Réuni autour d’un cocktail de presse organisé le samedi 17 octobre 2026, à Mindoubé, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a présenté son siège et réaffirmé sa détermination à poursuivre son engagement politique, malgré l’incarcération de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze. À travers la voix de son premier vice-président Théophile Makita Niembo, la formation politique a lancé un appel à la libération de son leader, tout en mettant en avant les enjeux liés à l’État de droit, au respect des libertés fondamentales et à la préservation du pluralisme démocratique au Gabon.
Le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) entend maintenir le cap. Malgré l’absence de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, actuellement incarcéré, cette formation politique veut démontrer qu’elle demeure une organisation active, structurée et déterminée à participer pleinement à la vie démocratique nationale. C’est le message principal délivré par son premier vice-président Théophile Makita Niembo à l’occasion d’un cocktail de presse organisé le samedi 17 octobre 2026, à Mindoubé 1, dans le cadre de la présentation officielle du siège du parti. Devant les professionnels des médias, les responsables politiques, les militants, les sympathisants et les invités présents, le représentant de la direction d’EPG a saisi cette occasion pour réaffirmer la continuité des activités du parti et exprimer les préoccupations de ses responsables concernant la situation judiciaire de leur président. Cette rencontre poursuivait ainsi un double objectif, présenter aux journalistes le cadre dans lequel la formation politique entend organiser ses activités et faire connaître sa position sur une situation qu’elle juge préoccupante pour son fonctionnement, mais également pour le débat démocratique national. Dans un contexte marqué par l’absence de son principal dirigeant, EPG veut donner des signes de continuité et de résistance politique. La présentation de son siège apparaît, à cet égard, comme un acte destiné à rassurer ses militants, à maintenir la cohésion de ses structures et à rappeler à l’opinion publique que le parti entend conserver sa place dans le paysage politique gabonais. Pour Ensemble pour le Gabon, la présentation de son siège à Mindoubé 1 ne constitue pas une simple cérémonie protocolaire. Elle représente une étape dans la consolidation de son organisation et dans la poursuite de ses activités politiques. Le premier vice-président Théophile Makita Niembo a insisté sur la portée symbolique et pratique de cette infrastructure, présentée comme un espace de travail, de concertation, de coordination et de préparation des actions futures du parti. Au-delà de sa fonction administrative, le siège doit servir de point d’ancrage aux responsables et aux militants, en leur offrant un cadre propice aux échanges, à l’organisation interne et à la réflexion sur les orientations politiques de la formation. En choisissant de réunir la presse à cette occasion, EPG entend également rendre visible son fonctionnement et affirmer sa volonté de demeurer accessible aux journalistes et à l’opinion publique. « Ce siège est bien plus qu’un local administratif. Il est un point d’ancrage, un lieu de concertation, d’organisation et de préparation de nos actions », a souligné le vice-président dans son allocution. Cette déclaration traduit la volonté de la direction du parti de ne pas laisser les difficultés actuelles compromettre son organisation. Elle vise également à rappeler que la vie d’une formation politique ne peut reposer exclusivement sur la présence physique de son président, aussi importante que soit sa fonction dans la conduite de ses activités.
Pour les responsables d’EPG, l’enjeu est donc de préserver les acquis organisationnels, de maintenir la mobilisation de la base militante et de continuer à porter les convictions du parti dans l’espace public. « Nous ne sommes donc pas réunis pour constater un recul, mais pour affirmer une continuité », a déclaré le vice-président, résumant ainsi l’esprit de cette rencontre.
