Agriculture et élevage biologique : la mairie du premier arrondissement d’Akanda forme une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles

La mairie du premier arrondissement de la commune d’Akanda a officiellement refermé les portes du séminaire de formation consacré à l’agriculture et à l’élevage biologique, organisé durant trois jours au profit des jeunes, des femmes et des porteurs de projets de la commune. Cette initiative, portée par Dieudonné Moupoukou, marque une nouvelle étape dans la politique locale de promotion de l’autonomisation économique, de la sécurité alimentaire et du développement durable.
Dans une ambiance mêlant satisfaction, enthousiasme et espoir, près d’une centaine de participants ont reçu leurs attestations de participation à l’issue d’une formation intensive alliant théorie et pratique. Organisé en partenariat avec la Société coopérative d’agriculture et d’élevage biologique du Gabon (SCOOPS AGE-BIO GABON) ainsi que le Réseau national des acteurs de l’agriculture biologique, ce séminaire avait pour ambition de préparer les bénéficiaires à mieux exploiter les opportunités offertes par le secteur agro-pastoral, considéré aujourd’hui comme l’un des piliers de la diversification économique du Gabon.

Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises multiplient les appels en faveur du retour à la terre et de la promotion de l’entrepreneuriat agricole. Dans ce contexte, la mairie du premier arrondissement d’Akanda entend jouer pleinement son rôle en accompagnant les populations locales vers des activités génératrices de revenus durables. Dès l’ouverture des travaux, Dieudonné Moupoukou avait clairement exposé les motivations de cette initiative. Selon lui, le Gabon doit aujourd’hui faire face à plusieurs défis majeurs, notamment le chômage des jeunes, la dépendance alimentaire et la nécessité de préserver durablement les ressources naturelles. « Penser à l’avenir de notre peuple, c’est aussi penser à la manière dont il se nourrit. Nous devons encourager une alimentation saine, une alimentation biologique », avait-il déclaré devant les participants. Le maire avait également dénoncé les conséquences néfastes de certaines pratiques agricoles intensives basées sur l’utilisation massive des engrais chimiques et des pesticides.
Pour les autorités municipales, l’agriculture biologique représente désormais une alternative crédible capable de protéger à la fois la santé humaine, les sols, l’environnement et l’économie locale.
Cette vision a constitué le fil conducteur de l’ensemble des enseignements dispensés durant les trois jours de formation.

Des enseignements pratiques adaptés aux réalités locales

Tout au long du séminaire, les bénéficiaires ont été encadrés par des spécialistes du secteur agricole et des experts en agriculture biologique. Le programme pédagogique était structuré autour de deux grands modules principaux, à savoir : la production maraîchère biologique et l’élevage biologique de poulets de chair.
Concernant le maraîchage, les participants ont appris plusieurs techniques essentielles, notamment : l’étude et la préparation des sols ; le choix des terrains agricoles ; la sélection des semences ;
les techniques de semis ; l’espacement des cultures ; la fabrication des engrais biologiques ; la production de pesticides naturels à base de plantes ; les techniques de conservation des sols et l’entretien des cultures en saison sèche et en saison des pluies.

Les formateurs ont également insisté sur l’importance d’une agriculture respectueuse de l’environnement et moins dépendante des intrants chimiques. Pour la partie consacrée à l’élevage biologique, les apprenants ont été initiés aux bases de l’aviculture moderne, notamment : l’alimentation des volailles ; les techniques d’élevage de poulets de chair ; la prévention sanitaire ; la gestion des maladies animales ; les règles d’hygiène et l’organisation et la rentabilité d’une ferme avicole.
Selon les organisateurs, ces connaissances doivent permettre aux bénéficiaires de lancer progressivement leurs propres activités agricoles et de participer activement au développement de l’économie locale.

Une formation orientée vers l’entrepreneuriat et l’autonomie financière

Pour Dieudonné Moupoukou, cette initiative dépasse largement le simple cadre d’une formation ponctuelle. L’objectif principal est de favoriser l’émergence d’une jeunesse entreprenante, capable de créer ses propres emplois et de contribuer à la lutte contre la pauvreté. « Derrière l’entrepreneuriat, il y a la création d’emplois, l’autonomie financière et la prise en charge individuelle. Nous voulons voir émerger une jeunesse capable de créer ses propres activités et de participer au développement de notre commune », avait-il affirmé au lancement des travaux. L’édile municipal a également expliqué que cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui encourage les collectivités locales à soutenir les projets favorisant l’emploi, la diversification économique et la souveraineté alimentaire.
Selon le maire, les collectivités locales ont aujourd’hui la responsabilité de traduire concrètement cette vision sur le terrain à travers des actions utiles et directement bénéfiques aux populations.

