Sports / Randonnée pédestre et bien-être pour tous : Marie Laure Essan Amoin intensifie les contacts au Gabon

Après son arrivée à Libreville, la présidente de la Confédération africaine de randonnée pédestre et du bien-être pour tous multiplie les rencontres avec les autorités. De la mairie d’Owendo à la représentation diplomatique ivoirienne, en passant par le ministère de la Jeunesse et des Sports, la dirigeante continentale entend accompagner la jeune Fédération gabonaise de randonnée pédestre dans son développement et faire du Gabon une nouvelle terre de référence pour la discipline en Afrique centrale. Arrivée à Libreville le mercredi 5 août dernier, la présidente de la Confédération africaine de randonnée pédestre et du bien-être pour tous (CARP), Marie Laure Essan Amoin, n’a pratiquement pas eu le temps de souffler. À peine installée dans la capitale gabonaise, la responsable ivoirienne a entamé un programme particulièrement chargé, alternant rencontres institutionnelles, visites de courtoisie, échanges avec les acteurs du mouvement sportif et activités de terrain.

Cette visite d’amitié et de travail, organisée en collaboration avec la Fédération gabonaise de randonnée pédestre et du bien-être pour tous (FEGARAP), présidée par Marius Mambanya, intervient dans un contexte marqué par la volonté de donner une nouvelle impulsion à la randonnée pédestre au Gabon. Pour la CARP, il ne s’agit pas uniquement de venir constater la naissance d’une nouvelle fédération. L’objectif est également de créer les conditions d’un accompagnement durable, fondé sur la formation, l’organisation de compétitions, la création de sentiers, la promotion du sport pour tous et la valorisation du potentiel écotouristique du Gabon. Depuis son arrivée, Marie Laure Essan Amoin multiplie donc les contacts afin de présenter officiellement la Confédération aux autorités gabonaises et de poser les jalons d’une coopération appelée à se renforcer dans les prochains mois.

Première étape : la commune d’Owendo

La journée du jeudi 6 août, a démarré de bonne heure pour la délégation ivoirienne. Première étape de cette série de rencontres : la mairie de la commune d’Owendo, où la présidente de la CARP a été reçue par le maire Arnaud Sandri Nombo. Conduite par le président de la FEGARAP, Marius Mambanya, la délégation a eu des échanges avec l’édile et ses principaux collaborateurs sur les perspectives de développement de la randonnée pédestre dans la commune. Cette rencontre n’était pas fortuite. La commune d’Owendo occupe désormais une place importante dans le calendrier de la jeune fédération gabonaise. Au cours des échanges, Marius Mambanya a en effet indiqué que la ville avait été retenue pour accueillir la première compétition internationale de randonnée pédestre organisée ce samedi 8 août, dans le cadre du développement de la discipline au Gabon.

Une annonce qui a manifestement réjoui le maire Arnaud Sandri Nombo. L’édile a salué l’honneur fait à sa commune par la présence de la délégation et a insisté sur les potentialités dont dispose Owendo. Selon lui, la commune ne manque pas de sites susceptibles d’être découverts et valorisés. La randonnée pourrait ainsi constituer un moyen supplémentaire de faire connaître certains espaces de la ville, tout en favorisant la pratique d’une activité physique accessible au plus grand nombre.
Cette dimension touristique n’est pas étrangère à la vision défendue par la CARP. Pour ses responsables, la randonnée ne doit pas être considérée uniquement comme une activité sportive. Elle peut également devenir un outil de découverte des territoires, de valorisation du patrimoine naturel et de promotion du tourisme local.

Une discipline au service du bien-être

La philosophie défendue par Marie Laure Essan Amoin repose justement sur cette approche globale. Présidente de la Fédération ivoirienne de randonnée pédestre et du bien-être pour tous, présidente de la Confédération africaine de randonnée pédestre et du bien-être pour tous, représentante de l’Afrique au niveau mondial du sport pour tous et membre du comité exécutif de la Fédération internationale du sport pour tous, elle dispose d’une expérience qui lui permet de porter une vision continentale de la discipline. La randonnée pédestre, selon cette conception, doit être accessible à toutes les catégories de populations, indépendamment de l’âge ou du niveau sportif.

