Cérémonie solennelle de remise de l’arrêt de la CIJ, placée sous le signe de la sagesse et de la fraternité régionale

C’est dans une atmosphère de gravité et de recueillement que s’est tenue aujourd’hui au palais de rénovation la cérémonie officielle, au Président de la République Brice Clotaire Oligui, rapport de Justice tant attendu de la Cour Internationale de Justice (CIJ) dans le différend opposant le Gabon à la Guinée Équatoriale.

C’est Marie Madeleine Mborantsuo et le professeur Guy Rossatanga-Rignault, co-agent, conseil et avocat de la République Gabonaise, qui ont procédé à la remise officielle de cet arrêt au Président de la République, en présence des parlementaires et autres hauts cadres de la République.

Ce litige, centré sur la délimitation des frontières terrestre et maritime ainsi que sur la souveraineté des îles Mbanié, Conga et Cocotiers, trouve ses origines dans la période coloniale et s’est prolongé pendant plus d’un demi-siècle, malgré plusieurs tentatives de médiation régionale et internationale.

Déjà au cœur d’une controverse entre la France et l’Espagne à l’époque coloniale, ce contentieux a ressurgi avec force au début des années 1970. Si une première accalmie avait été obtenue grâce à la médiation africaine menée par les présidents Mobutu et Ngouabi, une Convention signée à Bata en 1974 semblait sceller la paix : elle reconnaissait alors la souveraineté gabonaise sur les îles disputées et traçait la frontière maritime.

Mais cette Convention, niée aujourd’hui par Malabo, n’a pas résisté à l’épreuve du temps. Après trois échecs successifs de médiations onusiennes entre 2003 et 2016, la Guinée Équatoriale a décidé, en 2021, de porter l’affaire devant la CIJ. Le Gabon, soucieux de la paix, a accepté de participer à cette procédure.

Le 19 mai 2025, la CIJ a rendu son arrêt :
sur la frontière terrestre, la Cour n’a pas reconnu la Convention de Bata de 1974 comme un titre juridique valable. Elle a fondé sa décision uniquement sur la Convention franco-espagnole de 1900, établissant la frontière sur le méridien 9° Est de Paris. Cette décision implique un redécoupage territorial, avec environ 375 km² devant revenir au Gabon et une portion mineure cédée à la Guinée Équatoriale au nord de Medouneu.

Face à cette décision de la CIJ, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en réservant ledit rapport et en homme d’État averti et mesuré, a choisi de ne pas prendre la parole publiquement ce jour, préférant réserver ce temps à la concertation avec les sages, les notables et les figures historiques de la nation.

Loin des discours convenus, le Chef de l’État a fait parler sa sagesse. Dans la discrétion et le respect des usages républicains, il s’est entretenu, après la cérémonie, avec plusieurs personnalités majeures de la vie politique gabonaise : Jean Ping, Paul Malekou, Zachary Myboto, Jacques Revengué, entre autres. Une rencontre symbolique et forte, qui témoigne de sa volonté de s’inscrire dans une dynamique d’unité nationale et de responsabilité historique.

Au cœur de toutes les attentions : la récente décision de la Cour internationale de justice concernant le différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Une décision qui, sans trancher brutalement, appelle les deux parties à poursuivre le dialogue pour convenir, ensemble, du tracé définitif de leur frontière commune. Une approche que le Président de la République accueille avec sérénité.

Dans un esprit d’apaisement, Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de ne pas réagir à chaud. Il manifeste une posture de respect envers son aîné et homologue équato-guinéen, le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dont il attend la réaction officielle. Cette retenue est l’expression d’une haute vision de la diplomatie africaine, celle qui privilégie la concertation à la confrontation.

La suite s’annonce constructive. Le Président a déjà fait savoir qu’il envisage de se rendre à Malabo dans les tout prochains jours, afin de finaliser les accords bilatéraux qui scelleront un nouveau chapitre dans les relations entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Il ne s’agit plus de débattre, mais de bâtir — bâtir sur les liens séculaires de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux peuples frères.

L’heure n’est plus à la polémique. Le temps est à la responsabilité, à la mémoire des pères fondateurs de l’unité africaine, et à la vision d’un avenir partagé. Dans un monde fracturé, où les défis dépassent les frontières, la sagesse du Président Brice Clotaire Oligui résonne comme un appel à l’intelligence collective et à l’harmonie régionale.

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