Le député de la Louetsi-Bibaka a financé une opération d’assainissement du site, mais les difficultés structurelles de l’établissement demeurent
À quelques heures de la rentrée scolaire 2026-2027, le lycée public de Malinga, dans le département de la Louetsi-Bibaka, province de la Ngounié, vient de bénéficier d’une intervention d’urgence destinée à améliorer son environnement immédiat. Alerté sur l’état préoccupant des alentours de l’établissement, fortement envahi par les hautes herbes, l’honorable député de la Louetsi-Bibaka, Anthony Brice Leboueghe, n’est pas resté insensible au cri d’alarme lancé par l’administration scolaire. Profitant de son séjour à Malinga, le parlementaire a effectué une visite au lycée public de la ville afin de s’imprégner des conditions dans lesquelles l’établissement s’apprêtait à accueillir les élèves pour la nouvelle année scolaire. Cette visite lui a permis de constater de visu les difficultés auxquelles est confrontée l’administration, notamment en matière d’entretien et d’assainissement du vaste espace abritant le lycée. À la veille de la reprise des cours, le constat était particulièrement préoccupant. Les hautes herbes avaient progressivement gagné les abords des bâtiments et plusieurs espaces du site scolaire, donnant au lycée une apparence peu compatible avec l’accueil des élèves, des enseignants et du personnel administratif. Face à cette situation, le député a décidé d’agir rapidement. Anthony Brice Leboueghe a ainsi procédé à l’achat d’une centaine de litres de carburant afin de permettre la réalisation des travaux d’assainissement autour du lycée. Le carburant a été mis à la disposition de la direction générale de l’entreprise Le Roi de Chantier (LRC), mobilisée pour contribuer aux opérations de nettoyage et de débroussaillage du site.
Cette intervention a également reposé sur la mobilisation des jeunes de la localité. Plusieurs d’entre eux se sont spontanément engagés dans les travaux, machettes en main, pour débarrasser les abords de l’établissement de la végétation qui les recouvrait progressivement.
L’opération a été supervisée par le premier magistrat de la ville, Ferdinand Bandoungou Bikabika, qui a accompagné cette dynamique visant à offrir aux élèves un cadre plus propre au moment de leur retour en classe. L’initiative intervient à un moment particulièrement sensible. Dès ce lundi 7 septembre 2026, les élèves doivent reprendre le chemin de l’école. Il était donc urgent de rendre les espaces extérieurs du lycée suffisamment accessibles et propres pour accueillir la communauté éducative. À travers ce geste, Anthony Brice Leboueghe apporte ainsi une réponse immédiate à l’un des problèmes les plus visibles signalés par l’administration de l’établissement. Cette intervention trouve son origine dans les préoccupations exprimées par Dimitri Body, censeur pédagogique du lycée public de Malinga. Dans un contexte marqué par l’approche de la rentrée scolaire, le responsable avait tiré la sonnette d’alarme sur les conditions dans lesquelles l’établissement devait reprendre ses activités. Pour lui, l’entretien d’un établissement scolaire de cette dimension nécessite des moyens humains, matériels et financiers conséquents. Or, l’administration ne dispose pas toujours des ressources nécessaires pour assurer seule le débroussaillage et l’entretien régulier du site. La végétation constitue donc l’une des difficultés les plus immédiatement visibles. Mais derrière cette question d’assainissement se cache une réalité beaucoup plus large. Le lycée public de Malinga est confronté à plusieurs problèmes qui touchent à la fois son administration, ses infrastructures et ses capacités de fonctionnement. L’intervention du député a permis de traiter une urgence, mais elle ne règle pas l’ensemble des préoccupations soulevées par le censeur pédagogique.