À travers ce message, EPG cherche à rassurer ses sympathisants et à démontrer que l’incarcération de son président ne signifie pas la mise en sommeil de ses structures. La formation politique entend poursuivre son existence institutionnelle et conserver sa capacité à intervenir dans les débats qui engagent l’avenir du pays. Si la présentation du siège constituait le motif officiel du cocktail de presse, la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze a rapidement occupé une place centrale dans le discours du vice-président. Pour EPG, le président du parti demeure une personnalité importante du paysage politique gabonais. Sa deuxième place à la dernière élection présidentielle, telle que rappelée par le responsable politique, lui confère, aux yeux de sa formation, une responsabilité particulière dans l’expression des sensibilités politiques qui ne se reconnaissent pas dans l’action du pouvoir en place. Le premier vice-président Makita Niembo l’a ainsi présenté comme le premier opposant au pouvoir actuel, estimant que son positionnement politique donne une dimension nationale aux préoccupations exprimées par son parti. Cette appréciation constitue le fondement de l’argumentaire développé par EPG. Selon ses responsables, la situation judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze ne saurait être considérée uniquement comme une question interne à leur organisation. Elle suscite, à leurs yeux, des interrogations sur les conditions dans lesquelles l’opposition peut exercer son rôle et participer au débat public. L’enjeu, pour EPG, consiste à préserver un espace politique dans lequel les divergences peuvent être exprimées sans que les personnes concernées soient privées des garanties reconnues par la loi.
La deuxième personnalité du parti a rappelé que le pluralisme démocratique suppose l’existence de sensibilités différentes, capables de défendre leurs idées, de critiquer les orientations gouvernementales et de proposer d’autres perspectives pour le développement du pays. Dans cette logique, l’opposition n’est pas présentée comme un adversaire devant être exclu du débat national, mais comme une composante de la vie démocratique dont l’existence contribue à la confrontation des idées et à la vitalité des institutions. Pour Théophile Makita Niembo, le respect du pluralisme ne doit donc pas se limiter à la reconnaissance formelle des partis politiques. Il doit également se traduire par des garanties concrètes permettant à leurs responsables et à leurs militants d’exercer leurs droits dans le cadre républicain. C’est à partir de cette conception que la formation politique entend faire entendre ses préoccupations au sujet de son président.
La prolongation de la détention suscite l’inquiétude d’EPG
Le deuxième volet de l’allocution a porté sur l’incarcération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze et sur la prolongation de sa détention, que le parti considère comme injuste. Les responsables d’EPG disent suivre avec une profonde préoccupation l’évolution de sa situation judiciaire. Selon eux, la durée de cette détention renforce les interrogations sur les garanties dont bénéficie leur président et sur les conditions dans lesquelles sa situation sera examinée. Face à cette situation, le parti demande que son leader retrouve sa liberté dans les meilleurs délais. Cet appel constitue l’une des principales revendications formulées lors de cette rencontre avec les médias. Il a été présenté comme une exigence politique et juridique, fondée sur la nécessité de garantir les droits de toute personne concernée par une procédure judiciaire. Le premier vice-président a tenu à rappeler qu’une personne poursuivie en justice doit pouvoir bénéficier des garanties prévues par la loi, d’une procédure équitable et du respect de ses droits fondamentaux. Dans son argumentation, la détention ne doit pas devenir une situation considérée comme normale du seul fait que le temps passe. Les circonstances dans lesquelles elle intervient, son maintien et les garanties procédurales qui l’accompagnent doivent, selon lui, faire l’objet d’une attention particulière. Toutefois, le responsable politique a pris soin de préciser que la position de son parti ne revient pas à nier le rôle de la justice ni à contester par principe l’existence d’une procédure judiciaire. Le EPG affirme plutôt vouloir rappeler que l’autorité judiciaire doit pouvoir exercer ses missions dans le respect des droits de chaque citoyen et selon les règles applicables. « Nous ne réclamons aucun privilège en raison de son statut politique. Nous demandons que ses droits soient pleinement garantis et que sa situation connaisse une issue juste », a insisté M. Makita Niembo. Par cette déclaration, le parti entend distinguer la défense de son président d’une demande de traitement particulier. Son argumentaire repose sur le principe selon lequel le statut politique d’une personne ne doit ni la priver de ses droits ni lui conférer un avantage devant la justice. La formation politique souhaite ainsi que la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze connaisse un dénouement rapide, dans des conditions qu’elle estime conformes aux exigences d’équité, d’impartialité et de transparence. Au-delà de la situation personnelle de son président, Ensemble pour le Gabon a élargi son propos à une question plus générale : celle de la confiance des citoyens dans les institutions. Pour les responsables du parti, la détention prolongée d’une personnalité occupant une place importante dans l’opposition est susceptible de susciter des interrogations au sein de l’opinion publique, notamment sur les garanties offertes aux acteurs politiques. Le premier vice-président Théophile Makita Niembo a ainsi invité à s’interroger sur la manière dont les institutions peuvent préserver leur crédibilité lorsque la situation judiciaire d’un responsable politique de premier plan provoque des préoccupations et des débats. Cette interrogation ne signifie pas, selon l’argumentaire présenté, que toute procédure visant un opposant serait nécessairement motivée par des considérations politiques. Le responsable d’EPG a explicitement reconnu qu’une telle conclusion ne pouvait être tirée automatiquement de la seule appartenance politique d’une personne poursuivie. Il a néanmoins estimé que les circonstances de la détention, sa durée et le respect des garanties procédurales devaient pouvoir être examinés avec sérieux.