Au terme des trois jours de travaux, la cérémonie officielle de clôture s’est déroulée mercredi dernier, dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
Prenant la parole devant les participants, Dieudonné Moupoukou a exprimé sa satisfaction quant au déroulement de la formation et à l’implication des bénéficiaires. Le maire a salué la discipline, l’assiduité et la motivation dont les apprenants ont fait preuve tout au long du séminaire. « Cette formation a été un véritable cadre d’apprentissage et de partage d’expériences. Elle vous a permis d’acquérir des connaissances essentielles dans des secteurs porteurs capables de contribuer efficacement au développement économique et social de notre communauté », a-t-il déclaré.
Il a ensuite exhorté les participants à transformer les connaissances acquises en projets concrets générateurs de revenus et d’emplois. « Vous êtes désormais appelés à promouvoir une agriculture saine, durable et créatrice d’opportunités. Le succès de cette formation dépendra de votre capacité à mettre en pratique les enseignements reçus et à développer des activités productives au bénéfice de vos familles et de vos localités », a insisté le maire.
Les autorités municipales ont également tenu à remercier les partenaires techniques, les formateurs ainsi que toutes les personnes ayant contribué à la réussite de cette initiative.

Le professionnalisme des formateurs salué

Le travail des experts mobilisés pour cette formation a été unanimement salué par les participants et les autorités locales. Parmi eux figurait Dieu Donné Diloussa, principal formateur du séminaire, qui a longuement sensibilisé les apprenants sur les principes fondamentaux de l’agriculture biologique.
Selon lui, l’agriculture biologique associe les méthodes naturelles à des techniques écologiques de fertilisation et de protection des cultures. « L’agriculture biologique vient renforcer l’agriculture naturelle grâce à l’utilisation d’engrais biologiques et de produits de traitement fabriqués à base de plantes et de ressources naturelles », avait-il expliqué au cours des travaux. Le spécialiste a également insisté sur les avantages sanitaires, économiques et environnementaux de cette pratique agricole. Pour les responsables de la coopérative, l’agriculture biologique représente aujourd’hui une véritable opportunité économique pour la jeunesse gabonaise.

À l’issue du séminaire, plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction et leur volonté de mettre rapidement en pratique les connaissances acquises.
C’est notamment le cas de Sonia Benga épse Diabou, qui affirme avoir considérablement enrichi ses connaissances dans le domaine du jardinage et du maraîchage biologique. « Avant cette formation, je faisais déjà un peu de jardinage, mais aujourd’hui j’ai appris beaucoup de nouvelles méthodes. Maintenant, je me sens capable de réaliser de grands jardins et de mieux entretenir les plantes grâce aux techniques qui nous ont été enseignées », a-t-elle confié.
La participante a également appelé les jeunes à s’intéresser davantage à l’entrepreneuriat agricole. Selon elle, les formations de ce type devraient être multipliées dans les quartiers afin de toucher davantage de personnes. « Quand on est bien formé, on a beaucoup plus de chances de réussir. Il faudrait organiser ce genre de formations dans les quartiers pour permettre aux jeunes d’apprendre et de se lancer », a-t-elle plaidé.
Même satisfaction du côté de Murielle Minkoue Mbie.
Cette dernière estime avoir acquis des connaissances pratiques immédiatement exploitables. « Nous avons appris beaucoup de choses que nous ne maîtrisions pas auparavant : les distances entre les cultures, le choix des semences, les types de sols adaptés ou encore les cultures à privilégier selon les saisons », a-t-elle expliqué. La participante affirme vouloir transmettre ce savoir à ses enfants et encourager d’autres jeunes à se tourner vers l’agriculture. « L’agriculture est un véritable métier. Elle permet de nourrir sa famille et d’éviter de rester sans activité. J’encourage les jeunes filles à apprendre ce métier et à ne pas rester les bras croisés », a-t-elle déclaré.

Des perspectives concrètes pour les bénéficiaires

Au-delà de la formation, la mairie du premier arrondissement d’Akanda, Dieudonné Moupoukou entend poursuivre l’accompagnement des bénéficiaires.
Les autorités municipales ont évoqué la mise en place prochaine de potagers pilotes ainsi que l’identification d’espaces agricoles susceptibles d’accueillir les jeunes formés afin qu’ils puissent commencer leurs activités. Le maire a reconnu que l’accompagnement financier constitue un défi important, mais il a assuré que la municipalité entend soutenir progressivement les participants dans la réalisation de leurs projets. Pour les organisateurs, l’objectif est désormais de créer une véritable dynamique locale autour de l’agriculture biologique et de l’entrepreneuriat rural.
Dans un contexte marqué par la nécessité de diversifier l’économie nationale et de renforcer la souveraineté alimentaire, cette initiative apparaît comme une réponse concrète aux attentes des populations.

La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des attestations de participation aux bénéficiaires. Sous les applaudissements nourris de l’assistance, les participants sont repartis avec de nouvelles compétences, mais surtout avec l’ambition de bâtir un avenir meilleur grâce à l’agriculture et à l’élevage biologique.
Pour la mairie du premier arrondissement d’Akanda, cette session de formation ne doit pas rester une simple activité ponctuelle.
Les organisateurs souhaitent désormais faire naître un vaste mouvement de promotion de l’agriculture durable capable de transformer durablement les conditions de vie des populations locales et de contribuer au développement économique et social de la commune.

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