Il s’agit avant tout de favoriser une pratique régulière de l’activité physique, dans un cadre encadré et adapté aux capacités des participants. La responsable continentale insiste notamment sur la nécessité de renforcer la formation des encadreurs. Ceux-ci doivent être capables de proposer des exercices correspondant aux capacités et aux profils des pratiquants. Cette exigence est particulièrement importante lorsqu’il s’agit d’une discipline qui entend toucher un public large.

Civilités auprès de la représentation ivoirienne

Après la mairie d’Owendo, la délégation s’est rendue auprès de la représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire au Gabon.
Marie Laure Essan Amoin a été reçue par son compatriote Eugène Ogou Kouassi, chargé d’affaires, en lieu et place de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, empêché. Cette rencontre a constitué une nouvelle étape dans le programme de la présidente de la CARP. Au-delà de l’aspect sportif, cette visite avait une dimension diplomatique et fraternelle. La dirigeante ivoirienne tenait à présenter sa mission aux représentants de son pays au Gabon et à partager avec eux les ambitions de la Confédération africaine. Cette démarche s’inscrit dans une logique de rapprochement entre les acteurs institutionnels, sportifs et diplomatiques autour d’un projet qui se veut continental.

Le lendemain, vendredi 7 août, le programme de la présidente de la CARP s’est poursuivi avec une audience au ministère de la Jeunesse et des Sports.
Marie Laure Essan Amoin a été reçue par le ministre Paul Kessany, à qui elle a présenté les objectifs de la Confédération et les raisons de sa présence au Gabon. Pour la présidente de la CARP, cette rencontre avec la tutelle sportive était une étape incontournable. « Quand nous venons dans un pays comme le Gabon, il est important que nous passions présenter nos civilités aux autorités », a-t-elle expliqué. Elle a rappelé qu’après la rencontre avec le maire d’Owendo et la représentation diplomatique ivoirienne, il était tout aussi important de venir au ministère de la Jeunesse et des Sports pour « signifier notre présence dans notre pays ».
Marie Laure Essan Amoin a qualifié cette rencontre de « véritable visite de courtoisie », tout en se félicitant de la qualité des échanges avec le ministre. « Nous avons eu à faire un échange très fructueux et cela donne un peu les couleurs de l’avenir », a-t-elle déclaré. Une manière de souligner que les discussions engagées pourraient déboucher sur des actions concrètes en faveur du développement de la randonnée pédestre au Gabon.

De dix pays fondateurs à 21 pays membres

Au cours de son séjour, Marie Laure Essan Amoin a également présenté l’histoire et les ambitions de la Confédération africaine de randonnée pédestre et du bien-être pour tous. Créée le 15 août 2019, à l’initiative de dix pays membres auxquels se sont joints des pays observateurs, la CARP compte désormais 21 pays membres. Une progression qui témoigne, selon sa présidente, de l’intérêt croissant porté à la randonnée pédestre et au sport pour tous sur le continent africain. Mais l’ambition de la Confédération ne s’arrête pas à 21 pays.
L’objectif à terme est de parvenir à réunir les 55 pays africains au sein de cette grande organisation continentale. Pour atteindre cette ambition, la CARP entend notamment accompagner les pays qui ne disposent pas encore de fédération nationale structurée.
Il s’agit d’aider ces pays à créer leurs propres instances fédérales, à former leurs dirigeants et leurs encadreurs et à leur permettre de disposer d’une organisation capable de développer durablement la discipline. Le Gabon, qui vient de se doter de sa jeune fédération, constitue donc un cas particulièrement intéressant pour la Confédération.

