GABON/JUSTICE : Landry Mogoula Mamadou installé à la tête du Tribunal de première instance de Libreville, un mandat placé sous le signe de la rigueur et de l’efficacité

À l’occasion des audiences solennelles d’installation des magistrats et greffiers promus ou affectés à la suite du Conseil supérieur de la magistrature du 16 septembre 2026, le nouveau président du Tribunal de première instance de Libreville a appelé ses collaborateurs à faire de la déontologie, de la probité, de la discipline et du respect des justiciables les principaux piliers de leur action. Une cérémonie institutionnelle qui marque une nouvelle étape dans la vie de cette juridiction majeure du paysage judiciaire gabonais.

La salle d’apparat du Tribunal de première instance (TPI) de Libreville a servi de cadre, jeudi dernier, à une importante cérémonie judiciaire consacrée à l’installation des magistrats et greffiers promus, nommés ou affectés à l’issue des travaux du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM), tenu le 16 septembre 2026 à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime. Cette audience solennelle, organisée dans le respect des dispositions légales et réglementaires encadrant l’entrée en fonction des personnels judiciaires, a été marquée par deux séquences principales : l’installation des magistrats appelés à exercer de nouvelles responsabilités au sein de la juridiction, puis la prestation de serment et l’installation des greffiers concernés par les décisions de cette instance supérieure de la magistrature. Au cœur de cette cérémonie figurait la prise de fonctions de Landry Mogoula Mamadou, désormais président du Tribunal de première instance de Libreville, en remplacement de Jean Gaël Doumbeneny, appelé à exercer de nouvelles fonctions. Cette installation intervient dans un contexte où les exigences d’efficacité, de célérité des procédures, de qualité des décisions judiciaires et de confiance des citoyens envers la justice demeurent au centre des préoccupations institutionnelles. La cérémonie a réuni plusieurs hautes personnalités judiciaires et administratives, notamment des représentants des juridictions supérieures, des responsables du siège et du parquet, des acteurs de la chaîne judiciaire ainsi que des invités, parmi lesquels, parents, amis et connaissances des promus. Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre a constitué un moment de rappel des principes fondamentaux qui régissent l’exercice des métiers de magistrat et de greffier. Les différentes interventions ont notamment mis l’accent sur la responsabilité individuelle et collective des personnels judiciaires, la nécessité d’une administration rigoureuse des juridictions et l’impératif de préserver la dignité de l’institution judiciaire. L’installation officielle de Landry Mogoula Mamadou s’inscrit dans le cadre des dispositions légales qui encadrent la prise de fonctions des magistrats au sein des juridictions gabonaises. Dans son réquisitoire, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mikolo, a rappelé que cette cérémonie répond notamment aux prescriptions de l’article 91 de la loi n° 04/2023 du 26 octobre 2023 portant statut des magistrats. Cette disposition prévoit que les magistrats sont installés dans leurs fonctions au cours d’une audience solennelle de la juridiction à laquelle ils sont nommés. Il s’agit, selon le représentant du ministère public, d’une exigence qui confère à cette audience une portée juridique et institutionnelle particulière. En effet, l’installation solennelle ne se limite pas à la reconnaissance officielle d’une nomination. Elle constitue également un rappel des obligations attachées à l’exercice de la fonction judiciaire, laquelle exige indépendance, impartialité, probité, responsabilité et respect scrupuleux des règles de droit. Le procureur de la République a ainsi souligné que la présidence d’une juridiction aussi importante que celle de Libreville représente une responsabilité majeure. Le titulaire de cette fonction doit veiller à l’organisation des services, à la régularité des audiences, à la qualité du travail judiciaire et au respect des droits des justiciables. Cette mission suppose également une capacité à fédérer les magistrats et les personnels judiciaires autour d’objectifs communs, tout en préservant les prérogatives propres à chaque fonction au sein de l’institution.
C’est dans cette perspective que Dick Fabrice Boungou Mikolo a adressé ses félicitations au nouveau président, tout en lui rappelant les attentes considérables que suscite cette juridiction auprès de la population.

