GABON/JUSTICE: Landry Mogoula Mamadou, un magistrat expérimenté aux commandes du Tribunal de première instance de Libreville

Nommé à l’issue du dernier Conseil supérieur de la magistrature du 16 septembre 2026 et officiellement installé le 22 octobre, Landry Mogoula Mamadou prend les rênes du Tribunal de première instance de Libreville. De sa formation universitaire au Sénégal à ses responsabilités au ministère de la Justice, en passant par plusieurs fonctions juridictionnelles, le nouveau président s’appuie sur un parcours diversifié au sein de l’appareil judiciaire gabonais.

La justice gabonaise connaît une nouvelle évolution dans son organisation avec la nomination de Landry Mogoula Mamadou à la présidence du Tribunal de première instance (TPI) de Libreville. Cette décision, issue des travaux du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tenus le 16 septembre 2026, a été suivie de son installation officielle le jeudi 22 octobre, dans le cadre du renouvellement des responsabilités au sein des juridictions du pays. Cette nomination marque une étape importante dans la carrière de ce magistrat, dont l’itinéraire professionnel s’est construit autour de la pratique judiciaire, de l’administration de la Justice et de responsabilités exercées aussi bien au sein des juridictions de première instance qu’à la Cour d’appel judiciaire de Libreville. À la tête de l’une des principales juridictions du pays, Landry Mogoula Mamadou est désormais appelé à contribuer au fonctionnement d’une institution qui occupe une place essentielle dans la vie judiciaire de la capitale. Son parcours, caractérisé par la diversité des fonctions exercées, constitue un élément central pour comprendre le profil du magistrat auquel revient désormais la responsabilité de diriger cette juridiction. Avant son entrée dans la magistrature, Landry Mogoula Mamadou a suivi une formation universitaire au Sénégal, où il a acquis des connaissances spécialisées dans plusieurs domaines du droit. Il y a obtenu une maîtrise en droit privé, avec une spécialisation en droit de la consommation. Cette discipline s’intéresse notamment aux relations entre les consommateurs et les professionnels, aux obligations des parties dans les transactions et à la protection des droits des personnes dans les rapports économiques. Il a ensuite poursuivi son cursus à l’Université Dakar-Bourguiba, où il a décroché un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit de l’ingénierie financière et fiscale. Cette orientation académique lui a permis d’aborder des questions juridiques liées aux mécanismes financiers et fiscaux, domaines dans lesquels les exigences de conformité aux textes et la maîtrise des règles de droit revêtent une importance particulière. La combinaison de ces deux champs de formation témoigne d’un parcours universitaire diversifié, avant son engagement dans la carrière judiciaire. Toutefois, c’est vers la magistrature que le jeune juriste va finalement orienter son avenir professionnel, en choisissant de compléter sa formation par un cursus spécialisé dans les métiers de la justice. En 2007, Landry Mogoula Mamadou est admis à l’École nationale de la magistrature du Sénégal. Cette institution constitue une étape déterminante dans sa préparation aux fonctions judiciaires. Il y poursuit sa formation jusqu’en 2009, année au cours de laquelle il obtient son diplôme d’études judiciaires et intègre le corps de la magistrature gabonaise. Cette période marque le passage de la formation théorique à l’apprentissage des exigences professionnelles propres à l’exercice de la magistrature. Le travail du magistrat suppose, en effet, une connaissance approfondie des textes applicables, une analyse rigoureuse des dossiers et une capacité à apprécier les faits soumis à son examen dans le respect des règles de procédure. L’entrée dans le corps judiciaire ouvre ainsi à Landry Mogoula Mamadou les portes d’une carrière qui le conduira successivement vers des fonctions juridictionnelles, des responsabilités administratives et des postes d’encadrement au sein des juridictions supérieures. Son parcours illustre également l’importance de la formation spécialisée dans la préparation des professionnels appelés à exercer des responsabilités au sein du système judiciaire.

Après son intégration dans la magistrature gabonaise, Landry Mogoula Mamadou entame son parcours professionnel au Tribunal de première instance de Mouila, dans la province de la Ngounié, où il exerce en qualité de juge au siège. Cette première affectation représente une étape fondamentale dans la construction de son expérience. C’est au sein d’une juridiction de première instance que le magistrat est confronté aux exigences concrètes du traitement des affaires, à l’examen des prétentions des parties et à l’application des règles de droit aux situations qui lui sont soumises. L’exercice de la fonction de juge au siège implique notamment l’analyse des pièces des dossiers, l’appréciation des éléments présentés par les parties et la participation au processus de décision judiciaire, conformément aux compétences attribuées à la juridiction. Cette expérience dans une juridiction de l’intérieur du pays précède son passage vers l’administration centrale du ministère de la Justice. Si les informations publiques disponibles ne permettent pas de retracer avec précision l’ensemble des affaires traitées au cours de cette période, cette première fonction constitue néanmoins un jalon important de sa carrière de magistrat. La suite de son parcours le conduit au ministère de la Justice, où il est nommé chef du service des Affaires pénales et des Grâces. Cette fonction l’inscrit dans un environnement administratif différent de celui d’une juridiction de jugement. Elle le rapproche des questions liées à l’organisation et au suivi des dossiers relevant du domaine pénal ainsi qu’aux procédures entrant dans le champ des grâces. Cette expérience est particulièrement intéressante dans la lecture de son itinéraire professionnel, car elle lui permet de connaître un autre volet du fonctionnement de l’institution judiciaire : celui de l’administration centrale.
Landry Mogoula Mamadou est ensuite promu directeur des Affaires pénales. Cette évolution traduit son accession à un niveau supérieur de responsabilité administrative.
À ce poste, il évolue dans un cadre où la coordination des activités, la gestion des dossiers relevant de son domaine et le respect des dispositions légales et réglementaires occupent une place essentielle. Son passage au ministère de la Justice constitue ainsi un complément à son expérience de terrain. Il lui permet d’appréhender les enjeux de la justice non seulement sous l’angle du magistrat appelé à examiner des affaires, mais également sous celui de l’administration chargée de contribuer au fonctionnement de l’appareil judiciaire. Cette double expérience, juridictionnelle et administrative, constitue l’un des éléments distinctifs de son parcours.

