La santé publique s’impose désormais comme l’un des principaux axes de la gouvernance municipale du deuxième arrondissement de Libreville. Fidèle à son ambition de rapprocher l’administration des populations, le maire Richard Obiang Ava a procédé, ce samedi 11 juillet, au lancement officiel d’une importante journée médicale de proximité organisée à l’École publique de la Cité Mebiame, en partenariat avec le ministère de la Santé. Placée sous le thème « Promotion de la santé pour un changement de comportement », cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan d’action trimestriel couvrant les mois de juin, juillet et août 2026. Elle constitue bien plus qu’une simple campagne de sensibilisation, car elle marque le début d’une nouvelle dynamique municipale axée sur la prévention, la proximité, la participation citoyenne et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Devant plusieurs centaines de personnes venues des quartiers Cité Mebiame, PK5, Rio, Avea, Nkembo et des zones environnantes, le maire Richard Obiang Ava a présenté les grandes orientations de son action municipale, tout en rappelant que la mairie entend désormais rendre régulièrement compte de son travail aux administrés.
« La mairie du deuxième arrondissement de Libreville vous présentera désormais un plan d’action trimestriel et vous rendra des rapports clairs durant tout notre mandat. C’est un devoir absolu pour nous », a-t-il déclaré sous les applaudissements. Par cette annonce, le premier magistrat de l’arrondissement entend instaurer une culture de redevabilité et renforcer la confiance entre les citoyens et leur administration locale. Pour lui, une municipalité moderne doit non seulement agir, mais également informer régulièrement les populations des actions entreprises, des résultats obtenus et des perspectives envisagées.
Dans son allocution, Richard Obiang Ava a rappelé que la santé constitue un droit fondamental et que les collectivités locales ont un rôle majeur à jouer dans sa promotion. Selon lui, l’objectif poursuivi est de rapprocher les services de santé des populations afin que chacun puisse accéder plus facilement aux actions de prévention, de dépistage et de sensibilisation. « La mairie du deuxième arrondissement a voulu rapprocher les services de santé des populations afin de promouvoir des comportements responsables. La santé étant un droit fondamental, il est de notre devoir d’y apporter des réponses concrètes et accessibles à tous », a-t-il expliqué. Le maire a également souligné que cette journée médicale ne constitue pas une action isolée, mais s’inscrit dans une série d’initiatives déjà engagées depuis son arrivée à la tête de la municipalité. Il a rappelé qu’une première journée médicale avait été organisée avec le Samu Social en décembre dernier, suivie d’une autre campagne conduite avec l’Association des médecins au mois d’avril. Cette nouvelle édition, réalisée avec les différents programmes nationaux du ministère de la Santé, vient consolider cette politique de proximité.
Une action conforme à la vision des plus hautes autorités
Le maire a inscrit cette démarche dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place l’amélioration des conditions de vie des Gabonais parmi les priorités nationales. Il a également salué l’impulsion donnée par le maire de la commune de Libreville, Eugène Mba, dont il a reconnu l’engagement en faveur d’une municipalité plus proche des quartiers et davantage tournée vers les préoccupations quotidiennes des habitants. Richard Obiang Ava a exprimé sa gratitude à l’endroit du ministère de la Santé, du personnel médical, des équipes techniques et de tous les partenaires mobilisés pour assurer le succès de cette journée. L’engouement suscité par cette campagne sanitaire témoigne de l’intérêt grandissant des populations pour les initiatives de proximité.
Selon les responsables municipaux, entre 500 et 600 personnes ont participé à cette journée. Plus d’une centaine d’enfants, accompagnés de leurs parents, ont bénéficié des premières consultations et des séances de déparasitage. Les différents stands installés dans l’enceinte de l’école ont accueilli en continu des habitants venus recevoir des conseils médicaux, des médicaments, des moustiquaires imprégnées et des informations sur les principales maladies qui touchent les populations gabonaises.
Pour le maire, cette mobilisation constitue la preuve que les populations sont prêtes à s’engager dès lors que les services publics viennent à leur rencontre.
Le Programme national de lutte contre le paludisme a consacré une large partie de ses interventions à la prévention de cette maladie qui demeure l’une des principales causes de consultation et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les spécialistes ont expliqué que la lutte contre le paludisme commence par l’assainissement du cadre de vie. Les populations ont été invitées à supprimer les eaux stagnantes, véritables lieux de reproduction des moustiques, à nettoyer régulièrement leurs concessions, à couvrir les réservoirs d’eau et à éliminer les déchets susceptibles de retenir l’eau. Les femmes enceintes ont reçu des conseils sur le traitement préventif intermittent proposé lors des consultations prénatales.
