l’Union nationale.
À quelques heures du vote, la tension est palpable dans le 1er arrondissement de Ntoum. Les partisans du PDG et ceux de l’Union nationale s’activent pour les dernières mobilisations.
Pour beaucoup d’observateurs, ce scrutin revêt une portée symbolique qui pourrait marquer le basculement d’une circonscription historiquement acquise au PDG vers l’opposition.

Dans ce contexte, Serge Zeng Ango se veut confiant et rassembleur.
« À travers ma candidature, c’est vous qui êtes candidats. Je vous représente parce que je connais vos difficultés et vos besoins », a-t-il déclaré.
Et de conclure, sur un ton à la fois spirituel et résolu : « Que Dieu bénisse la commune de Ntoum, qu’il éclaire vos familles et qu’il nous guide vers la victoire du 18 octobre. »

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