Une administration encore provisoire
Sur le plan administratif, l’établissement continue de fonctionner dans une situation transitoire. Le décès du proviseur a créé un vide à la tête de la structure et contraint l’équipe en place à assurer la continuité du service dans l’attente de décisions définitives des autorités de tutelle. Dimitri Body explique que le lycée fonctionne actuellement avec une administration provisoire. Cette situation intervient alors même que les responsables doivent préparer une nouvelle année scolaire, organiser l’accueil des élèves, coordonner les équipes pédagogiques et veiller au fonctionnement quotidien de l’établissement. L’absence d’une organisation administrative totalement stabilisée constitue donc une difficulté supplémentaire. Le lycée attend notamment que les autorités compétentes puissent clarifier sa situation et prendre les dispositions nécessaires pour permettre un fonctionnement administratif normal. Cette question est d’autant plus importante que l’établissement doit faire face à d’autres contraintes, notamment le manque de personnel administratif. Le déficit en personnel constitue l’une des préoccupations majeures exprimées par le censeur pédagogique. Un établissement scolaire ne repose pas uniquement sur ses enseignants. Son bon fonctionnement nécessite également des agents administratifs, du personnel d’encadrement et différents intervenants chargés d’assurer la gestion quotidienne de la structure. À Malinga, le manque de personnels dans certains services complique davantage la tâche de l’équipe existante. Dans ces conditions, les agents présents doivent parfois assumer plusieurs responsabilités afin de maintenir le fonctionnement de l’établissement. Cette situation pose également la question plus générale de l’affectation des personnels dans les zones éloignées des grands centres urbains. Pour Dimitri Body, il est nécessaire de créer des conditions suffisamment attractives pour permettre aux agents affectés dans ces localités d’y travailler et d’y demeurer durablement.
La disponibilité de logements adaptés, l’amélioration des conditions de travail et l’accès aux services essentiels constituent autant de facteurs susceptibles de favoriser la stabilité des personnels. À ces difficultés administratives s’ajoute la question des infrastructures. Le lycée public de Malinga dispose de plusieurs bâtiments, mais certains travaux ne sont toujours pas achevés. Certaines constructions nécessitent encore des travaux de finition tandis que d’autres ne disposent pas de l’ensemble des équipements indispensables à leur utilisation normale. Cette situation oblige l’administration à faire preuve d’imagination et à adapter les espaces disponibles aux besoins de fonctionnement. Des locaux qui avaient été initialement conçus pour des usages précis sont ainsi utilisés pour d’autres fonctions. Le bâtiment actuellement occupé par l’administration devait notamment être destiné à d’autres services, notamment aux affaires sociales et à l’infirmerie. De la même manière, la salle utilisée comme salle des professeurs était initialement destinée au laboratoire de sciences physiques. La salle de surveillance occupe, quant à elle, l’espace qui devait servir de laboratoire de sciences de la vie et de la Terre. Ces réaffectations permettent au lycée de fonctionner malgré les contraintes, mais elles présentent également des limites. À terme, chaque service devrait pouvoir disposer d’un espace correspondant à sa vocation. Les laboratoires scientifiques, en particulier, devraient pouvoir être utilisés conformément à leur destination pédagogique afin de permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement pratique dans de bonnes conditions.
Internat et réfectoire : deux infrastructures attendues
La situation de l’internat et du réfectoire constitue également une préoccupation importante. Le lycée dispose de ces infrastructures, mais leur pleine fonctionnalité reste conditionnée par l’achèvement des travaux et la réalisation des aménagements nécessaires. Pour une localité comme Malinga, l’existence d’un internat opérationnel revêt une importance particulière. De nombreux élèves sont susceptibles de provenir de villages et de zones éloignées. Un internat fonctionnel permettrait donc de faciliter leur scolarisation en leur offrant une solution d’hébergement à proximité de l’établissement. Le réfectoire constitue également une infrastructure essentielle. Sa mise en service dans des conditions normales permettrait d’améliorer la prise en charge des élèves concernés et de leur offrir un espace approprié pour les repas. La finalisation de ces deux infrastructures apparaît donc comme une priorité pour l’avenir du lycée. Face à cette situation, les parents d’élèves peuvent légitimement nourrir des interrogations. L’état des infrastructures, les difficultés administratives et les conditions générales de fonctionnement peuvent amener certaines familles à envisager d’autres établissements pour la scolarisation de leurs enfants. Dimitri Body dit comprendre les inquiétudes des parents. Les familles souhaitent naturellement que leurs enfants évoluent dans un environnement favorable à leur réussite. Elles sont donc attentives à la qualité des infrastructures, à la disponibilité des enseignants, à la sécurité et à l’environnement général de l’établissement. Pour autant, le censeur pédagogique invite les parents à ne pas perdre confiance dans le lycée public de Malinga. Selon lui, l’établissement possède un potentiel important. Les bâtiments existants, l’espace disponible et les infrastructures prévues constituent une base sur laquelle il est possible de construire un établissement performant.