Un retour au Tribunal de première instance de Libreville comme vice-président

Après ses responsabilités au ministère de la Justice, Landry Mogoula Mamadou revient au Tribunal de première instance de Libreville, cette fois en qualité de vice-président. Cette fonction marque une nouvelle étape dans sa progression professionnelle. Elle l’inscrit dans la gestion et l’organisation d’une juridiction située au cœur de la capitale gabonaise, où les besoins des justiciables et les exigences du service public de la justice nécessitent une organisation rigoureuse. Le vice-président exerce ses attributions dans le cadre de l’organisation judiciaire applicable et participe, selon les responsabilités qui lui sont confiées, au fonctionnement de la juridiction. Cette expérience lui permet de renouer avec le travail juridictionnel tout en évoluant dans un environnement où les responsabilités d’encadrement prennent une place plus importante. Le Tribunal de première instance de Libreville constitue un espace judiciaire particulièrement stratégique en raison de la diversité des affaires qui relèvent de sa compétence. Les litiges entre particuliers, les contentieux économiques et sociaux ainsi que les affaires pénales relevant de cette juridiction participent à la complexité de son fonctionnement. En y exerçant les fonctions de vice-président, Landry Mogoula Mamadou acquiert une expérience supplémentaire dans l’organisation du travail judiciaire au sein de la capitale, avant de poursuivre son parcours à la Cour d’appel judiciaire de Libreville. La carrière de Landry Mogoula Mamadou se poursuit à la Cour d’appel judiciaire de Libreville, où il est nommé conseiller avant d’accéder aux fonctions de président de chambre. Le passage à la Cour d’appel constitue une étape significative dans le parcours d’un magistrat. Contrairement à la juridiction de première instance, la juridiction d’appel est notamment appelée à réexaminer les décisions contestées dans les conditions prévues par la loi. En qualité de conseiller, le magistrat participe à l’examen des dossiers soumis à la cour et au processus juridictionnel qui conduit à la prise de décision. Son accession à la présidence d’une chambre représente ensuite une évolution vers des fonctions d’encadrement juridictionnel. Le président de chambre exerce ses responsabilités dans le cadre des règles applicables à la juridiction et contribue à l’organisation des audiences et au fonctionnement de la formation de jugement. Cette progression témoigne d’une expérience acquise à différents niveaux de l’organisation judiciaire gabonaise. De Mouila à Libreville, du ministère de la Justice à la Cour d’appel, Landry Mogoula Mamadou a ainsi occupé des fonctions qui lui ont permis de connaître plusieurs dimensions du service public de la justice. Il convient toutefois de souligner que les informations publiques disponibles ne détaillent pas l’ensemble de ses décisions, de ses travaux juridictionnels ou des dossiers auxquels il a été associé. Son parcours peut donc être retracé à travers les fonctions officiellement rapportées, sans attribuer à son action des résultats qui n’auraient pas été documentés. En dehors de ses fonctions dans la magistrature, Landry Mogoula Mamadou est également présenté comme membre de l’Ordre mondial des experts internationaux, dont le siège est établi à Genève, en Suisse.
Cette appartenance figure parmi les éléments complémentaires de son profil professionnel. Elle s’ajoute à sa formation universitaire et à son expérience dans les juridictions ainsi qu’au ministère de la Justice.Néanmoins, les informations publiquement accessibles ne permettent pas de préciser la nature exacte de ses éventuelles missions au sein de cet ordre, les domaines d’expertise dans lesquels il intervient ou les travaux auxquels il aurait participé. Il convient donc de retenir cette appartenance comme un élément de son parcours, sans lui attribuer de responsabilités particulières qui ne seraient pas établies.