En accédant à la présidence du Tribunal de première instance de Libreville, Landry Mogoula Mamadou prend la direction d’une juridiction essentielle au fonctionnement de la justice gabonaise. Le TPI de Libreville occupe une place importante dans le traitement des affaires judiciaires et dans les relations quotidiennes entre l’institution judiciaire et les citoyens. Son fonctionnement mobilise plusieurs catégories de professionnels, dont les magistrats du siège, les magistrats du parquet, les juges d’instruction, les personnels spécialisés et les greffiers. La coordination de ces différents services constitue donc un enjeu majeur pour assurer la continuité du service public de la justice, améliorer l’organisation des audiences et garantir un traitement rigoureux des procédures. Dans son intervention, le procureur de la République a insisté sur les qualités indispensables à l’exercice de cette responsabilité : le leadership, la rigueur, l’impartialité, le discernement et le sens de l’écoute. Pour Dick Fabrice Boungou Mikolo, diriger une juridiction ne signifie pas seulement occuper une position institutionnelle. Il s’agit avant tout d’assumer une charge exigeante, qui nécessite une présence effective, une capacité de décision et une vigilance permanente quant au fonctionnement des services. Le nouveau président devra notamment veiller à la bonne administration de la juridiction, au respect des règles de procédure, à la qualité des décisions rendues et à la célérité dans le traitement des dossiers. Ces exigences sont d’autant plus importantes que les lenteurs judiciaires, les difficultés d’organisation et les irrégularités procédurales peuvent affecter la perception que les citoyens ont de l’institution. L’enjeu consiste donc à consolider les conditions d’une justice plus efficace, accessible et respectueuse des droits de chacun. Avant de s’adresser au nouveau président, le procureur de la République a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Jean Gaël Doumbeneny, qui quitte la tête du Tribunal de première instance de Libreville après une année judiciaire passée à la présidence de cette juridiction. Dick Fabrice Boungou Mikolo a exprimé sa considération pour le travail accompli durant cette période et lui a adressé ses vœux de réussite dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités.
Cet hommage traduit la volonté de préserver une continuité institutionnelle dans le fonctionnement de la juridiction, malgré les changements intervenant dans la répartition des responsabilités. De son côté, Landry Mogoula Mamadou a également salué le travail de son prédécesseur. Il a indiqué vouloir poursuivre les efforts engagés, dans le souci d’assurer une administration efficace du tribunal et de renforcer les capacités de la juridiction à répondre aux attentes des justiciables. Cette continuité apparaît comme un élément important dans la conduite des affaires judiciaires, où les changements de responsables doivent s’accompagner d’une transmission des expériences, des méthodes de travail et des dossiers en cours.