Cette précision mérite d’être soulignée, car elle place le discours d’EPG sur le terrain des principes de droit et de la transparence des procédures, plutôt que sur celui d’une accusation générale contre les institutions judiciaires. Pour le parti, la crédibilité de la justice dépend aussi de la confiance que les citoyens peuvent lui accorder. Cette confiance suppose que les procédures soient conduites dans le respect des règles applicables et que les droits des personnes concernées soient effectivement garantis.
La formation politique considère, en outre, que le respect des droits fondamentaux doit demeurer indépendant des rapports de force politiques. Qu’une personne soutienne le pouvoir ou appartienne à l’opposition, elle doit pouvoir bénéficier des garanties prévues par la loi. À travers cette position, EPG entend rappeler que l’État de droit se mesure non seulement à l’existence des institutions, mais également à leur capacité à protéger les libertés et les droits de tous. Dans son intervention, le colonel à la retraite, Théophile Makita Niembo a également évoqué la portée de cette situation pour l’image démocratique du Gabon. Selon EPG, les interrogations suscitées par l’incarcération de son président peuvent dépasser le cadre national et intéresser les partenaires du pays, attentifs à l’évolution de ses institutions et au respect des libertés fondamentales. Le parti estime que la confiance des citoyens et celle des partenaires du Gabon sont liées à la capacité du pays à démontrer concrètement que les droits sont garantis et que les différentes sensibilités politiques peuvent participer à la vie publique. Dans cette perspective, la liberté d’opinion, le droit de défendre des idées différentes et la possibilité pour l’opposition d’exercer ses responsabilités constituent des éléments essentiels de la vie démocratique. Le premier vice-président Théophile Makita Niembo a ainsi posé plusieurs questions relatives à l’état de droit, à la liberté politique et à la confiance accordée aux institutions. Pour EPG, ces interrogations méritent des réponses fondées sur les faits et sur le droit. La formation politique appelle à une approche qui permette d’éviter les amalgames entre la responsabilité judiciaire individuelle et l’expression d’une opposition politique. Son message est que la justice doit pouvoir accomplir son travail sans que les droits fondamentaux des personnes concernées soient négligés et que le débat politique puisse se poursuivre dans un cadre respectueux des règles républicaines. Le parti estime également que le Gabon a intérêt à préserver une image de stabilité institutionnelle fondée sur des garanties juridiques crédibles. La confiance ne peut, selon cette logique, être durable si elle repose uniquement sur les déclarations de principe, sans se traduire dans les pratiques. La manière dont les institutions répondent aux interrogations soulevées par une situation aussi sensible constitue donc, pour EPG, un enjeu qui concerne l’ensemble de la vie démocratique nationale.