Les responsables du programme ont également insisté sur l’importance de réaliser un test de diagnostic rapide avant toute prise de médicaments contre le paludisme, afin d’éviter les erreurs de traitement.
Distribution et utilisation des moustiquaires imprégnées
L’un des temps forts de cette journée a été la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Les techniciens du Programme national de lutte contre le paludisme ont procédé à une démonstration complète de leur utilisation.
Ils ont notamment expliqué que les moustiquaires doivent être sorties de leur emballage vingt-quatre heures avant leur première utilisation, installées correctement autour du lit, entretenues sans produits agressifs et protégées du soleil lors du séchage afin de préserver l’efficacité de l’insecticide. Les populations ont été encouragées à adopter durablement cette habitude de protection, particulièrement pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Les représentants du Programme national de lutte contre la tuberculose ont rappelé que cette maladie demeure guérissable à condition d’être diagnostiquée suffisamment tôt.
Ils ont expliqué les modes de transmission, les principaux symptômes ainsi que l’importance de suivre intégralement le traitement de six mois. Ils ont également dénoncé les préjugés entourant cette maladie, appelant les familles à soutenir les malades plutôt qu’à les exclure. Les spécialistes ont insisté sur l’aération des habitations, la lutte contre la promiscuité et la consultation rapide en cas de toux persistante. Les équipes de la Direction générale de la Prévention du Sida ont rappelé que le VIH continue de représenter un enjeu majeur de santé publique au Gabon. Les intervenants ont expliqué les différents modes de transmission du virus, les moyens de prévention ainsi que les progrès réalisés dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de mettre fin à la stigmatisation des malades. Les populations ont été informées qu’une personne suivant correctement son traitement antirétroviral peut aujourd’hui vivre normalement, avoir des enfants séronégatifs et réduire fortement les risques de transmission. Le Programme national de lutte contre les maladies parasitaires a, quant à lui, présenté les nombreuses pathologies dont il assure la prise en charge. Les responsables ont sensibilisé les familles aux dangers des vers intestinaux, de la bilharziose, de la filariose lymphatique, de la maladie du sommeil ainsi que de la rage. Ils ont rappelé que plusieurs de ces maladies sont directement liées à l’insalubrité, aux eaux stagnantes ou au manque d’hygiène. Les enfants présents ont bénéficié gratuitement d’une campagne de déparasitage.
Le soutien de la mairie centrale
Représentant le maire de la commune de Libreville, empêché, le sixième adjoint au maire, Andy Makindey Nguema, a salué l’initiative du deuxième arrondissement. Dans une intervention particulièrement pédagogique, il a rappelé que la santé ne se résume pas à l’absence de maladie. Selon lui, elle dépend des gestes quotidiens de chacun. Il a articulé son intervention autour de quatre grands combats, à savoir : l’assainissement du cadre de vie, la lutte contre le paludisme, la déparasitation des enfants et la prévention du VIH ainsi que de la tuberculose. Il a invité les familles à changer durablement leurs habitudes afin de construire une communauté plus saine. Au-delà de la réussite de cette journée médicale, l’événement illustre la volonté de la mairie du deuxième arrondissement d’inscrire son action dans la durée. L’annonce de la présentation régulière de plans d’action trimestriels et de rapports d’activités traduit la volonté de Richard Obiang Ava de mettre en place une gouvernance fondée sur la transparence, l’évaluation des politiques publiques et la proximité avec les citoyens.
En associant les services du ministère de la Santé, les partenaires techniques et les habitants autour d’un objectif commun, la municipalité entend construire une véritable culture de prévention sanitaire. Cette démarche répond aux nombreux défis auxquels sont confrontés les quartiers urbains et la prolifération des moustiques, maladies transmissibles, insalubrité, faible recours au dépistage et manque d’information sanitaire. À travers cette vaste campagne communautaire, la mairie du deuxième arrondissement confirme ainsi son ambition de faire de la santé un véritable moteur du développement local. Plus qu’une journée de consultations médicales, cette initiative inaugure une nouvelle façon de gouverner, où la proximité, la prévention, la participation citoyenne et la responsabilité collective deviennent les piliers d’une action municipale résolument tournée vers le bien-être durable des populations.