La déontologie, fondement de la crédibilité judiciaire

Prenant la parole devant les magistrats, greffiers, responsables judiciaires et invités, le nouveau président du Tribunal de première instance de Libreville a consacré une partie importante de son discours aux exigences déontologiques qui doivent guider l’action des personnels judiciaires.
Landry Mogoula Mamadou a notamment rappelé que la déontologie ne saurait être considérée comme un simple complément de la fonction. Elle en constitue, selon lui, un fondement essentiel. L’indépendance, l’impartialité, l’obligation de réserve, le devoir de confidentialité et le respect des justiciables doivent demeurer des repères permanents pour tous ceux qui participent au fonctionnement de la justice. Ces principes concernent aussi bien les magistrats que les greffiers, dont les missions sont complémentaires dans la conduite et la formalisation des procédures judiciaires. Le président a ainsi souligné que la crédibilité d’une décision ne dépend pas uniquement de son contenu juridique. Elle repose également sur la confiance que les citoyens accordent à ceux qui la rendent et à ceux qui garantissent la régularité des actes qui l’accompagnent. Dans cette optique, il a invité ses collaborateurs à faire preuve d’un comportement exemplaire, tant dans l’exercice de leurs fonctions que dans leurs relations professionnelles. L’objectif est de préserver l’autorité morale de la justice, qui constitue une condition essentielle de son acceptation par la population. Autre point central du discours de Landry Mogoula Mamadou : la probité.
Le nouveau président a rappelé que la confiance du justiciable dans l’institution judiciaire repose largement sur la perception de l’intégrité des magistrats et des autres personnels judiciaires. Cette confiance, a-t-il souligné, se construit progressivement, mais peut être compromise par un seul comportement contraire aux obligations professionnelles.
Il a donc exhorté ses collaborateurs à observer une probité sans faille, aussi bien dans leurs actes que dans les apparences qu’ils donnent de leur conduite professionnelle. Les pressions, les sollicitations et les tentatives d’influence ne doivent pas trouver de place dans l’exercice des fonctions judiciaires. Cette exigence revêt une importance particulière dans la mesure où l’autorité de la justice repose sur son impartialité et sur sa capacité à traiter les affaires conformément à la loi, sans favoritisme ni considération étrangère au droit. Pour le président du TPI de Libreville, chaque magistrat et chaque greffier doit être conscient de la portée de ses actes et de leurs conséquences sur la confiance accordée à l’institution. La probité apparaît ainsi comme un impératif professionnel, mais également comme une condition de préservation de l’État de droit. Dans son intervention, Landry Mogoula Mamadou a également insisté sur le respect des horaires de travail et la ponctualité, qu’il considère comme des marques élémentaires de respect envers les citoyens. Une audience qui commence tardivement, un service qui n’ouvre pas à l’heure ou un dossier dont le traitement connaît des retards évitables peuvent avoir des conséquences directes sur les usagers de la justice. Derrière chaque procédure, il y a souvent des citoyens confrontés à des situations personnelles, familiales, professionnelles ou patrimoniales qui nécessitent une réponse judiciaire dans des délais raisonnables. Le nouveau président a donc appelé l’ensemble des personnels à respecter les horaires prescrits et à faire preuve d’une disponibilité effective dans l’accomplissement de leurs missions. Il a particulièrement insisté sur le rôle des responsables de services, appelés à donner l’exemple par leur comportement et leur organisation. Cette exigence de ponctualité rejoint celle de la discipline professionnelle, indispensable à la bonne coordination des activités d’une juridiction. La discipline ne doit toutefois pas être comprise comme une soumission aveugle, mais comme le respect conscient des règles qui permettent à l’institution de fonctionner dans l’ordre, la transparence et la responsabilité. En appelant ses collaborateurs à cette rigueur, Landry Mogoula Mamadou entend faire de l’organisation du travail un levier d’amélioration de la qualité du service public de la justice.

Le discours du nouveau président a également porté sur le respect des symboles de la République, notamment le drapeau national et les cérémonies officielles. Pour Landry Mogoula Mamadou, les personnels judiciaires exercent leurs missions au nom de la République gabonaise et doivent, à ce titre, manifester un attachement constant aux institutions et aux valeurs républicaines. Les cérémonies de montée et de descente des couleurs nationales ne doivent donc pas être considérées comme de simples formalités administratives. Elles constituent des moments de rassemblement, de discipline collective et de rappel du devoir envers la Nation. Le président a également abordé la question de la tenue vestimentaire, en rappelant qu’elle participe à l’image de sérieux et de dignité que doit renvoyer l’institution judiciaire. La sobriété, la correction et le respect des prescriptions relatives à la tenue d’audience contribuent à préserver la solennité de la justice et à témoigner de la considération due aux justiciables. Ces différents rappels traduisent une volonté de renforcer la culture professionnelle au sein de la juridiction, en associant le respect des règles à une conception exigeante du service public. Au-delà des exigences individuelles, la cérémonie a également été l’occasion de rappeler l’importance des relations professionnelles entre le siège et le parquet. Dans son allocution, le procureur de la République a insisté sur la nécessité de maintenir une collaboration efficace entre les différents services judiciaires, dans le respect des attributions propres à chaque acteur. Cette complémentarité est indispensable au bon fonctionnement de la juridiction, notamment dans la gestion des audiences, le suivi des procédures et la coordination des activités judiciaires. Landry Mogoula Mamadou a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance à Dick Fabrice Boungou Mikolo pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé à son arrivée au tribunal. Il a salué sa disponibilité et son dynamisme, tout en exprimant le souhait de voir cette coopération se poursuivre dans un esprit de confiance et de respect mutuel. L’objectif commun demeure la bonne administration de la justice, la protection de l’intérêt général et la préservation des droits des justiciables. Cette collaboration doit néanmoins s’inscrire dans le respect des compétences respectives, de l’indépendance des magistrats du siège et des règles qui organisent les rapports entre les différentes composantes de l’institution judiciaire. Le nouveau président du Tribunal de première instance de Libreville a également adressé un message à l’endroit des avocats, par l’intermédiaire du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon.
Rappelant leur rôle d’auxiliaires de justice, il a souligné que la justice ne se construit pas de manière isolée, mais à travers le concours des différents professionnels qui participent à son fonctionnement. Il a ainsi souhaité que la communication entre le barreau et la juridiction demeure permanente, dans un esprit de courtoisie, de franchise et de confiance mutuelle. Les difficultés liées au fonctionnement des audiences, à la conduite des procédures ou à l’organisation des services doivent pouvoir être abordées dans un cadre de dialogue professionnel, afin de prévenir les incompréhensions et de favoriser des solutions adaptées. Le président a indiqué que les portes de la juridiction et celles des responsables de services resteraient ouvertes aux échanges portant sur les difficultés de fonctionnement ou de procédure. Cette démarche vise à consolider les relations entre magistrats et avocats, tout en préservant les rôles distincts qu’ils jouent dans le fonctionnement de la justice.

