Sénatoriales 2025 / Philippe Nzengue Mayila, candidat : La Louétsi-Bibaka renaît avec le sourire

Le vent du renouveau souffle à nouveau sur la Louétsi-Bibaka. Après des semaines de désillusion politique, les populations de cette circonscription du sud du Gabon retrouvent enfin l’espoir avec la validation de la candidature de Philippe Nzengue Mayila aux élections sénatoriales de 2025. Une nouvelle qui a fait l’effet d’une bouffée d’air frais dans une localité meurtrie par les rebondissements des dernières législatives.
Pour beaucoup de Bibakois et de Bibakoises, l’invalidation, par le ministère de l’Intérieur, de la candidature de Philippe Nzengue Mayila aux élections législatives de septembre dernier reste un souvenir amer. L’enfant du territoire, comme on le surnomme affectueusement à Malinga, avait alors été empêché de concourir pour le siège unique de la circonscription.

Cette décision, jugée incomprise et injuste par ses partisans, avait plongé la population dans un profond désarroi. « Nous nous sommes sentis exclus du processus démocratique », confie un notable du canton Louétsi. « Pour nous, Nzengue Mayila représentait la voix du territoire. Son absence a laissé un vide. »
Le 27 septembre, jour du scrutin législatif, les bureaux de vote ont enregistré un taux d’abstention exceptionnellement élevé, conséquence directe du désengagement d’un électorat frustré. Beaucoup avaient préféré rester chez eux, convaincus que le jeu politique leur avait été confisqué.

Une candidature enfin validée

Mais la page semble en train de se tourner. En annonçant la validation sans réserve de la candidature de Philippe Nzengue Mayila aux élections sénatoriales, les autorités électorales ont redonné le sourire à la Louétsi-Bibaka. Pour les habitants, cette décision est perçue comme une forme de reconnaissance et de réhabilitation.
Premier vice-président du parti Les Démocrates, Nzengue Mayila s’est imposé au fil des années comme une figure politique incontournable dans la région. Connu pour sa proximité avec la base, ses initiatives sociales et son franc-parler, il jouit d’un capital de sympathie considérable.

« Cette candidature, c’est notre revanche morale », explique M-T, commerçante à Malinga. « Nous voulons qu’il porte la voix de notre territoire au Sénat. Il a toujours été là pour nous, même en dehors des campagnes électorales. »
La campagne électorale s’ouvrira officiellement le mercredi 5 novembre prochain, et déjà, dans les quartiers de Malinga comme dans les villages environnants, l’effervescence est palpable. Des réunions de sensibilisation s’organisent, les comités de soutien se reforment et les couleurs du parti Les Démocrates refleurissent sur les banderoles.
Cette fois, le mot d’ordre est clair, mobilisation totale. Les électeurs locaux, même s’ils ne voteront pas directement — le scrutin sénatorial étant réservé à un collège électoral composé d’élus locaux —, entendent peser de tout leur poids moral sur le processus. Le premier tour, prévu pour le samedi 8 novembre, s’annonce déjà comme un moment de vérité.

« Nous avons confiance. Nzengue Mayila connaît notre réalité. C’est un homme du terrain », souligne un conseiller municipal de Malinga. « Son retour dans la course sénatoriale redonne du sens à notre engagement. »

Une circonscription qui veut se faire entendre

Située dans la province de la Ngounié, la Louétsi-Bibaka a souvent été décrite comme une circonscription délaissée par les grandes orientations du développement national. Routes en mauvais état, accès limité aux services publics, manque d’opportunités économiques : les défis y sont nombreux.
C’est précisément ce diagnostic que Philippe Nzengue Mayila entend transformer en moteur d’action. Sa vision, repose sur la mise en valeur du potentiel local, agriculture, écotourisme, et promotion de la jeunesse. « Notre territoire regorge de ressources. Ce qu’il nous faut, c’est une représentation forte, capable de défendre nos priorités à Libreville », déclare un notable de Malinga.

Si l’enthousiasme est réel, certains observateurs invitent toutefois à la prudence. Le contexte politique national reste complexe, et les équilibres au sein du collège électoral peuvent réserver des surprises. Mais dans la Louétsi-Bibaka, la tendance est à l’optimisme.
« L’histoire nous a appris à ne jamais baisser les bras », résume un vieux militant. « Peu importe les obstacles, l’essentiel est que notre voix soit entendue. »

Un territoire rassemblé derrière son fils

Aujourd’hui, à Malinga et dans les villages environnants, l’heure est à la mobilisation. Les populations, toutes tendances confondues, semblent unies autour de la candidature de celui qu’elles considèrent comme leur porte-étendard.
Entre espoir, détermination et fierté retrouvée, la Louétsi-Bibaka se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire politique. Et cette fois, le sourire n’est pas feint, il est celui d’un peuple qui croit encore en la force du changement et en la valeur de ses fils.

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