INJS : Gracy Ghislaine Zouga Bibang obtient son diplôme d’inspectorat avec la mention Très bien grâce à un mémoire consacré à l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport

L’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) a vécu un nouveau moment d’excellence académique à l’occasion des soutenances de mémoires de fin de cycle en vue de l’obtention du diplôme d’inspectorat. Parmi les candidates qui se sont distinguées vendredi 17 juillet dernier, figure Gracy Ghislaine Zouga Bibang, dont les travaux de recherche ont été salués par le jury. À l’issue de sa présentation et des échanges scientifiques qui ont suivi, elle a obtenu la mention Très bien, avec une note de 17/20, récompensant ainsi plusieurs mois d’investigation, d’analyse et de rédaction. Très émue au terme de cette étape déterminante de son parcours universitaire, la nouvelle inspectrice a exprimé sa joie et sa reconnaissance. Pour elle, cette réussite représente l’aboutissement d’un engagement personnel marqué par la détermination, la discipline et le goût de la recherche. « En effet, je suis satisfaite d’avoir obtenu la mention Très bien, ce qui m’a permis d’avoir la note de 17 sur 20. Le sentiment qui m’anime aujourd’hui est un sentiment de satisfaction », a-t-elle déclaré avec émotion. Au-delà de la performance académique, cette soutenance marque le début d’une nouvelle étape dans sa carrière professionnelle, avec la volonté de mettre les connaissances acquises au service du développement du sport et de la jeunesse au Gabon.

Pour son mémoire de fin de cycle, Gracy Ghislaine Zouga Bibang a choisi un sujet d’une grande portée sociale, intitulé : « La place du sport chez les personnes en situation de handicap au Gabon : enjeux d’une intégration sociale réussie, cas des handicapés moteurs de Nzeng-Ayong et d’Akébé. » À travers cette étude, la candidate s’est intéressée à une problématique encore peu explorée au Gabon : celle de la pratique sportive par les personnes vivant avec un handicap moteur et son impact sur leur intégration sociale.
Selon elle, le sport constitue un puissant vecteur d’inclusion, d’épanouissement personnel, de bien-être physique et psychologique, ainsi qu’un moyen de lutter contre les discriminations. Pourtant, malgré l’existence de textes juridiques nationaux et internationaux garantissant les droits des personnes en situation de handicap, leur accès aux activités sportives demeure limité. « Le choix de ce thème était de montrer les inégalités sociales qui existent dans la promotion du sport chez ces personnes, mais également d’identifier les mécanismes qui freinent leur intégration sociale par le sport malgré les textes juridiques », a-t-elle expliqué. Son travail met ainsi en évidence plusieurs obstacles, notamment l’insuffisance des infrastructures adaptées, le manque d’équipements spécialisés, la faible sensibilisation de la société aux questions du handicap, ainsi que l’application encore insuffisante des politiques publiques en faveur du sport inclusif.

Une contribution à la réflexion sur les politiques publiques

Au-delà du constat, cette recherche propose une réflexion sur les actions à entreprendre afin de favoriser une véritable inclusion des personnes en situation de handicap dans les activités sportives. Le mémoire souligne que le développement du sport adapté ne constitue pas uniquement un enjeu sportif, mais également un enjeu de santé publique, de cohésion sociale, d’égalité des chances et de respect des droits humains. À travers le cas des personnes vivant avec un handicap moteur dans les quartiers de Nzeng-Ayong et d’Akébé, dans le 6e et 3e arrondissement de Libreville, l’étude met en lumière les réalités quotidiennes auxquelles ces citoyens sont confrontés et rappelle l’importance de renforcer les mécanismes d’accompagnement, les programmes de sensibilisation et les investissements dans des infrastructures accessibles à tous. Après plusieurs années de formation à l’Institut national de la jeunesse et des sports, Gracy Ghislaine Zouga Bibang estime disposer désormais des compétences nécessaires pour contribuer au développement des politiques publiques dans son domaine. « Au regard de ce qui précède, je peux dire que je suis prête à servir mon pays », a-t-elle affirmé.

Cette déclaration traduit sa volonté de mettre son expertise au service de l’administration publique, de promouvoir une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans les politiques sportives nationales et de contribuer au développement d’un sport plus inclusif au Gabon. Comme la plupart des travaux de recherche universitaire, cette étude n’a pas été réalisée sans obstacles. La candidate reconnaît avoir dû faire face à plusieurs contraintes qui ont rendu ses investigations particulièrement exigeantes.
« Aucune recherche ne peut se faire sans difficulté. Nous avons rencontré plusieurs obstacles, notamment le manque de finances, la rareté des ouvrages spécifiques à notre sujet, la contrainte du temps qui ne nous a pas facilité la tâche, ainsi que bien d’autres difficultés », a-t-elle confié. Malgré ces contraintes, elle n’a jamais renoncé à son objectif. Grâce à sa détermination, au soutien de ses encadreurs et à un important travail personnel, elle est parvenue à mener son projet jusqu’à son terme.

Le couronnement d’un travail acharné

Pour Gracy Ghislaine Zouga Bibang, cette réussite constitue avant tout une récompense pour les nombreux sacrifices consentis durant son parcours académique. « Je dirais que l’aboutissement de ce travail n’est que le fruit d’un travail acharné. Je rends grâce à Dieu d’avoir franchi cette étape qui n’était pas facile, mais comme on le dit, vouloir c’est pouvoir, et c’est fait », a-t-elle déclaré.
Par cette soutenance couronnée de succès, la nouvelle inspectrice rejoint la nouvelle génération de cadres formés par l’Institut national de la jeunesse et des sports, appelés à accompagner les politiques publiques en faveur du développement du sport, de la jeunesse et de l’inclusion sociale.

Son mémoire constitue une contribution importante à la réflexion sur la place des personnes en situation de handicap dans la société gabonaise. En mettant en évidence les défis auxquels elles restent confrontées et les pistes d’amélioration envisageables, cette recherche rappelle que le sport demeure un formidable outil d’intégration, de dignité et de participation citoyenne, à condition que les politiques publiques garantissent un accès effectif et équitable à tous les citoyens, sans distinction.

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