Clôture de la rencontre spirituelle de la FADEA : Audrey Hardy exhorte les femmes chrétiennes à reprendre pleinement leur place dans l’Église et dans la famille

Après six jours d’intenses activités spirituelles, la grande rencontre organisée par la Fédération des Assemblées de Dieu Évangéliques d’Afrique (FADEA) Gabon, en partenariat avec le Centre National des Leaders Pentecôtistes et Évangéliques du Réveil (CNEPER), a connu son apothéose ce samedi 30 mai au Temple Péniel de Sibang 3, dans le sixième arrondissement de Libreville. Placée sous le thème général « Bâtir son peuple, bâtir son Église », cette série d’activités qui a débuté le 25 mai dernier a réuni des centaines de fidèles, responsables religieux, pasteurs, leaders chrétiens et membres des Assemblées de Dieu du Gabon (ADG) venus de plusieurs localités du pays. Pour cette dernière journée, l’attention était particulièrement portée sur les femmes chrétiennes à travers une rencontre spéciale animée par Audrey Hardy, épse du pasteur international Miki Hardy.
Durant plusieurs heures, l’oratrice a partagé avec les participantes des enseignements centrés sur le rôle de la femme dans l’Église, sa mission au sein du foyer, son engagement spirituel ainsi que les défis auxquels elle est confrontée dans un monde en pleine mutation.

Dans son intervention, Audrey Hardy a expliqué que cette rencontre avait pour objectif principal d’apporter des réponses bibliques et pratiques aux nombreuses préoccupations exprimées aujourd’hui par les femmes dans les communautés chrétiennes. Selon elle, les mutations sociales, les influences culturelles et les multiples courants de pensée qui traversent les sociétés modernes créent parfois de la confusion quant à la place et aux responsabilités de la femme dans l’Église et dans la famille. « Je pense que dans l’Église aujourd’hui, il y a beaucoup de confusion parmi les sœurs concernant leur rôle, leur place dans l’Église. Il y a également beaucoup de conflits dans les foyers et des incompréhensions sur la manière dont Dieu appelle les femmes à exercer leur ministère dans la maison et dans l’Église », a-t-elle déclaré.
Face à cette réalité, la conférencière a estimé nécessaire de rappeler les fondements bibliques qui définissent la mission de la femme chrétienne. Pour elle, il est important que les femmes puissent comprendre ce que Dieu attend d’elles, les dons qu’il leur a confiés et la manière dont elles peuvent les mettre au service de leur famille, de leur Église et de leur communauté. « Mon désir était de les encourager à réaliser leur place dans l’Église, à comprendre ce qui plaît au Seigneur et à découvrir comment répondre pleinement à l’appel que Dieu a placé sur leur vie », a-t-elle expliqué.

Un appel à la consécration dans un contexte mondial préoccupant

Au-delà des questions liées à la famille et au ministère féminin, Audrey Hardy a également consacré une partie importante de son enseignement à la situation spirituelle du monde actuel. Pour elle, les événements qui secouent les nations, les crises qui se multiplient et les bouleversements observés à l’échelle internationale doivent interpeller les croyants et les conduire à une plus grande vigilance spirituelle. L’oratrice a rappelé que les chrétiens sont appelés à vivre dans une relation authentique avec Dieu et à se préparer continuellement à la réalisation des promesses bibliques. « Nous vivons des temps très sérieux. Lorsque nous regardons ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, nous constatons que beaucoup de choses ressemblent à ce que la Bible annonce concernant les temps de la fin. C’est un moment où l’Église doit se préparer davantage au retour de Jésus-Christ », a-t-elle affirmé.
Elle a ainsi invité les femmes présentes à se détourner des distractions et des préoccupations superficielles pour rechercher avec davantage de sincérité la présence de Dieu. « C’est un temps pour se mettre à part, un temps pour se consacrer au Seigneur, pour délaisser certaines choses du monde qui nous éloignent de lui et pour rechercher son cœur ainsi que sa volonté », a-t-elle ajouté sous les applaudissements de l’assistance.