Mais pour y parvenir, il faut que les travaux soient achevés et que les moyens nécessaires à son fonctionnement soient régulièrement mobilisés. L’opération d’assainissement initiée grâce à l’intervention d’Anthony Brice Leboueghe constitue une réponse appréciable à une urgence immédiate. Elle permet au lycée de présenter, à la veille de la rentrée, un environnement extérieur plus propre et plus adapté à l’accueil des élèves. Mais pour l’administration, la question ne saurait se limiter à une opération ponctuelle. Le problème de l’entretien du site devra être traité dans la durée. Le vaste espace occupé par le lycée nécessite un entretien régulier. Sans dispositif permanent, les herbes risquent de repousser rapidement et de replacer l’établissement dans la même situation quelques semaines ou quelques mois plus tard. Il apparaît donc nécessaire de réfléchir à un mécanisme pérenne d’entretien des espaces scolaires, avec des moyens humains, matériels et financiers clairement identifiés. L’intervention ponctuelle du député pourrait ainsi constituer un point de départ, mais elle doit surtout permettre de mettre en lumière la nécessité d’un accompagnement institutionnel plus important. En intervenant à la veille de la rentrée, Anthony Brice Leboueghe a voulu apporter une réponse concrète à une difficulté qui concernait directement les élèves de sa circonscription. L’initiative présente également une dimension collective puisque les jeunes de la localité ont été associés aux travaux, aux côtés de l’entreprise LRC et sous la supervision du maire Ferdinand Bandoungou Bikabika, connus sous le pseudonyme de Ngosselé.
Cette mobilisation locale démontre que la question de l’éducation ne concerne pas uniquement l’administration scolaire ou le ministère en charge de l’Éducation nationale. Elle interpelle également les élus, les collectivités locales, les entreprises, les associations, les parents et l’ensemble de la communauté. L’école étant un patrimoine commun, son entretien et son amélioration nécessitent une mobilisation collective.
Le véritable défi commence maintenant
Avec le nettoyage des abords du lycée, une première urgence a été traitée. Les élèves qui franchiront les portes de l’établissement ce lundi 7 septembre devraient ainsi retrouver un cadre extérieur plus propre qu’il ne l’était quelques jours auparavant. Mais le chantier du lycée public de Malinga est loin d’être terminé. Les problèmes évoqués par Dimitri Body demeurent : administration provisoire, manque de personnel administratif, bâtiments inachevés, espaces réaffectés, équipements insuffisants, internat et réfectoire encore non pleinement opérationnels. Autrement dit, l’assainissement du site constitue une première réponse, mais pas la solution à l’ensemble des difficultés. Le lycée a désormais besoin d’un engagement plus durable des pouvoirs publics afin de finaliser ses infrastructures, renforcer ses effectifs administratifs et améliorer les conditions de travail et d’apprentissage. Malgré les difficultés, le discours de l’administration ne se résume pas au constat d’échec. Dimitri Body continue de croire au potentiel du lycée public de Malinga et à sa capacité à devenir un véritable pôle éducatif pour la localité et les villages environnants. Cette ambition suppose toutefois que les infrastructures soient achevées, que les équipements soient disponibles et que les personnels nécessaires soient affectés en nombre suffisant. Elle suppose également que les autorités accordent une attention particulière aux établissements situés dans les zones rurales et éloignées. Les élèves de Malinga ne doivent pas être pénalisés par leur lieu de résidence. Ils doivent pouvoir bénéficier des mêmes conditions minimales d’apprentissage que leurs camarades des grands centres urbains.
La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre donc à Malinga sous le signe d’un double sentiment : le soulagement après l’opération d’assainissement et l’attente de réponses plus profondes aux problèmes structurels du lycée. Le geste d’Anthony Brice Leboueghe aura permis de donner un coup d’accélérateur au nettoyage du site. La mobilisation des jeunes et l’implication des autorités municipales auront, elles aussi, contribué à cette remise en état. Reste maintenant aux pouvoirs publics à poursuivre cette dynamique. Car derrière les hautes herbes, les bâtiments inachevés, les salles provisoirement réaffectées et le manque de personnel, c’est l’avenir de la jeunesse de Malinga qui se joue. Pour cette rentrée du 7 septembre, le lycée sera prêt à accueillir ses élèves. Mais pour les prochaines années scolaires, le véritable enjeu sera de faire en sorte que cet établissement dispose enfin des moyens humains, matériels et infrastructurels nécessaires à son ambition. À Malinga, le nettoyage des abords du lycée a donc marqué une première étape. Le plus grand chantier, celui de la consolidation durable de l’établissement, reste désormais à construire.