La Ligue provinciale de l’Estuaire de randonnée pédestre et du bien-être pour tous entend franchir un nouveau cap dans son organisation administrative, renforcer ses liens avec la Fédération gabonaise de la randonnée pédestre et du bien-être social et étendre la pratique de cette discipline auprès des populations. C’est dans cette perspective que son président, Ange Patrick Mouckaga, a reçu, le vendredi 23 octobre 2026, une délégation de la Fédération, représentée par son secrétaire général, Étienne Mangouala, à l’occasion d’une visite guidée de présentation officielle de son siège provisoire, situé à Bambouchine, dans le 6e arrondissement de Libreville.
Cette rencontre, au-delà de son caractère protocolaire, a constitué une occasion pour les responsables de la Ligue provinciale de présenter leurs installations, d’exposer les principales préoccupations de leur organisation et de réaffirmer leur engagement en faveur du développement de la randonnée pédestre dans le Grand Libreville et dans l’ensemble de la province de l’Estuaire. Entre la nécessité de mettre les associations en conformité avec les exigences administratives, les difficultés de financement, la recherche d’une autonomie financière et la sensibilisation des populations aux bienfaits de l’activité physique, plusieurs défis attendent cette structure sportive, qui souhaite s’inscrire durablement dans le paysage associatif gabonais. Pour Anges Patrick Mouckaga en exercice de ladite ligue, la présentation du siège provisoire de l’association à la délégation fédérale répondait avant tout à un impératif de visibilité et de reconnaissance institutionnelle. En effet, une organisation sportive ne peut durablement développer ses activités sans disposer d’un minimum d’infrastructures, d’une adresse identifiable et d’un cadre de travail permettant à ses responsables de coordonner les initiatives. C’est précisément dans cette logique que le bureau directeur de la Ligue a tenu à faire découvrir ses installations à la Fédération, son instance de rattachement et de tutelle sportive. « Il était opportun pour nous de venir montrer à la Fédération où est logée la Ligue de randonnée pédestre et du bien-être pour tous de l’Estuaire », a expliqué Ange Patrick Mouckaga, soulignant l’importance de cette démarche dans la phase de structuration et de régularisation administrative que traverse actuellement son organisation. À travers cette initiative, le président souhaite démontrer que la Ligue provinciale dispose désormais d’un point d’ancrage à partir duquel elle peut organiser ses réunions, recevoir ses partenaires, coordonner les activités des associations et assurer le suivi des dossiers administratifs. Le siège provisoire, implanté au quartier Bambouchine, dans le 6e arrondissement de Libreville, représente ainsi un outil de travail pour les dirigeants et les membres de la structure. Il matérialise également la volonté de la Ligue de sortir d’un fonctionnement exclusivement informel pour évoluer vers une organisation davantage structurée. Pour le responsable provincial, cette démarche revêt une importance particulière à un moment où les autorités administratives et sportives accordent une attention croissante à la régularité des associations, à leur identification et à leur capacité à justifier leur existence effective. La visite guidée a donc permis de présenter à la délégation fédérale les conditions matérielles dans lesquelles la Ligue entend poursuivre ses activités, tout en ouvrant un cadre d’échanges sur les exigences auxquelles les différentes composantes du mouvement sportif doivent désormais répondre. Au cours de cette visite, Étienne Mangouala, Secrétaire Général de la Fédération gabonaise de la randonnée pédestre et du bien être pour tous (FEGARAP) a pu apprécier les différentes commodités mises à la disposition des responsables de la Ligue provinciale de l’Estuaire. Le site comprend notamment un bureau destiné au président de la Ligue, une salle de réunion ainsi que des sanitaires. Pour le secrétaire général de la Fédération, ces équipements constituent les éléments fondamentaux permettant à une organisation associative de disposer d’un cadre de travail fonctionnel. À l’issue de la visite, le représentant de la Fédération a adressé ses félicitations au bureau directeur de la Ligue, en particulier à son président Ange Patrick Mouckaga, pour les efforts entrepris afin de doter cette structure d’un siège.