La jeune FEGARAP au cœur de la stratégie

La naissance de la Fédération gabonaise de randonnée pédestre et du bien-être pour tous constitue une avancée importante pour les responsables de la discipline. Mais comme toute jeune structure, elle doit encore renforcer son organisation, former ses cadres, développer ses réseaux et multiplier les activités. C’est précisément sur ce terrain que Marie Laure Essan Amoin entend apporter son expérience. Interrogée sur la politique que la Confédération compte mettre en place pour accompagner la jeune fédération gabonaise, la présidente de la CARP a privilégié une approche fondée sur l’écoute, le partage d’expériences et la formation. « C’est de les écouter, de les soutenir », a-t-elle expliqué, évoquant notamment l’expérience de la Fédération ivoirienne et celle des autres pays membres de la Confédération. L’idée est de permettre à la FEGARAP de bénéficier de l’expérience accumulée par les fédérations plus anciennes afin d’éviter certaines difficultés de démarrage et de progresser plus rapidement. La coopération ne devrait donc pas se limiter à des visites protocolaires. Elle pourrait concerner la formation des encadreurs, l’organisation des compétitions, la structuration des associations, la création des sentiers et la mise en place de programmes de randonnée adaptés aux différentes catégories de pratiquants.

Pour la dirigeante africaine, la randonnée pédestre possède également une dimension sociale. Le sport pour tous doit, selon elle, contribuer à rapprocher les populations, à favoriser les rencontres et à créer des espaces de convivialité. « Pour l’Afrique tout entière, il s’agit de changer les comportements à travers les activités physiques et sportives et d’apporter le bien-être à l’Afrique », a-t-elle expliqué. Elle estime que le sport pour tous peut constituer un véritable « ciment de la cohésion sociale à long terme ». Cette vision élargit considérablement le champ de la randonnée pédestre. Il ne s’agit plus seulement de marcher ou de participer à une compétition. La discipline devient également un moyen de sensibiliser les populations à l’importance de l’activité physique, de la santé, de la découverte de l’environnement et du vivre-ensemble.

Des encadreurs formés pour une pratique adaptée

Un autre axe majeur défendu par la CARP concerne la formation. Marie Laure Essan Amoin souhaite voir le Gabon disposer d’encadreurs suffisamment formés pour accompagner les pratiquants. Ces derniers devront notamment être capables d’adapter les exercices aux caractéristiques des participants. La prise en compte du profil médical des pratiquants apparaît ainsi comme un élément essentiel dans la pratique du sport pour tous. La Confédération entend donc contribuer à la formation de cadres capables d’encadrer les randonnées dans les meilleures conditions et de proposer des activités physiques adaptées. Cette démarche doit également permettre de professionnaliser progressivement la discipline au Gabon.

L’un des temps forts du séjour de Marie Laure Essan Amoin au Gabon reste la randonnée écotouristique prévue dans le cadre de cette visite. L’activité repose sur un triptyque particulièrement adapté aux potentialités du Gabon : sport, culture et tourisme. L’idée est de sortir la randonnée du seul cadre sportif pour en faire un véritable outil de découverte. La présidente de la CARP veut notamment permettre aux populations de Libreville et d’Owendo de découvrir autrement leur environnement naturel. Faune, flore, paysages et espaces naturels peuvent ainsi devenir des supports de pratique sportive, mais aussi des éléments de valorisation touristique. Pour Marie Laure Essan Amoin, le Gabon possède une richesse naturelle exceptionnelle qui mérite d’être davantage connue et valorisée à travers ce type d’activités. Elle a donc lancé un appel aux populations de Libreville et d’Owendo afin qu’elles viennent nombreuses prendre part à cette randonnée. « J’invite vraiment toute la population owendoise et la population de Libreville à venir prendre part à cette grande activité », a-t-elle déclaré.

Une compétition d’endurance inédite en Afrique centrale

Au-delà de la randonnée écotouristique, l’autre grande attraction annoncée dans le cadre de ce séjour est l’organisation d’une compétition de randonnée d’endurance.
Pour les organisateurs, cette initiative revêt un caractère particulier puisqu’elle doit permettre au Gabon d’accueillir, pour la première fois en Afrique centrale dans ce cadre, une compétition internationale de ce type. Une manière de positionner progressivement le Gabon sur la carte africaine de la randonnée pédestre. Cette compétition devrait également servir de vitrine à la jeune FEGARAP et lui permettre de démontrer sa capacité à organiser des événements d’envergure. Elle pourrait, à terme, ouvrir la voie à d’autres rendez-vous internationaux au Gabon.

