À l’occasion de la troisième commémoration de la Journée de la Libération, l’Église des Assemblées de Dieu du Gabon (ADG), Temple Peniel, a organisé ce dimanche 30 août 2026, sa toute première célébration consacrée à cet événement. Entre levée des couleurs, hymne national, présence des autorités locales, adoration et prière, la communauté chrétienne a placé cette journée sous le signe de la reconnaissance à Dieu, de la paix, de l’unité nationale et de l’espérance.
Libreville, 30 août 2026. Choses promises, choses dues. Comme annoncé quelques jours plus tôt par les responsables de l’Église des Assemblées de Dieu du Gabon, Temple Peniel, la communauté chrétienne a effectivement célébré ce dimanche 30 août 2026, la première édition de la Journée de la Libération. Pour cette première expérience, les responsables de l’église ont voulu donner à l’événement une tonalité particulière. Il ne s’agissait pas simplement de marquer une date du calendrier national, mais de faire de cette journée un véritable moment de communion, de réflexion et d’intercession pour le Gabon. Dès les premières heures, l’enceinte du Temple Peniel s’est progressivement animée avec l’arrivée des fidèles venus prendre part à cette cérémonie inédite dans la vie de la communauté. Pour les responsables de l’église, cette première édition constitue le point de départ d’un rendez-vous appelé à se renouveler chaque année. La cérémonie s’est ouverte dans la cour de l’église par un moment solennel consacré aux symboles de la République. Les fidèles ont assisté à la levée des couleurs avant d’entonner l’hymne national. Un moment particulièrement symbolique, puisque le drapeau gabonais flottant dans l’enceinte du Temple Peniel rappelait que la célébration, bien qu’organisée dans un cadre religieux, était avant tout consacrée à la Nation.
Cette première célébration intervient trois ans, après les événements du 30 août 2023, date qui occupe désormais une place particulière dans l’histoire politique récente du Gabon. Pour le Temple Peniel, le choix de marquer cette journée répond à une volonté de participer, dans le cadre de sa mission spirituelle, à la réflexion sur l’avenir du pays. Vêtu d’un costume blanc et d’une cravate rouge, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa, pasteur responsable du Temple Peniel, a pris la parole à l’issue de la séquence protocolaire pour livrer le message circonstanciel de cette première édition. Dans une atmosphère empreinte de solennité, le responsable religieux a d’abord salué la présence des fidèles, mais également celle des invités ayant répondu à l’appel de l’église. Parmi ces invités figurait notamment le chef de quartier de Sibang 3, Paul Ngomo Nguema, qui a accepté de prendre part à cette cérémonie aux côtés des responsables religieux et des notables présents. Une présence qui témoigne de la volonté du Temple Peniel d’ouvrir cette célébration au-delà de la seule communauté chrétienne et de favoriser un moment de rassemblement autour de valeurs communes.
« Une date de rassemblement, de célébration et de réflexion »
Dans son message, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a situé la célébration dans son contexte historique et national.
Pour le pasteur, le 30 août est désormais devenu au Gabon une date de rassemblement, de célébration mais également de réflexion sur l’avenir commun des populations. Trois années après les événements de 2023, le responsable religieux a reconnu que des changements et des transformations étaient intervenus dans plusieurs secteurs du pays. Mais il a également souligné que beaucoup restait encore à accomplir afin que les fruits du développement atteignent davantage les populations, aussi bien dans les provinces que dans les villes et les villages. Une préoccupation qui a occupé une place importante dans son intervention. Car pour le Temple Peniel, célébrer la Libération ne doit pas uniquement consister à regarder le chemin parcouru. C’est aussi se demander ce que le pays doit encore accomplir pour améliorer les conditions de vie de ses populations et renforcer la cohésion nationale. « Chaque Gabonaise et chaque Gabonais a droit à la dignité, à la sécurité, à la justice et à l’espérance », a rappelé le pasteur dans son message. À travers cette déclaration, l’homme de Dieu a placé la dignité humaine au centre de sa réflexion, considérant que le développement du pays doit bénéficier à l’ensemble des citoyens.
