Réformes politiques : Les ministres François Ndong Obiang et Hermann Immongault défendent deux projets de loi majeurs devant l’Assemblée nationale

Conformément aux décisions prises lors du Conseil des ministres du 4 juin dernier, deux membres clés du gouvernement, François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, et Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, ont été auditionnés ce jeudi 12 juin par l’Assemblée nationale. Objectif : présenter et défendre deux projets de loi essentiels dans le cadre de la refondation institutionnelle en cours au Gabon.

Le premier texte présenté porte sur la régulation des partis politiques en République Gabonaise. Cette réforme vise à instaurer un cadre plus rigoureux concernant la création, le fonctionnement, le financement et la représentation des partis, conformément à l’article 6 de la Constitution et aux recommandations du Dialogue national inclusif. Elle ambitionne de moraliser la vie politique en limitant le phénomène de la prolifération partisane et en renforçant la transparence dans le financement des formations politiques.

Le second projet de loi concerne la répartition des sièges des députés et des sénateurs, dans le sillage de l’adoption du nouveau Code électoral. Il prévoit notamment l’intégration des Gabonais de l’étranger dans la représentation nationale, portant le nombre total de députés de 143 à 145. Du côté du Sénat, le nombre de sièges passera de 52 à 70, une réforme jugée nécessaire pour une meilleure représentativité des territoires et des collectivités locales, dans une logique de décentralisation renforcée.

Devant les parlementaires, les ministres ont insisté sur la portée historique de ces réformes. « Ces textes participent à l’édification d’une démocratie plus exigeante, inclusive et représentative, à l’aube de la Cinquième République », a déclaré François Ndong Obiang. Hermann Immongault a pour sa part rappelé que ces projets de loi « restent perfectibles » et que leur amélioration relève désormais du travail des députés, dans le respect des principes démocratiques et institutionnels du pays.

Ces auditions marquent une nouvelle étape dans le processus de transformation politique engagé depuis la transition. Elles témoignent de la volonté des autorités de renforcer la légitimité et la crédibilité des institutions gabonaises, en plaçant la représentation citoyenne au cœur des réformes.

L’examen en commission des deux projets de loi devrait débuter dans les prochains jours, avant leur soumission au vote en séance plénière.

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