Une épreuve pour le parti, mais pas un arrêt de ses activités
Malgré les préoccupations exprimées, Ensemble pour le Gabon entend éviter que l’incarcération de son président ne conduise à un affaiblissement durable de son organisation. Théophile Makita Niembo a appelé les militants et les sympathisants à maintenir leur mobilisation, à faire preuve de discipline et à poursuivre leur engagement dans le respect des voies légales. Cette orientation vise à préserver la cohésion interne du parti et à empêcher que l’absence de son principal dirigeant ne se traduise par un ralentissement de ses activités. La direction d’EPG entend ainsi montrer qu’elle conserve la capacité de fonctionner, de coordonner ses initiatives et de faire entendre ses positions dans le débat public. L’existence d’un siège présenté aux médias constitue, dans cette perspective, un symbole de continuité. Elle matérialise la volonté de la formation politique de maintenir un cadre de travail et de poursuivre la structuration de son organisation. Le parti affirme vouloir continuer à assumer ses responsabilités politiques, tout en restant attaché au dialogue démocratique et aux principes républicains. Cette posture témoigne d’une volonté de concilier deux exigences : défendre son président et préserver les intérêts de l’organisation, sans renoncer aux voies légales ni à la participation au débat national. Pour les militants, le défi consiste désormais à maintenir la dynamique du parti dans une période délicate, tout en préservant l’unité autour des orientations défendues par sa direction. L’appel à la mobilisation lancé lors du cocktail de presse prend donc une dimension à la fois organisationnelle et politique. Il s’agit de maintenir les structures en activité, mais aussi de continuer à porter un discours sur la justice, les libertés et le fonctionnement des institutions. La rencontre de Mindoubé 1 a également été l’occasion pour le premier vice-président d’EPG de rappeler l’importance du rôle des médias dans le fonctionnement de la démocratie. En conviant les journalistes à la présentation de son siège, le parti a voulu leur donner l’occasion de découvrir son cadre de travail et d’entendre directement sa position sur la situation actuelle. Dans son allocution, le responsable politique a remercié les professionnels des médias pour leur présence et les a invités à relayer fidèlement les préoccupations exprimées.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’EPG de faire connaître son point de vue à l’opinion publique, tout en participant au débat sur les questions politiques et institutionnelles. Le parti considère que la presse contribue à l’information des citoyens et à la confrontation des idées. Le traitement de sujets sensibles, comme la situation judiciaire d’un responsable politique de premier plan, exige toutefois que les positions des différentes parties soient rapportées avec précision et que les faits établis soient distingués des appréciations partisanes. Pour les journalistes, cette exigence est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de rendre compte d’une affaire judiciaire qui soulève des interrogations politiques. La présentation de la position d’EPG doit ainsi permettre au public de comprendre les revendications du parti, sans préjuger de l’issue de la procédure judiciaire. La demande formulée par la formation politique constitue donc un appel à la visibilité médiatique de ses préoccupations et à la poursuite d’un débat public éclairé.
Au terme de cette rencontre organisée à Mindoubé 1, Ensemble pour le Gabon a voulu envoyer un message de fermeté et de continuité. Fermeté, parce que le parti maintient sa demande de libération d’Alain-Claude Bilie-By-Nze et exprime ses préoccupations concernant la prolongation de sa détention. Continuité, parce que la formation politique affirme sa volonté de poursuivre ses activités, de consolider ses structures et de rester présente dans le débat national malgré l’absence de son président. En plaçant les questions de justice, de libertés fondamentales et de pluralisme démocratique au cœur de son allocution, le premier vice-président Théophile Makita Niembo a cherché à donner à cette présentation de siège une portée qui dépasse le cadre organisationnel. L’objectif affiché est de rappeler que la vie démocratique ne se limite pas à l’existence formelle des partis politiques. Elle implique également le respect des droits, la possibilité d’exprimer des opinions divergentes et la confiance dans le fonctionnement des institutions.
Pour EPG, le défi est désormais de poursuivre son implantation politique tout en maintenant la pression sur la question judiciaire de son président, dans le respect des procédures et des principes républicains. La formation politique souhaite que la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze connaisse une issue qu’elle juge juste et rapide. Elle espère également que les préoccupations soulevées à cette occasion pourront trouver des réponses permettant de préserver la confiance dans les institutions et de renforcer le pluralisme politique. À Mindoubé 1, le samedi 17 octobre 2026, le message du parti aura donc été sans ambiguïté, malgré les difficultés, Ensemble pour le Gabon entend poursuivre sa marche, défendre ses convictions et maintenir son exigence de justice. « Pour la justice, pour les libertés fondamentales et pour le respect du pluralisme démocratique » : telle est, en substance, la ligne que la formation politique a voulu réaffirmer devant la presse, en faisant de la présentation de son siège le symbole d’un engagement qu’elle affirme vouloir poursuivre.