Les irrégularités dans les dossiers d’appel dans le viseur

Au cours de son intervention, Landry Mogoula Mamadou a également évoqué les observations formulées par la première présidence de la Cour d’appel judiciaire de Libreville concernant certaines irrégularités constatées dans les dossiers transmis en appel. Fort de son expérience de neuf années au sein de cette cour, le nouveau président a indiqué avoir pu cerner certains dysfonctionnements liés au traitement des dossiers. Il a pris l’engagement de veiller à une meilleure préparation et à un meilleur suivi des procédures, afin de limiter les irrégularités relevées et de contribuer à une transmission plus rigoureuse des dossiers.
La régularité des procédures constitue, en effet, un élément fondamental de la qualité de la justice. Elle permet de préserver les droits des parties, de faciliter l’examen des affaires par les juridictions supérieures et de réduire les difficultés susceptibles de ralentir le traitement des recours. Cette volonté d’amélioration appelle une vigilance accrue de l’ensemble des services concernés, notamment dans la constitution des dossiers, la vérification des pièces et le respect des formalités prévues par les textes. La cérémonie s’est poursuivie avec l’installation des autres magistrats promus ou affectés au sein du Tribunal de première instance de Libreville. Selon les éléments communiqués au cours de l’audience, les mouvements concernés portent notamment sur des fonctions de vice-présidents, de juges du siège, de juges d’instruction, de responsables et de juges spécialisés, ainsi que de magistrats du parquet. Les personnels nouvellement installés sont appelés à contribuer, chacun dans le cadre de ses attributions, au fonctionnement des différents services de la juridiction. L’installation des greffiers a constitué l’autre volet important de cette journée. Le procureur de la République a rappelé que les greffiers occupent une place déterminante dans l’administration de la justice. Leur intervention garantit notamment la régularité des actes, la conservation des documents judiciaires, la fiabilité des dossiers et le bon déroulement des audiences. Le greffe représente ainsi un maillon essentiel de la chaîne judiciaire. La qualité du travail accompli par ses agents contribue directement à la sécurité des procédures et à la bonne administration des affaires. Dans cette perspective, les greffiers nouvellement affectés ou promus ont été invités à faire preuve de discipline, de discrétion, de célérité et d’intégrité dans l’exercice de leurs missions. Le procureur de la République a également insisté sur la complémentarité entre les magistrats et les personnels de greffe, rappelant que l’efficacité de la justice dépend de l’engagement de tous les professionnels qui concourent à son fonctionnement. Pour les greffiers appelés à prêter serment, cette étape revêt une dimension particulière. Le serment ne constitue pas une simple formalité prononcée devant une juridiction. Il matérialise un engagement professionnel qui doit accompagner l’intéressé tout au long de sa carrière. Les dispositions de la loi n° 023/2025 du 7 octobre 2025 fixant le statut particulier des greffiers encadrent notamment la prestation de serment et l’installation des personnels concernés. À travers cet engagement, le greffier est appelé à exercer ses fonctions avec loyauté, discrétion, conscience professionnelle et respect des règles applicables. La confidentialité des informations judiciaires, la conservation des actes et la régularité des procédures exigent, en effet, une vigilance permanente.
Le procureur de la République a exhorté les personnels concernés à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à faire de la discipline, de la rigueur et du respect de la loi les principes directeurs de leur parcours professionnel. Cette exigence s’inscrit dans une conception globale de la justice, dans laquelle la crédibilité de l’institution repose autant sur la qualité des décisions que sur la fiabilité des actes et le comportement de tous ceux qui participent à leur élaboration.