Cette appréciation constitue un encouragement pour les responsables provinciaux, qui souhaitent faire de ce local un véritable espace de coordination et de concertation au service des associations pratiquant la randonnée pédestre. Au-delà des commodités matérielles, l’existence d’un siège identifiable permet également de faciliter les relations avec les partenaires institutionnels, les autorités administratives, les éventuels sponsors et les acteurs susceptibles d’accompagner les initiatives de la Ligue. Pour une discipline qui repose largement sur la mobilisation des bénévoles et des associations de proximité, la disponibilité d’un tel espace peut contribuer à améliorer la circulation de l’information, la préparation des activités et la prise de décisions collectives. La démarche entreprise à Bambouchine apparaît donc comme une étape importante dans le processus de consolidation de cette structure provinciale, même si d’autres efforts restent nécessaires pour assurer son développement sur le long terme. Revenant sur l’historique de la Ligue, Ange Patrick Mouckaga a indiqué que celle-ci est née il y a près de trois ans de la rencontre et du regroupement de plusieurs associations engagées dans la randonnée pédestre et les activités physiques axées sur le bien-être. Cette dynamique collective a permis de réunir des acteurs qui, malgré leurs différences d’organisation et leurs lieux d’implantation, partagent un objectif commun, celui d’encourager les populations à pratiquer une activité physique régulière et contribuer à la promotion du sport pour tous. Le président a évoqué plusieurs associations qui participent à cette dynamique, notamment Sport Week-end, Sport Santé Plus et d’autres structures actives dans le Grand Libreville et ses environs. Selon les informations communiquées par le responsable, la Ligue dispose d’un répertoire d’environ 17 associations pratiquant la randonnée pédestre. Ce chiffre témoigne de l’existence d’un réseau associatif qui pourrait constituer un levier important pour la diffusion de cette discipline dans la province de l’Estuaire.
Cependant, le président Ange Patrick Mouckaga a tenu à apporter une précision concernant la situation administrative de ces structures. Sur les quelque 17 associations recensées, sept seulement seraient actuellement en règle vis-à-vis de la Ligue, notamment en ce qui concerne les formalités d’affiliation et les obligations liées au fonctionnement de la structure provinciale. Cette situation représente, à ses yeux, un défi majeur. Car si la présence de nombreuses associations traduit un potentiel de mobilisation appréciable, l’absence de régularisation d’une partie d’entre elles complique le travail de coordination et limite la capacité de la Ligue à disposer d’une cartographie précise de ses membres actifs. Le responsable estime ainsi que l’essor de la randonnée pédestre ne peut se faire sans une meilleure organisation des structures qui l’animent. Il appelle donc les dirigeants associatifs à prendre conscience de l’importance des démarches administratives et à se rapprocher du bureau provincial pour régulariser leur situation.
Un appel à la conformité adressé aux associations du Grand Libreville et de l’Estuaire
L’un des principaux messages délivrés par Anges Patrick Mouckaga au cours de cette rencontre concerne la nécessité, pour les associations de randonnée pédestre, de se conformer aux exigences de leur Ligue provinciale et de la tutelle administrative.
Le président a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas attendre une éventuelle échéance administrative pour engager les démarches de régularisation.
Selon lui, les responsables des associations doivent anticiper les procédures, se faire identifier et accomplir les formalités requises afin de permettre à la Ligue de disposer d’un réseau organisé et opérationnel. « C’est l’occasion de lancer un appel à toutes ces associations qui font dans la randonnée pédestre pour qu’elles se conforment », a-t-il expliqué en substance, rappelant que les orientations de la tutelle sportive imposent aux structures de renforcer leur organisation. Cet appel s’adresse notamment aux associations établies dans le Grand Libreville, mais également à celles qui exercent leurs activités dans les autres localités de la province de l’Estuaire. Le président Ange Patrick Mouckaga a évoqué des structures implantées à Akanda, Owendo, Cap-Estérias, Kango, Cocobeach et dans d’autres zones où la pratique de la marche sportive pourrait contribuer à renforcer les activités physiques de proximité. Pour lui, aucune association ne devrait se considérer comme étrangère à la dynamique collective au seul motif qu’elle exerce ses activités en dehors du centre de Libreville. La Ligue souhaite, au contraire, établir des liens plus étroits avec les responsables associatifs, améliorer leur identification et favoriser leur intégration dans une organisation provinciale cohérente. Cette démarche devrait permettre de mieux connaître les effectifs, les lieux de pratique, les besoins des associations et les initiatives susceptibles d’être organisées à l’échelle de la province.