La célébration du Temple Peniel a également été l’occasion pour l’église d’avoir une pensée particulière pour les populations de l’intérieur du pays. Dans son intervention, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a adressé un salut fraternel aux populations de la province de l’Ogooué-Ivindo, particulièrement celles de Makokou, Mekambo, Ovan qui accueille cette année les festivités officielles de la Journée de la Libération. Depuis Libreville, le Temple Peniel a ainsi tenu à s’associer spirituellement aux populations de cette partie du pays. Le pasteur a rappelé que les habitants de l’Ogooué-Ivindo, comme ceux des autres provinces du Gabon, ont droit au développement économique et social. Une manière de souligner que la construction nationale ne peut être pensée uniquement à partir de Libreville ou des grands centres urbains, mais doit également prendre en compte les réalités vécues dans les villes secondaires, les départements, les villages et les zones rurales.
Le souvenir des aspirations exprimées avant 2023
Dans son message, le responsable du Temple Peniel a également évoqué certaines aspirations exprimées par les populations avant les élections de 2023. Il a notamment rappelé le souvenir d’un chant devenu mémorable dans la province de l’Ogooué-Ivindo, porté à l’époque par des femmes : « Rendez-nous nos dossiers, les éléphants vont voter ». Pour le pasteur, au-delà de la formule elle-même et du contexte dans lequel elle avait été exprimée, cette parole traduit une aspiration profonde des populations, celle d’être entendues, considérées et pleinement associées à la marche de leur pays. Cette référence a permis au responsable religieux d’élargir son propos sur la nécessité d’une plus grande écoute des citoyens et d’une meilleure prise en compte de leurs préoccupations. Ainsi, la Libération ne devrait pas seulement être perçue comme un événement historique ou politique, mais également comme une opportunité de réfléchir aux attentes des Gabonais et à la manière d’y répondre. Mais le moment le plus important du message du pasteur est sans doute celui consacré à la prière pour le Gabon et ses dirigeants.
À l’occasion de cette première édition, l’Église des Assemblées de Dieu du Gabon, Temple Peniel, a élevé une prière pour la Nation. L’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a demandé à Dieu de soutenir le président de la République, Chef de l’État et Che du gouvernement Brice Clotaire Oligui Nguema et les membres du gouvernement. Dans son approche biblique, le pasteur a évoqué la question du rôle des dirigeants dans le dessein de Dieu, rappelant que les Écritures présentent parfois certains souverains comme des instruments permettant l’accomplissement d’une œuvre déterminée. Dans cette perspective, il a affirmé croire que Dieu a suscité le président de la République pour le meilleur du Gabon. Il a donc appelé à prier afin que Dieu accorde aux dirigeants gabonais la sagesse, le courage, la prudence et le discernement nécessaires pour conduire le peuple vers davantage de prospérité et de félicité. Cette prière n’était toutefois pas limitée au sommet de l’État. Elle concernait également l’ensemble de la Nation, les institutions, les familles et toutes les composantes de la société gabonaise.
La construction du Gabon, une responsabilité collective
Autre point fort du message a été l’appel à la responsabilité collective. Pour le pasteur responsable du Temple Peniel, la construction du Gabon ne peut être l’affaire d’une seule personne ou d’une seule catégorie de citoyens. Elle ne relève pas uniquement du président de la République, des militaires, des responsables politiques ou des administrateurs. Elle concerne tous les Gabonais. Le message délivré aux fidèles invite ainsi chacun à prendre sa part dans la construction du pays. Cette responsabilité collective implique notamment la capacité à travailler ensemble, à dépasser les divisions, à se pardonner et à rechercher le bien commun.
Dans cette nouvelle perspective qui s’ouvre pour le Gabon, le pasteur estime que les citoyens ont besoin les uns des autres. Une vision qui rejoint la mission que l’Église entend continuer à assumer dans la société : contribuer, par son enseignement et son action spirituelle, à la promotion de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale. L’un des appels les plus insistants de cette première célébration a porté sur la nécessité de préserver la paix.
Pour le Temple Peniel, le Gabon ne pourra véritablement construire son avenir que dans un climat de paix, de justice, de concorde et de respect mutuel. L’Église entend donc continuer à rappeler aux fidèles et, au-delà, à la société, l’importance du pardon et de la réconciliation. « Pardonner, nous réconcilier et travailler ensemble pour le bien commun » : telle est, en substance, l’orientation proposée par le pasteur dans son message. Cette dimension spirituelle donne à la célébration une portée qui dépasse le simple cadre commémoratif.