Marie Laure Essan Amoin a également adressé un message aux nombreuses associations qui pratiquent déjà la marche, la randonnée ou différentes activités physiques au Gabon. Elle les invite à ne pas rester en marge de la dynamique engagée par la FEGARAP. Pour la présidente de la CARP, la construction d’une fédération forte passe nécessairement par le rassemblement des différentes associations et structures autour d’une même organisation. L’objectif est de permettre à ces acteurs de travailler ensemble, de bénéficier des formations et de participer aux compétitions et programmes mis en place. La fédération pourrait ainsi devenir une véritable plateforme de rassemblement de tous ceux qui souhaitent promouvoir la randonnée et le sport pour tous au Gabon.

Des symboles de la coopération continentale

Au fil de ses rencontres avec les autorités et les responsables institutionnels, Marie Laure Essan Amoin a également remis des écharpes de la Confédération africaine de randonnée pédestre et du bien-être pour tous, ainsi que de petits trophées symbolisant les différentes randonnées.
Ces gestes, au-delà de leur caractère protocolaire, traduisent la volonté de la CARP de laisser une empreinte de son passage au Gabon et de matérialiser les liens qui se nouent avec les autorités, les collectivités locales et les acteurs sportifs.
Ils constituent également des symboles de reconnaissance et de partage autour d’une discipline qui ambitionne de franchir progressivement les frontières nationales.

De la mairie d’Owendo à la représentation diplomatique ivoirienne, en passant par le ministère de la Jeunesse et des Sports, la visite de Marie Laure Essan Amoin prend donc une dimension à la fois sportive, institutionnelle, diplomatique et touristique.
Elle traduit surtout la volonté de la Confédération africaine d’accompagner la jeune fédération gabonaise dans ses premiers pas. Pour Marius Mambanya et son équipe, cette présence au Gabon constitue une opportunité de bénéficier directement de l’expérience d’une organisation déjà implantée dans plusieurs pays africains. Pour Marie Laure Essan Amoin, il s’agit également de donner au Gabon les moyens de devenir un acteur important du sport pour tous en Afrique centrale.
Le défi est désormais de transformer les échanges et les engagements en actions concrètes : former davantage d’encadreurs, multiplier les sentiers de randonnée, fédérer les associations existantes, organiser régulièrement des compétitions et faire de la randonnée un outil de promotion de la santé, du tourisme et du bien-être.

Un appel à la mobilisation générale

À quelques heures des activités de terrain, la présidente de la CARP veut surtout retenir une chose : la réussite de cette nouvelle dynamique dépendra de la mobilisation de tous. Autorités locales, ministère de tutelle, fédération, associations, encadreurs et populations sont appelés à travailler ensemble.
« J’invite toute la population d’Owendo et de Libreville à venir prendre part à cette grande activité », a insisté Marie Laure Essan Amoin. Elle encourage également les associations qui hésitent encore à se rapprocher de la Fédération gabonaise de randonnée pédestre afin de participer à cette nouvelle aventure. À travers cette visite, la CARP veut ainsi faire du Gabon non seulement un nouveau membre actif de la famille africaine de la randonnée pédestre, mais également un point d’appui pour le développement du sport pour tous en Afrique centrale.

Après son arrivée mercredi, les rencontres institutionnelles des jeudi et vendredi ont donc permis de poser les premiers jalons. Les activités sportives et écotouristiques doivent désormais donner une traduction concrète à cette volonté de coopération.
Une nouvelle page semble ainsi s’ouvrir pour la randonnée pédestre au Gabon, avec, en ligne de mire, un objectif simple mais ambitieux : faire de la marche un véritable levier de santé, de bien-être, de cohésion sociale et de découverte du patrimoine naturel gabonais.

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