À terme, l’objectif est de favoriser une meilleure coordination des activités, de renforcer les échanges entre les responsables et de donner davantage de poids à la discipline auprès des partenaires institutionnels. Si la structuration administrative constitue une priorité, Ange Patrick Mouckaga rappelle que la mission fondamentale de la Ligue reste la promotion de la randonnée pédestre et du bien-être pour tous. Cette mission consiste à encourager les populations à adopter une pratique physique régulière, sans nécessairement rechercher la performance ou la compétition. Pour le président, la randonnée pédestre présente l’avantage de pouvoir être pratiquée par des personnes aux profils variés, sous réserve d’adapter l’effort à leur condition physique et à leurs capacités. Contrairement à certaines disciplines qui nécessitent des équipements spécifiques, des infrastructures spécialisées ou un entraînement intensif, la marche peut être intégrée relativement facilement dans la vie quotidienne. « On ne demande pas aux personnes physiques de pratiquer de la course accélérée. C’est juste une simple marche que vous faites sur deux ou trois kilomètres chaque jour, histoire de vous maintenir en forme », a-t-il expliqué. À travers cette approche, la Ligue entend contribuer à la lutte contre la sédentarité, qui constitue un facteur de risque pour de nombreux problèmes de santé. La pratique régulière de la marche peut notamment participer à l’amélioration de la condition physique, au maintien de la mobilité et à la prévention de certains facteurs de risque cardiovasculaire. Elle peut également favoriser le bien-être général, lorsqu’elle est pratiquée de manière adaptée et régulière.
Le président a évoqué les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’arthrose et d’autres problèmes de santé pour illustrer les préoccupations auxquelles la promotion de l’activité physique peut répondre. Il convient toutefois de rappeler que la marche ne garantit pas à elle seule la prévention ou la guérison de ces affections et qu’elle ne remplace pas un suivi médical approprié. La Ligue entend ainsi faire de la randonnée pédestre un moyen de sensibilisation aux comportements favorables à la santé, en encourageant les populations à intégrer davantage le mouvement dans leurs habitudes quotidiennes. Cette ambition concerne aussi bien les adultes que les personnes âgées et les jeunes, avec une pratique adaptée aux capacités de chacun.
Le développement de la randonnée pédestre passe également par une présence plus forte sur le terrain. Pour atteindre cet objectif, la Ligue provinciale souhaite s’appuyer sur les associations existantes afin de multiplier les initiatives dans les quartiers et les différentes localités de l’Estuaire. Les associations constituent, à cet égard, des relais de proximité particulièrement importants. Elles permettent de mobiliser les habitants, de sensibiliser les familles et de créer des occasions de pratiquer une activité physique dans un cadre collectif. Leur implantation géographique pourrait également faciliter l’organisation de sorties pédestres, de journées de sensibilisation et de rencontres consacrées au sport-santé.
Mais pour que ces initiatives puissent produire des résultats durables, le président estime indispensable que les structures disposent d’une organisation minimale et entretiennent des relations régulières avec la Ligue. L’enjeu consiste à transformer un ensemble d’initiatives associatives parfois dispersées en un véritable réseau provincial capable de conduire des activités coordonnées. Dans cette perspective, la régularisation des associations, l’identification des responsables et la clarification des relations entre les différents niveaux de l’organisation constituent des étapes déterminantes. La Ligue entend ainsi renforcer son rôle de coordination, tout en laissant aux associations la possibilité de développer leurs propres initiatives en fonction des réalités de leurs quartiers et de leurs membres. Malgré la volonté affichée par ses responsables, la Ligue provinciale de l’Estuaire reste confrontée à une difficulté importante, celle de l’insuffisance des ressources financières. Interrogé sur les moyens dont dispose sa structure pour fonctionner, Ange Patrick Mouckaga a reconnu que la Ligue vit essentiellement grâce aux cotisations des membres, aux dons et aux contributions de personnes de bonne volonté. Cette situation limite les capacités de financement des activités et oblige les responsables à compter sur l’engagement personnel de certains membres pour assurer les dépenses courantes et organiser les rencontres. La visite guidée de la délégation fédérale en a constitué une illustration. Selon le président de la ligue, quelques membres ont dû mobiliser une partie de leurs moyens personnels et consacrer du temps à la préparation de l’accueil. Cette contribution volontaire témoigne de l’attachement de ces acteurs à leur discipline, mais elle met également en évidence la fragilité du modèle économique de la structure. Pour Ange Patrick Mouckaga, l’objectif est désormais de trouver un mécanisme de financement plus régulier, capable de garantir le fonctionnement de la Ligue sans faire peser l’ensemble des charges sur quelques personnes. Le montant initial des cotisations, fixé à 10 000 francs CFA selon les indications fournies par le président de l’organe, n’aurait pas permis d’obtenir les contributions attendues de la part des membres. Face à cette difficulté, une assemblée générale extraordinaire est envisagée afin de réexaminer le système de cotisation et d’étudier une éventuelle réduction des montants demandés. Le responsable souhaite notamment permettre aux membres disposant de ressources limitées de contribuer à la vie de la structure selon leurs possibilités, avec des montants mensuels qui pourraient être revus à la baisse. Des contributions de 1 000 francs CFA, voire de 500 francs CFA par mois, ont ainsi été évoquées comme pistes de réflexion. Ces propositions restent toutefois à examiner et à valider par les instances compétentes de la Ligue. L’objectif recherché est clair, celui d’élargir la participation financière, responsabiliser les membres et assurer une rentrée régulière de ressources, même modestes.