Dans son adresse aux magistrats et greffiers nouvellement installés, Landry Mogoula Mamadou a également souligné l’importance de la mission de protection des mineurs. Les personnels affectés aux services compétents sont appelés à exercer leurs responsabilités avec une attention particulière, compte tenu de la vulnérabilité des enfants et des exigences spécifiques qui accompagnent le traitement de leurs dossiers. La justice des mineurs nécessite une approche attentive, respectueuse des droits de l’enfant et des règles applicables, tout en tenant compte des impératifs de protection et des réalités familiales et sociales. En insistant sur cette dimension, le président du tribunal a rappelé que la rigueur judiciaire doit aller de pair avec l’humanité. L’application de la loi ne saurait se départir du respect de la dignité des personnes, particulièrement lorsque les procédures concernent des enfants dont la situation exige une vigilance renforcée. Avant de conclure son discours, le nouveau président du TPI de Libreville a tenu à rendre hommage aux personnes qui ont contribué à son parcours professionnel et personnel. Il a également eu une pensée pour les défunts, tout en exprimant sa reconnaissance envers ceux qui continuent de l’accompagner dans l’exercice de ses responsabilités. À travers cet hommage, Landry Mogoula Mamadou a exprimé le souhait de demeurer un instrument de paix et d’amour, au service d’une justice qu’il appelle de ses vœux plus juste. Il a enfin adressé ses encouragements aux magistrats et greffiers nouvellement installés, leur assurant de la confiance de l’institution et les invitant à servir avec rigueur, loyauté et humanité. Au terme de ces audiences solennelles, un message central s’est dégagé des différentes interventions : la qualité de la justice dépend de l’engagement quotidien de tous les professionnels qui la font vivre.
L’installation de Landry Mogoula Mamadou à la tête du Tribunal de première instance de Libreville ouvre ainsi une nouvelle étape dans l’organisation de cette juridiction. Elle intervient avec des attentes fortes en matière de discipline, de qualité des procédures, de célérité et de respect des droits des citoyens. Les rappels formulés par le président du tribunal et le procureur de la République témoignent d’une volonté commune de replacer les exigences déontologiques au cœur de l’action judiciaire. La ponctualité, la probité, la rigueur dans le traitement des dossiers, le respect des horaires, la confidentialité et la qualité des relations professionnelles constituent autant de leviers susceptibles de contribuer à une meilleure administration de la justice. Mais au-delà des discours et des engagements formulés à l’occasion de cette cérémonie, l’enjeu résidera dans leur traduction concrète dans le fonctionnement quotidien des services judiciaires. Pour les justiciables, l’efficacité de la justice se mesure notamment à la possibilité d’accéder aux juridictions, à la régularité des audiences, à la qualité des décisions et au respect des délais de traitement des affaires. La crédibilité de l’institution se construit donc dans les actes, à travers la capacité des magistrats, des greffiers et de l’ensemble des personnels à remplir leurs missions avec impartialité, compétence et responsabilité.
En prenant officiellement ses fonctions, Landry Mogoula Mamadou est désormais appelé à conduire cette dynamique avec le concours de ses collaborateurs et dans le respect des textes en vigueur. Une responsabilité majeure pour le nouveau président, mais également un défi collectif pour l’ensemble des acteurs judiciaires du Tribunal de première instance de Libreville, appelés à œuvrer ensemble au service de la loi, de l’intérêt général et de la consolidation de l’État de droit au Gabon.





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