Interrogée sur les enseignements consacrés à la vie de couple et à la place de la femme dans le mariage, Audrey Hardy a tenu à clarifier certaines incompréhensions fréquemment observées dans les milieux chrétiens. Elle estime que plusieurs femmes ont une perception erronée de la soumission biblique, souvent interprétée comme une obligation de passivité ou de silence. Pour la conférencière, cette compréhension ne correspond pas au projet de Dieu pour la femme. « Lorsque Dieu a créé la femme, il l’a créée pour être une aide auprès de l’homme. Cela signifie qu’elle doit être présente pour le soutenir, l’encourager, l’accompagner et participer pleinement à la mission que Dieu leur confie ensemble », a-t-elle expliqué.
Selon elle, une épouse chrétienne ne doit pas être réduite à un rôle secondaire. Bien au contraire, elle doit apporter sa contribution, partager sa vision, ses observations et ses conseils afin de contribuer à l’équilibre du foyer. « Beaucoup pensent que la soumission signifie se taire, ne jamais s’exprimer ou accepter tout sans rien dire. Ce n’est pas cela que Dieu demande. Le Seigneur veut que la femme prenne pleinement sa place aux côtés de son mari, qu’elle puisse l’aider, le soutenir et parfois lui faire voir certaines choses qu’il ne voit pas lui-même », a-t-elle souligné.
Pour Audrey Hardy, cette complémentarité constitue l’un des fondements essentiels de la stabilité familiale et du succès du ministère pastoral lorsque le couple est engagé dans l’œuvre de Dieu.

Vivre selon la culture du Royaume de Dieu

L’un des points forts de son message a porté sur la nécessité pour les croyants de s’affranchir de certaines pratiques ou habitudes héritées des traditions humaines lorsqu’elles sont en contradiction avec les enseignements bibliques. L’oratrice a encouragé les participantes à bâtir leur identité sur les valeurs du Royaume de Dieu plutôt que sur les modèles culturels ou sociaux transmis de génération en génération. « Nous devons apprendre à vivre selon la culture du Royaume de Dieu et non uniquement selon la culture que nous avons héritée de nos ancêtres. C’est la parole de Dieu qui doit guider nos choix, nos comportements et nos relations », a-t-elle déclaré. Une exhortation qui a particulièrement trouvé un écho favorable auprès des participantes, nombreuses à prendre des notes tout au long de la rencontre.

À l’issue de cette matinée d’enseignement, Audrey Hardy s’est dite profondément encouragée par l’attitude des femmes présentes. Selon elle, l’assistance s’est montrée attentive, réceptive et désireuse de recevoir les enseignements dispensés.
« Les femmes ont été très réceptives. Elles sont restées jusqu’à la fin de la rencontre. J’ai pu prier pour plusieurs d’entre elles et beaucoup ont été touchées par le Seigneur », a-t-elle témoigné. Elle a notamment évoqué des moments de prière intense au cours desquels plusieurs participantes ont affirmé avoir vécu des expériences de guérison intérieure, de restauration spirituelle et de renouvellement de leur foi.
Pour l’oratrice, ces témoignages constituent la preuve que Dieu continue d’agir au sein de son peuple lorsque celui-ci se rassemble dans la foi et la prière.

Une relation spirituelle qui se renforce avec le Gabon

Déjà invitée lors d’une précédente rencontre au Gabon, Audrey Hardy a exprimé sa joie de retrouver les fidèles gabonais et les responsables des Assemblées de Dieu.
Elle a salué l’engagement des femmes gabonaises dans l’œuvre de Dieu ainsi que leur désir de progresser dans leur vie spirituelle. « J’ai beaucoup apprécié ce moment passé avec elles. J’avais déjà eu l’occasion de venir l’année dernière et cette nouvelle rencontre a été une véritable bénédiction. Je suis persuadée que nous reviendrons encore pour poursuivre ce travail d’édification », a-t-elle déclaré.
Cette rencontre féminine est venue clôturer une semaine riche en enseignements et en temps de communion. Depuis le 25 mai, les fidèles ont participé à plusieurs activités majeures, notamment le grand culte de Pentecôte, les conférences pastorales du Corps de Christ et diverses sessions de formation spirituelle animées par le pasteur Miki Hardy et plusieurs responsables religieux

À travers cette initiative, la FADEA Gabon et le CNEPER entendaient promouvoir l’unité du Corps du Christ, renforcer la formation des leaders chrétiens et encourager les fidèles à devenir des acteurs du réveil spirituel dans leurs communautés respectives. Au terme de cette rencontre, un message semble avoir particulièrement retenu l’attention des participantes, celui d’un retour aux fondamentaux de la foi, d’une consécration renouvelée et d’une prise de conscience du rôle essentiel que les femmes sont appelées à jouer dans la construction de l’Église et l’édification de la société. Pour les organisateurs, cette mobilisation témoigne de la vitalité du mouvement évangélique au Gabon et de la volonté des croyants de poursuivre leur marche spirituelle dans un contexte mondial marqué par de nombreux défis.

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