Une telle orientation pourrait favoriser une plus grande implication des adhérents, à condition que les modalités de cotisation soient clairement définies et que la gestion des fonds soit transparente.
Vers une autonomie financière progressive
Pour le président de la Ligue, l’autonomie financière constitue une condition essentielle au développement des activités. Une organisation qui ne dispose pas de ressources régulières rencontre davantage de difficultés pour planifier ses initiatives, organiser des événements et répondre aux besoins de ses membres. La mise en place d’un système de cotisations accessible pourrait donc constituer une première étape vers une gestion plus stable. À cela pourraient s’ajouter, à terme, la recherche de partenaires, les contributions volontaires, les dons et les soutiens éventuels d’acteurs publics ou privés, dans le respect des règles applicables. La Ligue devra également veiller à instaurer des mécanismes de gestion permettant de rendre compte de l’utilisation des ressources collectées. Cette exigence est importante pour maintenir la confiance des membres et encourager les contributions régulières. L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à réunir de l’argent, mais aussi à construire un modèle de fonctionnement transparent, adapté aux moyens des adhérents et cohérent avec les ambitions de la structure. Dans un mouvement sportif qui repose largement sur le bénévolat, la capacité à mobiliser des contributions modestes mais régulières pourrait représenter un levier important de développement. Ange Patrick Mouckaga mise ainsi sur la bonne volonté des membres et sur leur attachement à la randonnée pédestre pour consolider progressivement les finances de la Ligue.
Au terme de la visite, Étienne Mangouala, secrétaire général de la Fédération gabonaise de la randonnée pédestre et du bien-être social, a exprimé sa satisfaction devant les efforts entrepris par les responsables provinciaux. Il a particulièrement salué l’initiative du bureau directeur, qui a permis à la Ligue de disposer d’un espace identifiable et de présenter ses installations à son instance fédérale. Pour le représentant de la Fédération, l’existence d’un siège constitue un élément essentiel dans la vie d’une organisation associative. Elle permet aux autorités, aux partenaires et aux membres de disposer d’un point de contact permanent et facilite le suivi des activités.
Les commodités observées au cours de la visite, notamment le bureau du président, la salle de réunion et les sanitaires, répondent, selon lui, aux besoins fondamentaux d’une structure de cette nature. Ses félicitations adressées à Ange Patrick Mouckaga et à son équipe traduisent ainsi une reconnaissance des efforts accomplis pour renforcer l’organisation de la Ligue. Cette visite apparaît également comme une occasion de rappeler que la responsabilité du développement de la randonnée pédestre ne repose pas uniquement sur les dirigeants fédéraux. Elle suppose une mobilisation de l’ensemble des ligues provinciales et des associations affiliées.
Dans son intervention, Étienne Mangouala a également adressé un message aux autres ligues provinciales, particulièrement celles établies à l’intérieur du Gabon. Le secrétaire général estime que l’exemple de la Ligue de l’Estuaire devrait encourager les autres structures à entreprendre les démarches nécessaires pour disposer, elles aussi, d’un siège identifiable.