Le Temple Peniel veut faire de la Journée de la Libération un moment où la Nation est présentée à Dieu, où les préoccupations du peuple sont portées dans la prière et où les citoyens sont encouragés à prendre conscience de leur responsabilité dans la construction du pays. Dans la dernière partie de son intervention, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a élargi ses bénédictions à différentes composantes de la société gabonaise. Les familles, la jeunesse, les femmes, les enfants, les travailleurs, les entrepreneurs et les agriculteurs ont notamment été cités. Une manière pour l’Église de rappeler que derrière les grandes orientations nationales se trouvent des millions de citoyens dont les efforts quotidiens participent à la construction du Gabon. Le pasteur a ainsi prié pour tous ceux qui, par leur travail, leur engagement et leurs initiatives, contribuent à faire avancer le pays. Il a également formulé des vœux particuliers pour Makokou et l’ensemble de la province de l’Ogooué-Ivindo, à l’occasion des festivités officielles organisées cette année dans cette partie du pays.
« Notre première richesse demeure nos concitoyens »
Le pasteur responsable du Temple Peniel a invité les fidèles à retenir un principe essentiel, celui de la première richesse du Gabon demeure son peuple. Au moment où le drapeau national flottait dans l’enceinte de l’église et après que les fidèles eurent chanté l’hymne national, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a appelé chacun à mesurer la responsabilité qui lui incombe dans la préservation de la paix. La richesse du Gabon ne se résumerait donc pas à ses ressources naturelles ou à ses potentialités économiques. Elle réside également dans ses femmes, ses hommes, sa jeunesse et dans toutes les forces vives qui composent la Nation. Préserver cette richesse humaine passe, selon lui, par la paix, la solidarité, la réconciliation et le respect de la dignité de chaque citoyen. Au terme de cette cérémonie, une certitude se dégage : le Temple Peniel entend inscrire cette célébration dans la durée. Cette première édition de la Journée de la Libération ne devrait donc pas rester un événement isolé. Les responsables de l’église souhaitent désormais en faire un rendez-vous annuel.
Le pari est de construire progressivement une tradition au sein de la communauté, où la célébration du 30 août sera l’occasion de réunir les fidèles autour du drapeau national, de l’hymne, de l’adoration et de la prière pour la Nation. Pour cette première édition, le Temple Peniel aura ainsi voulu associer deux dimensions : le patriotisme et la foi.
D’un côté, la levée des couleurs et l’hymne national ont rappelé l’appartenance commune à la Nation gabonaise. De l’autre, l’adoration et la prière ont permis de placer le pays, ses dirigeants et ses populations sous la protection de Dieu. Une articulation qui traduit la volonté de l’Église de participer, depuis son espace spirituel, à la réflexion sur le devenir du Gabon. En guise de conclusion, l’Apôtre-Docteur Jude Benjamin Ngouwa a formulé une série de bénédictions en faveur du Gabon et de son peuple. Il a demandé au Seigneur de bénir le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les autorités du pays, la ville de Makokou, la province de l’Ogooué-Ivindo et l’ensemble des populations. Il a également confié à Dieu les familles gabonaises, la jeunesse, les femmes, les enfants, les travailleurs, les entrepreneurs et les agriculteurs. L’objectif, a-t-il rappelé, est de voir émerger un pays dans lequel chaque Gabonaise et chaque Gabonais puisse vivre dans la dignité, la paix et l’espérance. Ainsi s’est achevée cette première célébration de la Journée de la Libération au Temple Peniel. Une première édition qui aura permis à cette communauté des Assemblées de Dieu du Gabon de faire entendre un message simple : la Libération doit aussi être un temps de responsabilité, de paix, de réconciliation et d’espérance pour l’ensemble du peuple gabonais. « Que le Seigneur bénisse le Gabon. Qu’Il bénisse le président de la République et les autorités de notre pays. Qu’Il bénisse nos familles et tous ceux qui contribuent par leur travail à bâtir le Gabon. », a conclu l’Apôtre Docteur Jude Benjamin N’gouwa, pasteur responsable du Temple Peniel.