La désignation de Landry Mogoula Mamadou à la tête du Tribunal de première instance de Libreville intervient dans un contexte où le fonctionnement de la justice demeure au centre des préoccupations institutionnelles. À l’occasion de la session du Conseil supérieur de la magistrature du 16 septembre 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a notamment insisté sur la nécessité de garantir un accès effectif au droit, d’assurer un traitement diligent des procédures et de renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire. Ces orientations mettent en évidence les attentes qui accompagnent les nominations au sein des juridictions. Au-delà des changements de responsables, l’enjeu est de contribuer à une justice accessible, efficace et respectueuse des droits des justiciables. Le Tribunal de première instance de Libreville occupe une place importante dans cette perspective. En raison de la diversité des contentieux qui lui sont soumis, son fonctionnement a des conséquences directes sur les citoyens, les entreprises et les autres acteurs de la vie économique et sociale. La qualité de l’organisation des audiences, la gestion des dossiers, le respect des procédures et la bonne coordination du travail judiciaire constituent autant de dimensions essentielles au fonctionnement de cette juridiction. Il ne s’agit pas seulement de traiter les affaires dans les délais raisonnables, mais également de veiller au respect des garanties procédurales et à l’application impartiale du droit. Ces exigences relèvent d’un effort institutionnel qui implique l’ensemble des acteurs de la justice, dans le respect des compétences et de l’indépendance des magistrats. En prenant ses nouvelles fonctions, Landry Mogoula Mamadou hérite d’une responsabilité importante dans l’organisation judiciaire de la capitale. Sa mission s’inscrit dans un environnement où les attentes des justiciables sont multiples. Les citoyens souhaitent pouvoir accéder à la justice, comprendre les procédures qui les concernent et obtenir des décisions rendues dans des conditions conformes aux exigences légales. Les entreprises et les acteurs économiques attendent, pour leur part, un cadre judiciaire permettant le règlement des différends dans le respect du droit et des garanties prévues par les textes. Dans ce contexte, la présidence d’une juridiction suppose une attention constante portée à l’organisation du travail, à la coordination des activités juridictionnelles et au respect des règles applicables. La gestion des audiences et le suivi des dossiers constituent des éléments importants de cette organisation. Ils doivent toutefois être appréciés en tenant compte des moyens humains, matériels et organisationnels dont dispose la juridiction, ainsi que des compétences respectives des différents acteurs judiciaires. La qualité du service rendu aux justiciables ne dépend donc pas uniquement du président du tribunal. Elle repose également sur le travail des magistrats, des greffiers, des personnels administratifs et de l’ensemble des professionnels qui contribuent au fonctionnement de l’institution. Le rôle du président consiste notamment à exercer les responsabilités attachées à sa fonction dans le cadre de la loi, tout en veillant au bon fonctionnement de la juridiction. À cet égard, son expérience antérieure au sein du Tribunal de première instance de Libreville constitue un élément de continuité. Elle lui offre une connaissance préalable de l’environnement dans lequel il est désormais appelé à exercer des responsabilités plus importantes. L’intérêt du parcours de Landry Mogoula Mamadou réside dans la diversité des fonctions exercées au cours de sa carrière. Sa formation en droit privé et en ingénierie financière et fiscale lui a apporté des connaissances spécialisées avant son entrée dans la magistrature. Son passage au Tribunal de première instance de Mouila lui a permis d’exercer les fonctions de juge au siège. Ses responsabilités au ministère de la Justice l’ont ensuite conduit à travailler dans le domaine des Affaires pénales et des Grâces, puis à la direction des Affaires pénales. Son retour au Tribunal de première instance de Libreville comme vice-président a précédé son passage à la Cour d’appel judiciaire de Libreville, où il a occupé les fonctions de conseiller puis de président de chambre. Cette succession de responsabilités permet de dégager les principales étapes de son évolution professionnelle : la formation, l’exercice de la fonction juridictionnelle, l’expérience administrative et l’accès à des responsabilités d’encadrement. Elle ne suffit pas, à elle seule, à préjuger des résultats de son action à la tête du tribunal. Ceux-ci devront être appréciés au regard du fonctionnement effectif de la juridiction, du respect des garanties judiciaires et de la qualité du service rendu aux justiciables.

Une nouvelle responsabilité au service de l’institution judiciaire

La nomination de Landry Mogoula Mamadou à la présidence du Tribunal de première instance de Libreville marque une nouvelle étape dans un parcours professionnel construit au sein de la magistrature gabonaise. De sa formation au Sénégal à son intégration dans le corps judiciaire en 2009, en passant par Mouila, le ministère de la Justice et la Cour d’appel judiciaire de Libreville, son itinéraire l’a conduit progressivement vers des fonctions de responsabilité. Son installation à la tête du Tribunal de première instance de Libreville ouvre désormais une nouvelle séquence de sa carrière. Dans un contexte où les citoyens attendent une justice accessible, impartiale et rendue dans des délais raisonnables, la fonction qu’il occupe revêt une importance particulière. La suite de son parcours sera notamment appréciée à travers sa contribution au bon fonctionnement de la juridiction, dans le respect des textes, de l’indépendance des magistrats et des droits des justiciables. Au-delà de la personnalité du nouveau président, cette nomination rappelle ainsi l’importance de la continuité institutionnelle et de l’organisation du service public de la justice dans la consolidation de l’État de droit au Gabon.





Assistant Edu Gabon

Don't Miss