Il a rappelé que les exigences administratives relatives à la formalisation des associations imposent aux responsables de mieux organiser leurs structures et de faciliter leur identification par les autorités compétentes. « Il est urgent que les autres ligues de l’intérieur emboîtent le pas pour que, lorsque les agents du ministère de l’Intérieur ou ceux du ministère des Sports arrivent, chaque ligue ait un siège où l’on peut la retrouver facilement », a-t-il déclaré en substance. Ce message souligne l’importance de la proximité administrative et de la transparence dans le fonctionnement des organisations sportives. Pour la Fédération, chaque ligue doit pouvoir présenter une adresse identifiable, des responsables connus et des documents permettant d’attester de sa situation administrative. Une telle organisation contribuerait à renforcer la crédibilité du mouvement sportif, à faciliter les relations avec les autorités et à améliorer le suivi des activités conduites dans les différentes provinces. L’objectif est également de réduire les difficultés de communication entre les instances fédérales et les structures locales, en permettant aux responsables de disposer de points de contact clairement établis. La démarche de la Ligue de l’Estuaire pourrait ainsi servir d’exemple aux autres structures, sans pour autant faire oublier que la disponibilité d’un siège doit s’accompagner d’une gestion rigoureuse et d’une activité effective. Intervenant sur la situation administrative de la Fédération gabonaise de la randonnée pédestre et du bien-être social, Étienne Mangouala a indiqué que l’instance nationale poursuivait également ses démarches de mise en conformité auprès de la tutelle. Selon ses explications, des experts du ministère des Sports ont récemment effectué une visite des installations de la Fédération. Cette étape s’inscrit dans le processus engagé par les responsables pour répondre aux exigences administratives de leur tutelle. Le secrétaire général a précisé que la Fédération attendait désormais la suite des procédures, notamment une éventuelle enquête de moralité relevant des services compétents du ministère de l’Intérieur. Cette déclaration montre que les démarches de régularisation concernent l’ensemble de la chaîne organisationnelle, depuis les associations jusqu’aux ligues provinciales et à la Fédération. La conformité administrative apparaît ainsi comme un chantier collectif, qui exige des responsables de chaque niveau qu’ils prennent les dispositions nécessaires pour répondre aux attentes des autorités. Dans ce contexte, la Fédération est appelée à accompagner les ligues provinciales, à les sensibiliser aux obligations qui leur incombent et à favoriser une meilleure circulation de l’information sur les procédures à accomplir. L’enjeu est de parvenir à un mouvement sportif mieux structuré, reposant sur des organisations identifiables, des responsables clairement établis et des activités conduites dans un cadre administratif régulier. La visite guidée du vendredi 23 octobre 2026, met en lumière une réalité essentielle, celle de savoir que le développement d’une discipline sportive ne dépend pas uniquement de l’enthousiasme de ses pratiquants. Il nécessite également une organisation solide, des moyens de fonctionnement et une capacité à inscrire les initiatives dans la durée. Pour la Ligue provinciale de l’Estuaire, la présentation du siège de Bambouchine représente une avancée sur le plan organisationnel. Mais les responsables savent que d’autres étapes restent à franchir, notamment la régularisation de l’ensemble des associations, la mobilisation des ressources financières et le renforcement de la présence de la Ligue dans les différentes localités de la province. Le défi est donc double. Il s’agit, d’une part, de satisfaire aux exigences administratives et, d’autre part, de maintenir la vocation première de la structure, celle de faire de la randonnée pédestre une activité accessible au plus grand nombre et contribuer à la promotion du bien-être par la pratique régulière de l’exercice physique. Cette ambition suppose une coopération étroite entre les dirigeants, les associations, les pratiquants et les partenaires institutionnels. Elle exige également que les responsables puissent compter sur des membres engagés et disposés à participer, selon leurs moyens, à la vie de leur organisation.
Un appel final à l’unité et à la mobilisation
A la fin de son intervention, Ange Patrick Mouckaga a renouvelé son appel aux associations de randonnée pédestre qui ne sont pas encore identifiées ou en règle auprès de la Ligue provinciale de l’Estuaire. Il les invite à se rapprocher du bureau directeur afin d’engager les démarches nécessaires. Pour lui, le moment est venu de renforcer la cohésion du mouvement et d’éviter que certaines structures ne se retrouvent en difficulté faute d’avoir accompli les formalités requises. Le président souhaite voir toutes les associations participer à une même dynamique, dans laquelle chaque responsable connaît ses obligations et contribue au développement de la discipline. De son côté, Étienne Mangouala a réaffirmé l’importance de la mobilisation des ligues provinciales autour des exigences de structuration et de conformité administrative. La visite guidée du siège provisoire de Bambouchine aura ainsi permis de rapprocher les responsables de la Ligue de l’Estuaire et de la Fédération, tout en mettant en évidence les efforts qui restent à fournir pour consolider le mouvement de la randonnée pédestre au Gabon. Entre encouragements, recommandations et perspectives de développement, cette rencontre marque une étape supplémentaire dans la volonté des acteurs de donner à leur discipline un cadre d’organisation plus solide. Désormais, l’enjeu pour la Ligue provinciale de l’Estuaire sera de transformer cette dynamique en résultats concrets. Telle qu’une meilleure affiliation des associations, un financement plus régulier, une coordination renforcée des activités et une sensibilisation accrue des populations aux bienfaits de la marche. Autant de chantiers qui, s’ils sont menés de manière concertée, pourraient contribuer à faire de la randonnée pédestre un véritable levier de promotion du sport pour tous, de cohésion sociale et de bien-être dans la province de l’Estuaire et, plus largement, sur l’ensemble du territoire national.